
Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
PARACHAT NOAH
28 octobre 2006 6 Hechvan 5767
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Jérusalem |
Paris |
Montréal |
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Entrée |
16.34 |
18.19 |
17.29 |
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Sortie |
17.30 |
19.26 |
18.32 |
Très chers amis,
Jai le plaisir de vous adresser un Dvar Thora sur la paracha.
Dans le but de diffuser encore et toujours le message éternel de la Thora, nous envoyons ce Dvar Thora à des milliers de personnes francophones dans le monde, via Internet.
Cette année, notre Institution a emménagé dans un nouveau bâtiment, qui porte dorénavant le nom de BEIT YEHOUDA VEHANA au nom de la famille qui a contribué au financement de cette acquisition ; notre reconnaissance est infinie tant pour cette famille que pour tous nos généreux donateurs et amis.
Le bâtiment est situé face au Mont HERZL et nous serons toujours heureux de pouvoir vous y accueillir avec les 18 enseignants, les 10 avrehim et les 153 étudiants.
Durant les vacances scolaires, nous avons mis le bâtiment à la disposition des familles du nord du pays qui recherchent un peu de répit.
Pour visualiser les photos et le film d'inauguration du bâtiment à Jérusalem vous pouvez cliquer sur le lien suivant :
http://www.daathaim.org/evenement/index.htm

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Ce Dvar Thora est écrit pour la guérison (refoua chelema) du fils de
Rav Eliahou Elkaïm,
Haïm Yéhouda ben Mazaltov
Ici, à Jérusalem, ville éternelle, symbole de la pérennité du peuple juif, nous prions et agissons pour la Délivrance et la paix.
Avec notre plus cordial Chabbat Chalom,

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Noé et Abraham Une différence dapproche
Par le Rav Eliahou Elkaïm
A priori, la Thora est sévère dans son jugement sur Noé daprès certains de nos maîtres.
Mais plus passionnante quune simple critique, les versets divins
nous dévoilent une méthode comportementale
« Ceci est lhistoire de Noé Noé fut un homme juste (tsadik),
irréprochable entre ses contemporains ; il se conduisit selon D.ieu.» (Genèse 6, 9).
Rachi commente le mot bedorotav (parmi ses contemporains) :
« Certains de nos maîtres comprennent ce mot dans le sens dun compliment. Si Noé était un juste même parmi ses contemporains qui étaient tous des rechaïm (méchants), il aurait certainement atteint un niveau beaucoup plus élevé dans une génération de justes »
Dautres parmi nos maîtres voient une connotation négative dans le terme bedorotav : cest dans le cadre de sa génération que Noé était un tsadik. Sil avait vécu à lépoque dAbraham, il naurait pas eu droit à la même considération. (Lo haya néhchav li kloum : littéralement, il aurait été considéré comme rien) » (Rachi ad hoc).
Dans ce commentaire, Rachi reprend les paroles de nos maîtres dans le Talmud (Sanhédrin 108 a) et les Midrachim, et plus particulièrement celles citées dans le Midrach Tanhouma (chapitre 5, ad hoc).
La deuxième opinion citée par Rachi, qui est celle de Rabbi Yohanan dans le Talmud, suscite de nombreuses questions et semble, à priori, contredire une règle de nos maîtres dans le Talmud (Roch Hachana 25b) :
« Jephtah dans sa génération doit être considéré comme Samuel dans sa génération. »
Une ambiguïté salvatrice
Même si la Providence divine a placé comme dirigeant spirituel de sa génération un homme moins élevé moralement que ceux qui lont précédé, on doit pourtant le considérer avec autant de respect que ses illustres prédécesseurs.
Comment peut-on comprendre les mots de la Thora au sujet de Noé dans un sens péjoratif, alors que lon parle du seul juste de sa génération ?
En outre, Rachi a choisi de rapporter, dans son commentaire, une version où il nest pas question dAbraham dans la première opinion. On ne parle que dune génération de justes. Dans la deuxième opinion, on précise que la comparaison est faite avec Abraham. Pourquoi cette différence ?
Le Maharal (Gour Arié ad hoc) nous éclaire : pour lui, il ne sagit pas dans ce passage de fixer le niveau spirituel de Noé. Etait-il un grand tsadik, comme le dit la première opinion ? Ou plutôt un homme juste mais nayant pas atteint un très haut niveau, comme le laisse entendre le deuxième avis ?
Selon les deux opinions, il est évident que Noé naurait pas atteint le niveau dAvraham, même sil avait vécu à son époque.
Toujours daprès les deux opinions apparemment opposées, sil avait vécu entouré de tsadikim, il aurait atteint un niveau plus élevé que celui qui fut le sien, au milieu de rechaïm, ceci est une évidence.
Contrairement à ce que lon pourrait penser, ces quelques lignes ne viennent pas établir un jugement sur Noé, mais seulement analyser les raisons qui ont permis à Noé dêtre épargné du déluge.
Son sauvetage sexplique-t-il seulement par le fait quil se singularisait de ses contemporains, sen distinguant par sa droiture ?
Ou bien a-t-il été épargné par son niveau potentiel ? En effet, sil avait vécu à une époque meilleure, où les justes étaient nombreux, nous savons quil aurait atteint un niveau moral bien plus élevé. On peut donc considérer que Noé a atteint ce niveau en puissance, dans la mesure où il y était prédisposé et que pour sa part, rien ne lempêchait daller plus loin.
Si la Thora est si ambiguë, cest en réalité pour éclairer celui qui cherche véritablement à comprendre les voies divines.
