Vous êtes :
Accueil » Religions» Judaïsme
Judaïsme
Daat Haim - Parashat Yitro - 18 février 2006 20 chevath 5766

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jérusalem Tel : 00 972 2 643 07 20 Fax : 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Chabbath Parachat YITRO
18 février 2006 20 chevath 5766
Jérusalem Paris Montréal
Entrée : 16 h 47 17 h 56 17 h 05
Sortie : 18 h 04 19 h 02 18 h 09
Très chers amis,
Jai le plaisir de vous adresser le Dvar Thora de cette semaine, avec lequel nous poursuivons l'étude du deuxième chapitre des « Maximes des pères » (Pirké Avoth).
Les commentaires sur le premier chapitre ont fait lobjet dun livre, le troisième volume de notre série « Dvar Thora ». Le quatrième volume est déjà sous presse et nous espérons vous le faire parvenir ans les meilleurs délais.
Dans le but de diffuser encore et toujours le message éternel de la Thora, nous envoyons ce Dvar Thora à des milliers de personnes francophones dans le monde, via Internet.
Cette année, nous avons accueilli la nouvelle promotion, ce qui porte le nombre des élèves de la Yéchiva à 140. Le corps enseignant compte dorénavant 16 membres.
Nous comptons sur laide de tous nos amis pour pouvoir assumer ce nouveau "challenge" qui permettra à la Yéchiva de poursuivre son essor.
Ce Dvar Thora est écrit pour la guérison (refoua chelema) du fils de
Rav Eliahou Elkaïm,
Haïm Yéhouda ben Mazaltov
qui célèbre sa bar-mitsva le 25 chevat 5766
et à qui nous souhaitons un grand mazal tov
Ici, à Jérusalem, ville éternelle, symbole de la pérennité du peuple juif, nous prions et agissons pour la Délivrance et la paix.
Avec notre plus cordial Chabbath Chalom,
Rav Chalom Bettan

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jérusalem Tel : 00 972 2 643 07 20 Fax : 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Lhonneur et le bonheur
Par le Rav Eliahou Elkaïm
Trouver léquilibre, même dans la perception que lon a de soi-même, est une chose capitale. Entre fierté et dévalorisation, on doit trouver le juste milieu. Nos maîtres nous montrent le chemin pour y parvenir.
« Chacun deux a dit trois paroles. Rabbi Eliezer disait : "Que lhonneur de ton prochain te soit aussi précieux que le tien ; ne sois pas prompt à te mettre en colère ; repens-toi un jour avant ta mort ; réchauffe-toi au feu des sages, mais attention à leur braises, pour ne pas te brûler ! Car leur morsure est une morsure de renard, leur piqûre est celle du scorpion, leur sifflement celui du serpent venimeux, et toutes leurs paroles sont comme des braises ardentes" »
(Chapitre 2, Michna 10)
Le commentateurs posent demblée une question :
Dans la première Michna du premier chapitre, dans laquelle la même forme ("ils ont dit trois choses") est employée, les maximes rapportées sont communes à tous les membres de la Grande Assemblée : on peut donc comprendre quelles se limitent à un chiffre de trois.
Mais, dans notre Michna, il est précisé que chacun des disciples de Rabban Yohanan a émis trois sentences, ce qui laisse entendre quils nen ont dit que trois, ce qui constituerait lensemble de leur enseignement.
Or, il semble étonnant que des maîtres de cette envergure, souvent cités dans le Talmud et la Michna, ne nous aient transmis que trois vérités.
Dans une première interprétation, Rabbénou Ovadia explique que ces maîtres ont émis seulement trois maximes dans le domaine de léthique et du perfectionnement du caractère. Mais leur enseignement concernait également dautres domaines, notamment celui de la loi (halaha), où ils ont exprimé leur avis à de nombreuses occasions.
Dans une deuxième interprétation, il suggère que les maîtres répétaient leurs trois sentences respectives à chaque occasion, car elles étaient lessence de leur enseignement. Daprès Rabbénou Yona, cétait quotidiennement que ces points étaient traités, répétés et transmis par les élèves de Rabban Yohanan, tant on leur accordait de l'importance.
Entrons maintenant dans le vif du sujet en abordant les trois maximes de Rabbi Eliezer.
-
Aussi précieux que lhonneur
A la première lecture, sa pensée semble être composée de quatre et non de trois volets.
Daprès Rachi et Rabbénou Ovadia, les deux premières maximes nen forment quune seule, dans la mesure où la deuxième permet la mise en pratique de la première.
En effet, parvenir à ne pas se mettre en colère facilement est le meilleur moyen dêtre attentif et de respecter lhonneur de son prochain.
