Vous êtes :
Accueil » Religions» Judaïsme
Judaïsme
Daat Haïm Parashat Bechalah (11 février 2006 13 chevath 5766)

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jérusalem Tel : 00 972 2 643 07 20 Fax : 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Chabat Parachat Bechalah
11 février 2006 13 chevath 5766
Jérusalem Paris Montréal
Entrée : 16 h 41 17 h 44 16 h 55
Sortie : 17 h 59 18 h 51 18 h 00
Très chers amis,
Jai le plaisir de vous adresser le Dvar Thora de cette semaine, avec lequel nous poursuivons le deuxième chapitre des « Maximes des pères » (Pirké Avoth).
Les commentaires sur le premier chapitre ont fait lobjet dun livre, le troisième volume de notre série « Dvar Thora ». Le quatrième volume est déjà sous presse et nous espérons vous le faire parvenir dans les meilleurs délais.
Dans le but de diffuser encore et toujours le message éternel de la Thora, nous envoyons ce Dvar Thora à des milliers de personnes francophones dans le monde, via Internet.
Cette année, nous avons accueilli la nouvelle promotion, ce qui porte le nombre des élèves de la Yéchiva à 140. Le corps enseignant compte dorénavant 16 membres.
Nous comptons sur laide de tous nos amis pour pouvoir assumer ce nouveau "challenge" qui permettra à la Yéchiva de poursuivre son essor.
Ce Dvar Thora est écrit pour la guérison (refoua chelema) du fils de Rav Eliahou Elkaïm,
Haïm Yéhouda ben Mazaltov.
Ici, à Jérusalem, ville éternelle, symbole de la pérennité du peuple juif, nous prions et agissons pour la Délivrance et la paix.
Avec notre plus cordial Chabbath Chalom & joyeux Tou Bichvat,
Rav Chalom Bettan

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jérusalem Tel : 00 972 2 643 07 20 Fax : 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
La reconnaissance du Bien
Par le Rav Eliahou Elkaïm
Rembourser ses dettes est plus quune preuve dhonnêteté, cest le signe dune qualité primordiale : la reconnaissance pour les bienfaits reçus
« Il leur dit : Sortez et voyez quel est le droit chemin auquel lhomme doit sattacher. Rabbi Eliézer disait : un bon il ; Rabbi Jéochoua disait : un bon compagnon ; Rabbi José disait : un bon voisin ; Rabbi Siméon disait : prévoir lavenir Rabbi Eléazar disait : un bon cur. Il leur dit : Je préfère les paroles de Rabbi Eléazar car elles englobent les vôtres.
Il leur dit : Sortez et voyez quel est le mauvais chemin dont lhomme doit sécarter. Rabbi Eliézer disait : Un mauvais il. Rabbi Jéochoua disait : Un mauvais compagnon. Rabbi José disait : Un mauvais voisin. Rabbi Siméon disait : Emprunter et ne pas rendre que le créancier soit un homme ou soit D., comme il est dit : Il emprunte, le méchant, et ne paie pas ; mais le juste gratifie et donne rabbi Eléazar disait : Un mauvais cur. Il leur dit : Je préfère les paroles de Rabbi Eléazar, car elles englobent les vôtres. »
(Chapitre 2, Michna 9)
La réponse de Rabbi Siméon à la deuxième question de Rabban Yohanan est, à première vue, la seule qui ne soit pas lopposé de sa réponse à la première question.
Plus encore, la deuxième réponse de Rabbi Siméon semble être sans lien avec la première. Car, quand il définissait le bon chemin, il disait prévoir lavenir, alors que, lorsquil définit le mauvais, il dit : emprunter et ne pas rendre.
En outre, il est étonnant de constater que le défaut dont il parle semble être certes répréhensible, mais spécifique et limité, ne recouvrant pas un comportement éthique global.
Pourtant, Rabbi Siméon voit dans cette attitude une déviance capable de perdre un homme.
Pour bien comprendre sa pensée, nous allons découvrir les commentaires de nos Maîtres, en commençant par celui de Maïmonide.
- Prendre des risques pour les autres
Daprès lui, Rabbi Siméon, lui aussi, répond par lopposé de sa première réponse, car celui qui emprunte et ne rend pas se trouve à lextrême opposé de celui qui prévoit lavenir.
En effet, celui qui ne rend pas largent quon lui a prêté, ne se projette pas dans lavenir où, peut-être, il aura à nouveau besoin daide et quil ne trouvera personne pour le faire, dans la mesure où tous connaissent ses agissements.
