Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
CHABAT YITRO
10 FEVRIER 2007 22 CHEVAT 5767
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Jérusalem |
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Montréal |
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Entrée |
16.40 |
17.42 |
16.54 |
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Sortie |
17.58 |
18.51 |
17.59 |
Très chers amis,
Jai le plaisir de vous adresser deux Dvar Thora sur la paracha de la semaine consacrés à la
Bar mitsva de EYTAN AYACHE.
Dans le but de diffuser encore et toujours le message éternel de la Thora, nous envoyons ce Dvar Thora à des milliers de personnes francophones dans le monde, via Internet.
Cette année, notre Institution a emménagé dans un nouveau bâtiment, qui porte dorénavant le nom de BEIT YEHOUDA VEHANA au nom de la famille qui a contribué au financement de cette acquisition ; notre reconnaissance est infinie tant pour cette famille que pour tous nos généreux donateurs et amis.
Le bâtiment est situé face au Mont HERZL et nous serons toujours heureux de pouvoir vous y accueillir avec les 18 enseignants, les 10 avrehim et les 153 étudiants.
Pour visualiser les photos et le film d'inauguration du bâtiment à Jérusalem vous pouvez cliquer sur le lien suivant :
http://www.daathaim.org/evenement/index.htm
Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Ce Dvar Thora est écrit pour la guérison (refoua chelema) du fils de
Rav Eliahou Elkaïm,
Haïm Yéhouda ben Mazaltov
Ici, à Jérusalem, ville éternelle, symbole de la pérennité du peuple juif, nous prions et agissons pour la Délivrance et la paix.
Avec notre plus cordial Chabbat Chalom,
Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Un lien plus fort que lamour
Par le Rav Eliahou Elkaïm
La révélation du Mont Sinaï comporte un élément très particulier, par lequel le peuple juif a été obligé, sous la menace, daccepter la Thora. Pourtant, navons-nous pas dit, comme un seul cur, le célèbre « naassé venichma », « nous ferons et nous comprendrons », proclamation enthousiaste de notre amour pour D.ieu et de notre acceptation des mitsvoth ?
« Moïse fit sortir le peuple du camp au devant de la Divinité, et ils sarrêtèrent au pied de la montagne. » (Exode 19 ; 17)
Rachi rapporte (ad hoc), au nom du Talmud (Chabat p.88) que le mot « Tahtit » traduit littéralement ne signifie pas « au pied » de la montagne, mais « sous » la montagne, ce qui veut donc dire que le peuple juif fut placé sous le mont Sinaï.
Nos maîtres expliquent que D.ieu lui-même a soulevé la montagne au-dessus du peuple juif rassemblé, et leur a adressé les paroles suivantes:
« Si vous acceptez la Thora, tout ira bien. Sinon, cette montagne sera votre tombe. »
Quelle était la nécessité de cette menace, contrainte brutale émise par D.ieu, alors que le peuple juif sétait engagé face à D.ieu de façon entière et totale, par le célèbre « naassé ve nichma », « nous ferons et nous comprendrons », que Moïse avait transmis à lEternel :
« Moïse, de retour, convoqua les anciens du peuple, et leur transmit toutes ces paroles comme le Seigneur le lui avait prescrit. Le peuple entier répondit dune voix unanime : « Tout ce qua dit lEternel, nous le ferons ! » Et Moïse rapporta les paroles du peuple au Seigneur. » (Exode 19 ; 7, 8)
Létude approfondie dun passage du Talmud (Avoda Zara p.2), va nous permettre de découvrir un texte aussi surprenant que plein denseignements. Ce texte décrit le débat qui aura lieu à la fin des temps entre D.ieu et les Nations non juives.
Aussi curieux que cela puisse paraître, ce texte va nous guider pour comprendre pourquoi la contrainte de D.ieu changea notre statut dans le monde
Un dialogue surprenant
« A la fin des temps, D.ieu siégera, un Séfer Thora dans les bras, et appellera chaque personne qui aura uvré pour la Thora afin quil reçoive sa rétribution.
Les Nations viennent alors se présenter devant le Créateur afin de faire valoir leurs droits. Lempire romain est le premier à revendiquer sa part.
Quelle a été votre activité dans le monde ? demande D.ieu.
Maître du monde, répondent les Romains, nous avons construit de très nombreuses places publiques, de nombreux thermes, nous avons rassemblé beaucoup dargent et dor. Et tout ce que nous avons réalisé, cest uniquement pour que le peuple dIsraël puisse étudier la Thora.
Sottises ! sexclame D.ieu. tout ce que vous avez fait, cest dans votre propre intérêt.
Les places publiques ont été conçues pour sy prostituer, les thermes pour assouvir votre volupté et en ce qui concerne lor et largent, cest à moi quil appartient. La Thora, existe-t-elle chez vous ? »
Au terme de cette discussion pour le moins animée et étonnante, les Romains sortent, déconfits.
Avant de nous pencher sur notre problème initial, à savoir la raison pour laquelle D.ieu a obligé les Juifs à accepter les mitsvoth, il est intéressant de comprendre lattitude des Romains qui pleins de toupet, osent prétendre devant le Créateur du monde que les réalisations de Rome avaient été conçues pour aider les Juifs à étudier la Thora !
Dautant que la fin des temps sera une époque où le Mal et le mensonge seront abolis. Seule une Vérité absolue aura droit de citer, et chacun la verra comme le soleil en plein jour.
Le mensonge ne peut donc pas expliquer lattitude romaine.