Pour sa part, Rabbénou Yona remarque quil y a une différence entre les trois premières sentences et la dernière, qui concerne notre relation avec les maîtres en Thora.
Les trois premières étaient, comme on la dit, répétées chaque jour en raison de leur portée universelle, alors que la dernière ne concernait que ceux qui côtoyaient les maîtres en Thora.
Penchons nous à présent sur la première maxime : "Que lhonneur de ton prochain te soit aussi précieux que le tien".
Comment en saisir le sens véritable ? Et ces mots doivent-ils être pris à la lettre ?
En effet, doit-on comprendre quune personne qui serait totalement indifférente aux honneurs devra également négliger lhonneur des autres ?
Le Tossafot Yom Tov remarque que Rabbi Eliezer ajoute ici le qualificatif 'aussi précieux', et ne se contente pas de dire 'que lhonneur de ton prochain soit comme le tien'.
Sil a trouvé nécessaire de sexprimer ainsi, cest pour nous faire comprendre que, même si nous sommes personnellement indifférent aux honneurs, nous avons le devoir de rester attentif à ceux des autres.
On comprendra dailleurs de la même façon la maxime de Rabbi Yossi, dans la Michna 12, quand il dit : "Que la fortune de ton prochain te soit aussi chère que la tienne".
Or, il est évident que si nous disposons du droit de distribuer notre argent de la manière dont nous le souhaitons, quitte à le dilapider, nous ne pouvons pas gaspiller largent de lautre.
-
Fuir la honte
Rabbi Yaacov Emdine (dit le Yaavets, XVIIIe siècle), dans Lehem chamayim, son commentaire sur les Maximes des Pères, ajoute une idée très intéressante.
« La forme employée par le Tana : "aussi précieux que le tien", comporte un double enseignement.
Dune part, on la compris, il faut être attentif à lhonneur de son prochain.
Mais on peut également y voir une autre dimension : le conseil donné à lhomme dêtre sensible à son propre honneur, dans la mesure où il a été créé à limage de D.ieu.
Cest dailleurs pour cette raison que lhomme a été créé avec un sentiment inné et fort de toute forme de honte.
Pourtant, lhumilité est une très bonne vertu (midda), car elle est indispensable pour combattre son mauvais penchant (yetser hara), et ne jamais oublier quelle est lissue de la vie.
Il faut utiliser lhumilité pour ne pas se venger de ceux qui portent atteinte à notre honneur.
Pour autant, lhomme ne doit pas être indifférent à laffront qui lui est fait, surtout si cest un savant en Thora (talmid hakhham).
Il lui est même permis, le cas échéant, de punir ou de jeter l'anathème sur celui qui porte atteinte à son honneur.
Dans cette optique, on constate que même le Roi David, symbole dhumilité, se plaint :
« Jusquà quand mon honneur sera-t-il avili ? » (Psaume 4-7)
...La voie moyenne (dereh haemtsaït) que lon doit rechercher dans tous les domaines, est dêtre sensible à son propre honneur, sans pour autant le cultiver.
Cest lattitude de lhomme qui a trouvé léquilibre et la plénitude du caractère, lui qui sefforcera de fuir les affronts.
Cest la même idée que celle qui est développée quand on dit, au sujet des justes (tsadikim), quils aiment leur argent. Cela signifie quils naiment pas le gâcher et font attention à lutiliser le plus utilement possible.
Il faut donc parvenir à un équilibre qui consiste à se considérer comme peu méritant, craignant de navoir pas suffisamment agi dans le Bien et de navoir pas atteint les vraies vertus.
Etre conscient de ses défauts empêche lhomme de senorgueillir, mais il faut néanmoins garder un sentiment dhonneur à légard de sa propre personne.
Ainsi, il jouira de bonheur et dhonneur.
Nous retrouvons une idée similaire dans un texte de Rabbi Haïm Chmoulevitz zatsal.
-
Le Roi des honneurs
Il développe lidée de nihbadout : le sentiment profond de sa propre importance. Il explique que cest un élément de la personnalité indispensable à lélévation morale.
La remise en question, à laquelle chaque homme doit se soumettre, nest pas à éviter pour autant.
Ben Zoma nous dit, dans la Michna (Avoth 4-1) : « Qui est digne de respect ? Celui qui respecte son prochain ».
Il nous donne ici la clef pour atteindre la nihbadout authentique, sans tomber dans le piège que représente la recherche des honneurs.
En effet, Ben Zoma ne dit pas que le juste - ou le savant en Thora - est respectable (méhoubad), mais que cest celui qui respecte les autres.