Il risque donc de se trouver un jour dans une situation délicate.
Le Rachbats donne une explication complémentaire. Rabbi Siméon navait pas la possibilité de répondre, pour définir le mauvais chemin : celui qui ne prévoit pas lavenir, car cette attitude nest pas forcément négative.
En effet, en général, même sil lon na pas bien évalué les risques et les conséquences dune action, ou dune situation, on peut souvent trouver des solutions au moment où les difficultés se présentent.
Mais lorsquil sagit dun emprunt, et que lon met en danger celui qui a prêté largent, risquant de lui faire perdre son prêt, cest réellement laspect négatif de ne pas prévoir lavenir. Car, si lon peut prendre des risques pour soi-même, on ne peut le faire pour les autres.
Rabbi Haïm Chmoulevitz nous permet de comprendre le sens profond des paroles de Rabbi Siméon.
« Dans sa question, le terme utilisé par Rabban Yohanan est un mauvais chemin. Il sagit donc de découvrir une attitude, un chemin qui mènerait vers le mal, et non des actes desquels il faut séloigner.
Et cest bien le sens des réponses des autres élèves quand il disent : un mauvais il, un mauvais compagnon,
Il faut donc croire que Rabbi Siméon considère que ne pas rendre largent que lon a emprunté est le symptôme dun défaut bien plus profond et plus général.
Ce défaut (midda raa) est de manquer de reconnaissance envers lautre, de ne pas se sentir redevable envers celui qui nous a aidé.
En effet, celui qui ressent quil a bénéficié de laide de lautre et qui lui en est reconnaissant, finira toujours par rendre largent emprunté, même si cela lui est difficile.
Seul celui qui na pas cette sensation prend le mauvais chemin : néprouvant aucune obligation envers ses bienfaiteurs, il causera lui-même sa perte, car personne ne lui fera plus confiance.
Même sil a la sensation davoir profité, à court terme, de la gentillesse des autres, à long terme, il sera perdant.
Le trait de caractère inverse, qui consiste à prévoir lavenir, comprend donc la notion de reconnaissance (hakarat hatov), envers ceux qui nous ont aidés. »
(Rabbi Haïm Chmoulevitz, Sihot Moussar)
- Etre reconnaissant : la clef du bonheur
Rabbi Avigdor Miller nous offre un autre éclairage :
« Un texte très connu du Talmud relate cette anecdote, dans laquelle un non-juif vint demander à Hillel de le convertir, à condition que ce dernier lui résume toute la Thora durant le temps court où il pourrait se tenir sur un pied.
Hillel lui répondit : Ne fais pas à ton prochain ce que tu ne voudrais pas que lon te fasse. (Talmud Chabbath 31a).
Rachi interprète ton prochain dans le sens dune allusion au Créateur, tel que dans le verset des Proverbes :
« Nabandonne ni ton ami, ni lami de ton père » (27-10)
Rachi explique donc la réponse de Hillel ainsi : « Ne transgresse pas Sa parole, comme tu naimerais pas que ton ami transgresse la tienne » (Rachi ibid.)
Que devons-nous comprendre de cet enseignement ?
Prenons une image. Si tu construis une maison à ton ami et que tu lui demandes ensuite de fixer une plaque à ta mémoire, tu considèreras comme naturel quil donne suite à ta requête.
De la même façon, la conscience que tu as des bienfaits infinis du Créateur doit tamener à considérer toutes ses requêtes comme des obligations.
Cest la clef de laccomplissement de toute la Thora.
Dans la suite de la réponse de rabbi Siméon, ce dernier précise encore sa pensée : celui qui agit en empruntant et en ne rendant pas aux hommes, agira de la sorte avec son Créateur. Et il découvre ici une vérité fondamentale.
Il ne faut pas imaginer que celui qui ne rembourse pas ses dettes pourra, par ailleurs, remplir ses devoirs envers le Créateur.
Rabbi Siméon nous explique, au contraire, quun trait de caractère (midda) ne peut sexprimer de façon sélective. Celui qui a en lui ce défaut de ne pas rembourser ses dettes, vit dans cet état desprit et en est imprégné en permanence.
Il agira ainsi envers tous et ne pourra développer la reconnaissance pour les bienfaits de D.ieu et ne parviendra jamais à se rapprocher de Lui.