Le prestige perdu
La deuxième interprétation du mot bedorotav (parmi ses contemporains), celle qui apparaît à la première lecture comme péjorative, ne vient pas rabaisser le niveau de Noé, au contraire !
Elle vient nous enseigner que le seul fait de sêtre démarqué de ses contemporains fut une raison suffisante pour que Noé mérite la protection divine. Il nétait pas nécessaire de faire valoir un niveau en puissance.
En effet, même si comparé à Abraham, Noé perd son titre de tsadik, il mérite dêtre épargné.
En revanche, daprès la première opinion, cest le niveau en puissance de Noé et lui seul qui est la raison de son sauvetage.
Et aujourdhui encore, peut-on se suffire, pour mériter la clémence divine, de ne pas être aussi médiocre que les autres ? Ou bien alors, faut-il tout de même dans le contexte où lon se trouve, aller au maximum de ses possibilités, prouvant ainsi que, où que lon soit, on relève le défi de lexcellence.
Cest bien cette différence de vue qui oppose les deux opinions dans le Midrach.
Rabbi Yaacov Kamenetski (Emeth Leyaakov, ad loc.) offre une interprétation différente. Pour lui, cest bien le niveau moral de Noé qui est jugé.
Comme nous lavons déjà vu, et cela fait lunanimité, à toute autre époque que la sienne (celle de la génération perverse du déluge), Noé aurait atteint un niveau plus élevé.
Cest seulement comparé à Abraham, et au rôle que ce dernier a joué dans une génération entièrement idolâtre, que Noé perd de son prestige.
Car en fait, daprès la seconde interprétation, la Thora précise la différence fondamentale entre Noé et Abraham, qui ont pourtant agit dans un contexte assez similaire.
Cest dailleurs comme cela que lon peut comprendre pourquoi Rachi a choisi la version spécifique dans le Midrach Tanhouma où il est question dAbraham. Car ce dernier a lui aussi évolué dans une génération de rechaïm, comme ce fut le cas de la génération de Noé.
Et Abraham est parvenu à « sauver » sa génération, alors que Noé na réussi quà « sauver » sa propre vie.
Pourquoi ? Parce quAbraham a su trouver le moyen dinfluencer positivement ses contemporains, ce qui ne fut pas le cas de Noé.
Il a pourtant essayé de le faire. Le Midrach (Berechit Rabba 31- 3) rapporte les paroles adressées par Noé à sa génération :
« Vauriens, comment pouvez-vous ignorer Celui dont la voix peut briser des cèdres, et vous prosterner devant des arbres desséchés ? »
Niveau de sagesse
Au regard de cette phrase, Rabbi Yaacov Kamenetski découvre que Noé na pas réussi à influencer ses contemporains parce quil na pas perçu les motifs véritables de cette vague didolâtrie. Des motifs que nos maîtres nous ont révélé, et dont lanalyse reste véridique pour toutes les époques, la notre comprise !
« Le peuple dIsraël a toujours été conscient de la futilité des idoles. Sil a traversé des moments de faiblesse à certaines époques, ce nest pas par confiance véritable en leur pouvoir. Mais lidolâtrie leur permettait de sadonner en toute bonne conscience aux unions interdites et à la débauche. » (Talmud Sanhédrin 63 b)
Ce principe, Noé ne lavait pas découvert. Les remontrances quil fit à sa génération ne pouvaient bien évidemment pas avoir deffet, puisquelles nattaquaient pas le problème réel. Noé sattaquait à labsurdité de lidolâtrie en elle-même alors que cette pratique ne faisait que camoufler des faiblesses dans dautres domaines.
Là se trouve la différence avec Abraham, qui lui, a compris la racine du mal.
Et il a élaboré une méthode pour parvenir à éloigner ses contemporains de lidolâtrie.
Il comprit que les remontrances ne serviraient à rien et que le Hessed (la générosité et le don de soi) serait plus utile pour faire entendre Son message.
Un message positif qui pourra, lui, interpeller les esprits.
La Thora nous enseigne ici, comme le précise Rav Yaacov Kamenetski, que ce qui disqualifie Noé face à Abraham, ce nest pas son niveau de sagesse, mais son niveau moral.
Sil avait possédé les qualités morales de notre patriarche, Noé aurait compris cette vérité absolue que nous a dévoilé le Talmud, recherchant les vraies racines du mal, réussissant ainsi à sauver sa génération.
Le Sforno exprime, avec une légère nuance, la même idée (Sforno, Genèse 6-8) :
« Noé, même sil a adressé des remontrances à ses contemporains pour leurs actes qui détruisaient les fondements de la société, ne leur a pas inculqué la connaissance de D.ieu ni Ses voies. Il était pourtant un juste intègre en Connaissances et en actes. »
Lextrême sévérité des mots de la Thora pour juger Noé (« Si Noé avait vécu à lépoque dAbraham, lo haya néhchav li kloum » : littéralement, il aurait été considéré comme rien), doit nous interpeller.
La Thora vient nous exprimer ici une leçon capitale :
Par rapport à celui qui est un juste dans sa vie privée, parvenir à faire entendre le message divin et savoir briser les murailles dincompréhension (en cernant les véritables motivations des autres) nest pas seulement un niveau supplémentaire.
Cest la différence entre kloum (rien) et yech (lexistence).
En comprenant toute létendue du message divin,
lhomme parvient à diffuser cette vérité, trouvant les moyens pour ce faire.
La compréhension globale du message divin permet une nouvelle dimension
de laction de lhomme dans le monde.