En réalité, à la fin des temps, lhumanité toute entière va découvrir que le Mal et le mensonge ont aussi participé de façon indirecte au but de la création : dévoiler lunité de D.ieu. Car pour avoir la possibilité de choisir le bien, il fallait que le mal et la tentation existent. Et cest dans cette optique que les Nations vont pouvoir revendiquer une part dans le plan divin.
Malheureusement pour elles, ces mêmes nations nont pas pris en compte que pour D.ieu, lintention est capitale. Si réellement, les Nations avaient voulu adhérer au plan divin pour que lUnité de D.ieu soit dévoilée, alors sans doute, auraient-elles eu un vrai droit de réponse. Dans leur cas, lintention était toute autre. Mais cela ne les effraie pas outre mesure. Et le Talmud poursuit, en expliquant que les Nations reviennent devant le Créateur :
Maître du monde, nous as-tu placées sous la montagne, en nous menaçant de nous enterrer sous elle si nous nacceptions pas Tes mitsvoth ? Nous as-tu obligé à accepter la Thora comme tu las fait pour le peuple dIsraël ?
Et quest-il advenu, répond D.ieu, des sept commandements que vous avez reçus (les sept lois adressées aux descendants de Noé, les Nations non juives Ndlr) ? Les avez-vous appliquées ? Bien au contraire, le prophète Habakouk, avait « abrogé » en Mon Nom ces lois.
Cette réponse semble, à première vue, faible, car les Nations pourraient dire : « Si tu nous avais forcé à accepter ces sept lois, nous les aurions accomplies, comme ce fut le cas pour les Juifs. »
La récompense du coupable
Le Talmud sinterroge alors sur le sens de cette abrogation annoncée par le prophète. Signifie-t-elle que ces lois sont annulées, (« Puisque vous ne voulez pas respecter mon ordre, je labroge, vous nêtes plus coupables »), ce qui signifierait en quelque sorte que lon récompenserait le coupable? Certainement pas.
Doit-on comprendre que cette abrogation concerne la récompense de ces mitsvoth, et que les Nations ne peuvent plus recevoir de récompense pour le respect des Lois qui leur sont adressées ? Impossible encore, car Rabbi Meïr affirme que le non juif qui étudie la Thora peut atteindre le même niveau que le Grand Prêtre au Temple.
Le Talmud en arrive donc à la conclusion que les non-juifs, bien quassignés à respecter ces lois seront désormais considérés comme sils agissaient de leur propre gré, et non par la force dun ordre divin.
De gré ou de force ?
Le Talmud cite le principe énoncé par Rabbi Hanina : « Celui qui agit sous la force dun ordre divin a plus de mérite que celui qui accomplit une mitsva sans y être obligé. »
A première vue, ce principe semble illogique : celui qui agit de son propre gré le fait par amour et son mérite devrait être plus grand que celui qui est forcé dobéir.
Lexplication classique est de considérer au contraire la soumission comme le plus grand acte damour possible. Celui qui se soumet accepte de seffacer totalement devant la volonté divine. Là est sa grandeur.
Mais dans notre problématique, cette explication ne nous est daucune aide, car les Nations, étant tenues de respecter les sept lois de Noé, font, elles aussi, acte de soumission.
Il nous faut appréhender une toute autre approche, celle développée par le Ramhal (Le Rav Moché Haïm Luzzato), dans « Daat Tevounoth » pour comprendre le principe de Rabbi Hanina et en quoi D.ieu nous a élevé à un niveau tout à fait spécial en nous obligeant à accepter Ses lois.
Quil ait été fait de gré ou par la force de lordre de D.ieu, ne change pas la valeur de lacte, mais sa dimension, son impact.
Lacte imposé par le Créateur possède une nouvelle dimension, en possédant la caractéristique dagir sur toute la création.
En acceptant la Thora de plein gré et sans retenue, le peuple juif a mérité dêtre obligé. Ainsi, son lien avec D.ieu devient indélébile, éternel, ne dépendant daucune circonstance extérieure, daucun revirement intellectuel ou sentimental.
Le peuple juif accède à partir de cet instant, instant où la montagne est au dessus de lui, à une responsabilité que lhumanité na jamais atteinte. Sil trébuche, sil échoue dans sa mission, il entraîne le néant, le vide, dans la mesure où la rupture avec son Créateur nest plus possible. Car les Juifs ont été investis dune mission et dune responsabilité, celle de diriger à travers leurs actes tout léquilibre de la création. Sil réussit, il accède à une perfection jamais atteinte. Par cette dimension tout à fait spéciale que D.ieu a bien voulu accorder au peuple juif, ce dernier agit sur le fonctionnement même de la Création, de notre monde visible jusqu'aux sphères célestes.
La contrainte et la menace sont là pour faire comprendre au peuple juif que sa mission et son lien avec la Thora ne sont plus révocables.
Le texte dAvoda Zara est limpide. Les Nations, qui nont pas respecté les sept lois de Noé, prouvent quelles ne peuvent mériter la contrainte, et lélévation quelle entraîne. Leur amour pour le Créateur nétant pas suffisamment fort pour passer le premier barrage, chercher une relation plus forte et plus conséquente na aucun sens.
Accepter les Lois de D.ieu par amour nétait quune introduction pour le peuple juif à une autre dimension de ses actes. Cette dimension-là fut atteinte au Mont Sinaï par toutes les âmes juives, car toutes étaient présentes à ce moment-là. Malgré les défaillances et les égarements de lexil, ce lien entre les âmes juives et D.ieu est éternel, jusquà la fin des temps.
© Daat Haïm
Mis en ligne le 09 février 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org