Cest en sinvestissant pour respecter lautre que lon développe en soi la nihbadout, cette dignité authentique qui permet à lhomme daccéder à lélévation morale, et le fera fuir toute forme de comportement incompatible avec son statut.
Au sujet de D.ieu Lui-même, le Midrach (Bamidbar rabba 15-13) nous enseigne :
Pourquoi D.ieu est-il appelé le Roi de la gloire (meleh hakavod) ? Parce quIl concède de sa gloire à ceux qui le craignent.
(Sihot Moussar, année 5732, p.51-54)
On rapporte, au nom de Rabbi Haïm de Volozhine, une interprétation originale de la première maxime de Rabbi Eliezer.
Nos Maîtres nous ont enseigné que lhomme doit shabituer à rester indifférent aux honneurs, et quoi quil en soit, ne pas en jouir.
Rabbi Haïm en arrivait parfois à pleurer de contrariété devant les marques dhonneur quon lui manifestait.
Et il expliquait les mots de Rabbi Eliezer ainsi : de même quun homme trouverait ridicule de se dire à lui-même des compliments et de se témoigner des marques destime, il devrait considérer comme déplacés les honneurs que dautres lui rendent.
Cest là le sens des mots de Rabbi Eliezer : « lhonneur de ton prochain ».
Il faut donc les comprendre ainsi : « Considère de la même façon les honneurs que ton ami te rend et ceux que tu te rendrais à toi-même. »
Il ajoutait que les honneurs et lorgueil font partie d'une famille de plaisirs qui appartiennent au monde futur. En en jouissant dans notre monde ici-bas, nous « dépensons notre crédit » de jouissances dans lau-delà (Sefer Hahassidim, Rabbi Yéhouda Hahassid).
On raconte que le Hafets Haïm, en visite à Varsovie, recevait de grandes marques destime et dhonneurs. Mais il y était très réticent et semblait très gêné de cette situation.
Devant létonnement dun notable de la ville, qui trouvait tout naturel que lon témoigne ces marques de respect à un si grand homme, le Hafets Haïm lui posa les questions suivantes :
- Ton épouse prépare-elle des mets particuliers pour Chabbath ?
- Bien sûr
- Et si tu demandais quelle te serve de ces mets particuliers avant Chabbath, le ferait-elle ?
- Non, elle naccepterait certainement pas
- Sache que recevoir des honneurs est un plaisir de lau-delà. En profiter ici-bas serait exactement comme vouloir jouir des plats de Chabat avant son arrivée.
Chabbath Chalom
Commentaire sur Parachat YITROUn lien plus fort que lamourPar le Rav Eliahou ElkaïmLa révélation du Mont Sinaï comporte un élément très particulier, par lequel le peuple juif a été obligé, sous la menace, daccepter la Thora. Pourtant, navons-nous pas dit, comme un seul choeur, le célèbre « naassé venichma », « nous ferons et nous comprendrons », proclamation enthousiaste de notre amour pour D.ieu et de notre acceptation des mitsvoth ?
« Moïse fit sortir le peuple du camp au devant de la Divinité, et ils sarrêtèrent au pied de la montagne. » (Exode 19 ; 17)
Rachi rapporte (ad loc.), au nom du Talmud (Chabat p. 88) que le mot « Tahtit » traduit littéralement ne signifie pas « au pied » de la montagne, mais « sous » la montagne, ce qui veut donc dire que le peuple juif fut placé sous le mont Sinaï.
Nos maîtres expliquent que D.ieu lui-même a soulevé la montagne au-dessus du peuple juif rassemblé, et leur a adressé les paroles suivantes : «Si vous acceptez la Thora, tout ira bien. Sinon, cette montagne sera votre tombe.»
Quelle était la nécessité de cette menace, contrainte brutale émise par D.ieu, alors que le peuple juif sétait engagé face à D.ieu de façon entière et totale, par le célèbre « naassé ve nichma », « nous ferons et nous comprendrons », que Moïse avait transmis à lEternel :
« Moïse, de retour, convoqua les anciens du peuple, et leur transmit toutes ces paroles comme le Seigneur le lui avait prescrit. Le peuple entier répondit dune voix unanime : « Tout ce qua dit lEternel, nous le ferons ! » Et Moïse rapporta les paroles du peuple au Seigneur. » (Exode 19 ; 7, 8)
Létude approfondie dun passage du Talmud (Avoda Zara, p. 2), va nous permettre de découvrir un texte aussi surprenant que plein denseignements. Ce texte décrit le débat qui aura lieu, à la fin des temps, entre D.ieu et les nations non juives.