(Rabbi Avigdor Miller Torath Avigdor vol 2 p.116)
- Débiteur de D.ieu
Il faut pourtant apporter une précision à ce concept. Tous ceux qui nont pas rendu largent quils ont emprunté nentrent pas dans le cadre de notre Michna. Car certains avaient les moyens de rembourser leur dette au moment où ils lont contractée, mais, par la suite, ils ont rencontré des difficultés financières qui les ont empêchés de le faire.
Ceux-là ne sont pas concernés par la midda décrite par Rabbi Siméon. En revanche, Rabbi Siméon parle dune personne qui au moment demprunter, sait pertinemment quelle ne pourra pas rembourser
Preuve en est que Rabbi Siméon emploie en hébreu un futur et non un passé : vélo yéchalem (et il ne paiera pas).
Sil avait voulu parler de tous ceux qui en payent pas leurs dettes, il aurait dit : et il na pas payé.
On parle bien dune personne qui agit avec préméditation : celui-là est considéré comme un méchant (racha).
Lordre des mots de la Michna vient confirmer cette opinion. Il nest pas dit : Celui qui emprunte et ne rembourse pas est un racha.
Il est dit : Il emprunte, le méchant, et ne paie pas. Ce qui signifie quau moment demprunter, il est déjà appelé racha car il na pas lintention de rembourser. » (Tiféreth Israël, ibid.)
Concluons par les interprétations de nos maîtres sur la fin de ce passage :
« (
) que le créancier soit un homme ou soit D., comme il est dit : Il emprunte, le méchant, et ne paie pas ; mais le juste gratifie et donne (Psaumes 37-21).
Rachi et Rabbi Yaacov ben Chimchon expliquent ainsi :
Celui qui ne rembourse pas sa dette devient redevable à D.ieu car cest D.ieu lui-même qui rendra à celui qui a prêté. Car ce dernier a accomplit la mitsva de la Thora de prêter.
Cest donc D.ieu qui rembourse la dette à sa place, et lemprunteur doit donc largent à D.ieu Lui-même, comme lexprime la fin du verset : mais le juste gratifie et donne.
Le juste est une allusion ici au Juste de la création : D.ieu, qui gratifie et donne à celui qui a prêté et na pas été remboursé.
Rabbénou Yona explique différemment ce passage :
« Rabbi Siméon nous dit : Ne crois pas que parce que le Beth Din tas acquitté, aux vues de ta situation, tu es véritablement disculpé.
Ta dette reste entière et tu es considéré comme un racha. Car tu aurais pu prévoir que tu serais dans lincapacité de rembourser.
La fin du verset par le du juste (tsadik) qui fait des efforts particuliers pour rembourser sa dette. Sa démarche sera appréciée avec grâce (hen), au point que ses créanciers lui seront reconnaissants de ses efforts, même sil ne rend pas tout ce quil doit. »
(Rabbénou Yona ibid.)
On le constate, emprunter et ne pas rendre est un comportement qui dépasse la seule faute commise. Cest toute la personnalité de lhomme qui est, par là, remise en question : celui qui veut ignorer ce que lautre a fait pour lui naura jamais accès à lélévation morale dans quelque domaine que ce soit.
Chabbath Chalom
Commentaires sur la Parachah BECHALAH
La manne, ou le désir suscité
Par le Rav Eliahou Elkaïm
On est souvent porté à croire que si la main divine était moins cachée, si lon voyait de vrais miracles, comme il y en eut par le passé, lhumanité aurait plus de facilité à reconnaître D.ieu. Les lignes qui suivent vont nous prouver que tout nest pas aussi simple
La paracha de cette semaine nous décrit les premiers pas du peuple dIsraël dans son périple de quarante ans dans le désert et les miracles qui leur permirent de survivre dans ce milieu aride et hostile. Miracles parmi lesquels, la Manne, ce « pain venu du ciel », sera leur seule nourriture durant toute la traversée : « LEternel dit à Moïse : Je vais faire pleuvoir pour vous une nourriture céleste ; le peuple ira en ramasser chaque jour sa provision, et jéprouverai de la sorte sil obéit à ma doctrine ou non. » (Chemot 16 ; 4)
Nahmanide, dans son commentaire (Nombres chapitre 16, verset 6), rapporte la discussion de deux Maîtres dans le Talmud (Yoma p.75).
Rabbi Akiba et Rabbi Yishmaël ont une divergence de vue au sujet de la manne, et plus précisément sur un verset des Psaumes sur ce point : « Tous eurent à manger de ce pain des puissants (abirim) : Il leur avait envoyé des vivres à satiété. » (78 ; 25).