Aussi curieux que cela puisse paraître, ce texte va nous aider à comprendre pourquoi la contrainte de D.ieu changea notre statut dans le monde
Un dialogue surprenant
« A la fin des temps, D.ieu siégera, un Séfer Thora dans les bras, et appellera quiconque aura uvré pour la Thora, afin quil reçoive sa rétribution.
Les Nations viennent alors se présenter devant le Créateur afin de faire valoir leurs droits. Lempire romain est le premier à revendiquer sa part.
- Quelle a été votre activité dans le monde ? demande D.ieu.
- Maître du monde, répondent les Romains, nous avons construit de très nombreuses places publiques, de nombreux thermes, nous avons rassemblé beaucoup dargent et dor. Et tout ce que nous avons réalisé, cest uniquement pour que le peuple dIsraël puisse étudier la Thora.
- Sottises ! sexclame D.ieu. tout ce que vous avez fait, cest dans votre propre intérêt. Les places publiques ont été conçues pour sy prostituer, les thermes pour assouvir votre volupté, et, en ce qui concerne lor et largent, cest à moi quil appartient. La Thora, existe-t-elle chez vous ? »
Au terme de cette discussion, pour le moins animée et étonnante, les Romains sortent, déconfits.
Avant de nous pencher sur notre problème initial, à savoir la raison pour laquelle D.ieu a obligé les Juifs à accepter les mitsvoth, il est intéressant de comprendre lattitude des Romains qui, pleins de toupet, osent prétendre, devant le Créateur du monde, que les réalisations de Rome avaient été conçues pour aider les Juifs à étudier la Thora !
Dautant que la fin des temps sera une époque où le Mal et le mensonge seront abolis. Seule une Vérité absolue aura droit de cité, et chacun la verra comme le soleil en plein jour.
Le mensonge ne peut donc pas expliquer lattitude romaine.
En réalité, à la fin des temps, lhumanité tout entière va découvrir que le Mal et le mensonge ont aussi participé, de façon indirecte, au but de la création : dévoiler lunité de D.ieu. Car, pour avoir la possibilité de choisir le bien, il fallait que le mal et la tentation existent. Et cest dans cette optique que les Nations vont pouvoir revendiquer une part dans le plan divin.
Malheureusement pour elles, ces mêmes nations nont pas pris en compte que pour D.ieu, lintention est capitale. Si réellement, les nations avaient voulu adhérer au plan divin pour que lUnité de D.ieu soit dévoilée, alors sans doute, auraient-elles eu un vrai droit de réponse. Dans leur cas, lintention était tout autre. Mais cela ne les effraie pas outre mesure. Et le Talmud poursuit, en expliquant que les nations reviennent devant le Créateur :
- Maître du monde, nous as-tu placées sous la montagne, en nous menaçant de nous enterrer sous elle si nous nacceptions pas Tes mitsvoth ? Nous as-tu obligé à accepter la Thora comme tu las fait pour le peuple dIsraël ?
- Et quest-il advenu, répond D.ieu, des sept commandements que vous avez reçus (les sept lois destinées aux descendants de Noé, les nations non juives, Ndlr) ? Les avez-vous appliquées ? Bien au contraire, le prophète Habakouk, avait « abrogé », en Mon Nom, ces lois.
Cette réponse semble, à première vue, faible, car les nations pourraient dire : « Si tu nous avais forcés à accepter ces sept lois, nous les aurions accomplies, comme ce fut le cas pour les Juifs. »
La récompense du transgresseur
Le Talmud sinterroge alors sur le sens de cette abrogation annoncée par le prophète. Signifie-t-elle que ces lois sont annulées, (« Puisque vous ne voulez pas respecter mon ordre, je labroge, vous nêtes plus coupable »), ce qui signifierait en quelque sorte que lon récompenserait le transgresseur ? Certainement pas.
Doit-on comprendre que cette abrogation concerne la récompense de ces mitsvoth, et que les nations ne peuvent plus recevoir de récompense pour le respect des lois qui leur sont imposées ? Impossible encore, car Rabbi Meïr affirme que le non-juif qui étudie la Thora peut atteindre le même niveau que le Grand Prêtre au Temple.
Le Talmud en arrive donc à la conclusion que les non-juifs, bien quassignés à respecter ces lois, seront désormais considérés comme sils agissaient de leur propre gré, et non par la force dun ordre divin.
De gré ou de force ?
Le Talmud cite le principe énoncé par Rabbi Hanina : « Celui qui agit sous la contrainte dun ordre divin a plus de mérite que celui qui accomplit une mitsva sans y être obligé. »
A première vue, ce principe semble illogique : celui qui agit de son propre gré le fait par amour, et son mérite devrait être plus grand que celui de qui est forcé dobéir.