Daprès Rabbi Akiba, il sagit du même pain que celui que mangent les anges, car « abirim » est ici compris comme « anges ».
De son côté, Rabbi Yishmaël pense que les êtres célestes ne mangent pas, et, pour appuyer ses dires, il cite Moïse, racontant les quarante jours quil passa au sommet du Sinaï, près des cieux : « Je métais retiré sur la montagne pour recevoir les tables de pierres, les tables de lalliance contractée par le Seigneur avec vous. Je restai sur la montagne quarante jours et quarante nuits, ne mangeant pas de pain, ni ne buvant deau. » (Deutéronome 9 ; 9)
Rabbi Ychmaël comprend que cette nourriture était entièrement absorbée par lorganisme à la différence des autres aliments. Et le mot « Abirim » doit être compris par « membres » (évarim) et non par « anges », comme le comprend Rabbi Akiba.
Nahmanide explique que lexistence des anges et leur subsistance provient dune lumière divine. Et cest un faisceau de cette lumière qui, partiellement matérialisé, a formé la manne. Il sagirait donc dun élément qui dépasse les contingences de la matière.
Un désert fertile ?
Cette discussion, très métaphysique, nous amène à une première réflexion. Etait-il réellement nécessaire de créer une telle substance seulement pour nourrir le peuple dIsraël errant dans le désert ? Naurait-il pas suffi quun miracle rende le désert fertile ?
Moïse lui-même vient répondre à notre question.
A la fin de sa vie, dans les paroles quil a adressées au peuple dIsraël, il revient sur les événements principaux à partir de la sortie dEgypte, et il explique le phénomène de la manne.
« Oui, Il ta fait souffrir et endurer la faim, puis Il ta nourri avec cette manne que tu ne connaissais pas et que tes pères navaient pas connue ; pour te prouver que lhomme ne vit pas seulement de pain, mais quil peut vivre de tout ce que produit le verbe du Seigneur. » (Devarim 8 ; 3)
Essayons dabord de comprendre la signification de : « Lhomme ne vit pas seulement de pain mais il peut vivre de tout ce que produit le verbe du Seigneur. »
Pour cela, nous devons effectuer un petit retour en arrière, au moment de la création du monde
Pour cela, nous devons effectuer un petit retour en arrière, au moment de la création du monde
Nouvelles créations
Le monde a été créé par dix paroles de D.ieu, (Michna Pirké Avoth 5 ; 1). Daprès le Maharal de Prague et le Gaon de Vilna, la dixième parole est celle citée dans la Genèse : « D.ieu ajouta : Or, Je vous accorde tout herbage portant graine, sur toute la face de la terre ; et tout arbre portant des fruits qui deviendront arbre par le développement du germe. Ils serviront à votre nourriture. Et aux animaux sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui se meut sur la terre et possède un principe de vie, Jassigne toute verdure végétale pour nourriture. » (Béréchit 1 ; 29, 30).
A priori, il ne sagit pas dune nouvelle création mais de directives adressées aux éléments déjà créés.
Le Maharal de Prague et le Gaon de Vilna expliquent que cette parole a créé une nouvelle dimension dans notre univers. Lexistence des végétaux nentraîne pas forcément quils aient le pouvoir de nourrir lhomme.
Ce pouvoir de nourrir, de donner la vie, est une création en soi, qui prend effet seulement à partir du moment où D.ieu le décrète, et ce que nous considérons comme une évidence naturelle est leffet de Sa dixième parole.
Cest donc pour que le peuple dIsraël comprenne profondément cette vérité absolue, quil fallut le nourrir pendant quarante ans « de lumière divine à son état originel ». Seule cette expérience était capable de leur montrer que le pain qui nourrit lhomme nest quune forme plus matérialisée dune réalité spirituelle.
Cest le sens profond des mots de Moïse : « Pour te prouver que lhomme ne vit pas seulement de pain, mais quil peut vivre de tout ce que produit le verbe du Seigneur. »
Une autre question reste à soulever : si lenjeu était de montrer aux Juifs que lhomme ne vit pas « seulement de pain », quel besoin y avait-il de le faire souffrir et de laffamer ?
Pour répondre à cette question, nous allons devoir découvrir une nouvelle dimension du monde et de lhomme.