Lexplication classique est de considérer, au contraire, la soumission comme le plus grand acte damour possible. Celui qui se soumet accepte de seffacer totalement devant la volonté divine. Là est sa grandeur.
Mais, dans notre problématique, cette explication ne nous est daucune aide, car les nations, étant tenues de respecter les sept lois de Noé, font, elles aussi, acte de soumission.
Il nous faut appréhender une tout autre approche, celle développée par le Ramhal (Le Rav Moché Haïm Luzzato), dans « Daat Tevounoth » pour comprendre le principe de Rabbi Hanina et en quoi D.ieu nous a élevés à un niveau tout à fait spécial en nous obligeant à accepter Ses lois.
Quil ait été exécuté de bon gré ou sous la contrainte de lordre de D.ieu ne change pas la valeur de lacte, mais sa dimension, son impact.
Lacte imposé par le Créateur possède une nouvelle dimension, car il a la caractéristique dagir sur toute la création.
En acceptant la Thora de plein gré et sans retenue, le peuple juif a mérité dêtre obligé. Ainsi, son lien avec D.ieu devient indélébile, éternel, ne dépendant daucune circonstance extérieure, daucun revirement intellectuel ou sentimental.
Le peuple juif accède, à partir de cet instant - l'instant où la montagne est au dessus de lui - à une responsabilité que lhumanité na jamais atteinte.
Sil trébuche, sil échoue dans sa mission, il entraîne le néant, le vide, dans la mesure où la rupture avec son Créateur nest plus possible. Car les Juifs ont été investis dune mission et dune responsabilité, celle de diriger, à travers leurs actes, tout léquilibre de la création. Sil réussit, il accède à une perfection jamais atteinte. Par cette dimension tout à fait spéciale, que D.ieu a bien voulu accorder au peuple juif, ce dernier agit sur le fonctionnement même de la Création, de notre monde visible jusqu'aux sphères célestes.
La contrainte et la menace sont là pour faire comprendre au peuple juif que sa mission et son lien avec la Thora ne sont plus révocables.
Le texte dAvoda Zara est limpide. Les nations, qui nont pas respecté les sept lois de Noé, prouvent quelles ne peuvent mériter la contrainte et lélévation qu'elle entraîne. Leur amour pour le Créateur nétant pas suffisamment fort pour passer le premier barrage, chercher une relation plus forte et plus conséquente na aucun sens.
Accepter les Lois de D.ieu par amour nétait, pour le peuple juif, quune introduction à une autre dimension de ses actes. Cette dimension-là fut atteinte au Mont Sinaï par toutes les âmes juives, car toutes étaient présentes à ce moment-là. Malgré les défaillances et les égarements de lexil, ce lien entre les âmes juives et D.ieu est éternel, jusquà la fin des temps.
|
BULLETIN DE SOUSCRIPTION

Association Loi de 1901
12, rue Notre Dame des Victoires - 75002 PARIS
Tel : 01.42.27.21.11 - FAX : 01.42.27.54.91
Email : daat.haim@piximel.com
NOM ET PRENOM :
.
NOM DE SOCIETE:
ADRESSE :................................................................................................................................
TELEPHONE :.......................................................FAX :..........................................................
Email :.............................................................................................................
Ci-joint un chèque de.........................euros (CERFA)
Prise en charge d'un étudiant pour :
1 semaine 105 2 semaines 210 1 mois 450
3 mois 1.350 6 mois 2.500 1 année 5.000 Autre
..
Merci de me contacter pour plus de précisions
100% DES SOMMES COLLECTEES SONT ENVOYEES EN ISRAEL
BNP NIEL DEMOURS, COMPTE N° 00010032851 CLE RIB 02
CODE BANQUE : 30004 - CODE GUICHET : 01385
ORDRE DE VIREMENT
NOM ET PRENOM (OU SOCIETE) :................................................................
ADRESSE :...........................................................................................................
Prie la banque............................................
de virer, mensuellement et jusquà révocation, le 5 de chaque mois par le débit
de son compte n°.....................................................................................................
A dater de ce jour, la somme de......................euros
A lAssociation Daat Haim-12 rue Notre Dame des Victoires-75002 PARIS
A la BNP, CODE BANQUE : 30004 CODE AGENCE : 01385
CPTE N° 00010032851 CLE RIB 02
Le ......................................................................................................
Signature du donneur dordre
Prière de joindre un RIB OU UN RIP.