Soif de vérité
Rabbi Aaron Kotler, dans son ouvrage Michnat Rabbi Aaron, explique : la connaissance proprement dite ne peut être saisie réellement par lhomme et lélever si elle lui est dévoilée brutalement, sans que ne la précède une soif de vérité. Seule une situation de famine et de manque pousse la communauté dIsraël à chercher espoir uniquement dans son Créateur, lorsque elle constate quaucune autre issue nest possible.
Cest seulement ainsi quune réelle prise de conscience peut se mettre en place, et la leçon de la manne devient limpide : toute la création ne tire sa source que dans la parole divine. Les réalités, même les plus prosaïques, les plus naturelles, nexistent que grâce à une volonté divine sans équivoque.
Pour comprendre le sens profond du miracle, il ne suffit pas den être le témoin, il faut avant tout y aspirer de tout son être. Alors seulement, le miracle peut avoir leffet désiré : une élévation pour lhomme et un accès à un plus grand niveau de connaissance.
Ce message reste actuel de nos jours. Dans les ténèbres de lexil, la main divine fait parfois de brèves apparitions.
Ce message reste actuel de nos jours. Dans les ténèbres de lexil, la main divine fait parfois de brèves apparitions.
Scuds et miracles
Nous avons tous été les témoins des miracles de la guerre du Golfe, où trente-neuf scuds ont fait seulement quelques blessés et malheureusement un mort en Israël, alors quils avaient été lancés sur des zones urbaines. Pourtant, ces mêmes missiles ont causé des ravages en vies humaines dans des endroits bien moins peuplés. Sommes-nous devenus plus « solides » dans notre connaissance et notre engagement face à D.ieu ?
Les événements dramatiques que nous vivons actuellement devraient interpeller les Juifs, mais aussi le reste du monde. Dans la situation que traverse Israël, on retrouve tous les éléments annoncés dans les textes sacrés sur le rôle dIshmaël à la fin des temps. Et pourtant, très peu parviennent à une véritable prise de conscience.
Cest la soif préalable « dEsprit » qui manque de nos jours.
Moïse, lorsquil sadresse une dernière fois au peuple dIsraël, lui expose le processus, voulu par D.ieu, qui commence par une sensation de faim, comme un désir quon aurait suscité pour permettre une élévation extraordinaire de tout le peuple.
Daucuns penseront que notre génération connaît cette résurgence de lintérêt pour le spirituel. Les prophètes eux-mêmes lannoncent : « Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur D.ieu, où Jenverrai la famine dans le pays. Ce ne sera ni de la faim demandant du pain, ni de la soif de leau, mais le besoin dentendre les paroles de lEternel. » (Amos 8 ; 12).
Daucuns penseront que notre génération connaît cette résurgence de lintérêt pour le spirituel. Les prophètes eux-mêmes lannoncent : « Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur D.ieu, où Jenverrai la famine dans le pays. Ce ne sera ni de la faim demandant du pain, ni de la soif de leau, mais le besoin dentendre les paroles de lEternel. » (Amos 8 ; 12).
Goûter la pureté
Ce phénomène existe effectivement, mais il ne comporte pas les mêmes caractéristiques que la famine vécue dans le désert.
Le Rav de Ponievez, zatsal, fait une remarque pertinente à ce sujet.
Le Midrach (Béréchit 40 ; 3) énonce dix grandes famines qui frapperont lhumanité, la dernière étant celle annoncée par Amos (ci-dessus). Un deuxième Midrach (Pirké rabbi Eliezer) ajoute que cette dernière famine sera la plus cruelle de toutes.
Le Rav de Ponievez fait remarquer que cette forme de famine na rien de commun avec les neuf autres qui la précèdent. Loin dêtre un fléau, elle semble être au contraire un espoir pour lhumanité, qui parviendrait ainsi à se détacher un peu de la matière. Pourquoi le Midrach la met-il donc sur le même plan que les autres ?
En réalité, celui qui a vécu lexpérience terrible de la famine (notamment durant les dernières guerres mondiales), peut témoigner de deux de ses effets :
Les ambitions de nourriture revêtent leur plus simple expression : on rêve simplement dun morceau de pain qui calmerait la faim.
Si la faim devient encore plus violente, on peut aller jusquà se disputer pour des aliments avariés, trouvés dans des poubelles. Même si lon sait pertinemment que ces détritus, même sils calment la faim pour un moment, pourront causer des dommages à la santé.
Le Midrach dont nous avons parlé précise que la famine annoncée par le prophète Amos contient ces dangers : comme dans toute vraie famine, nos ambitions, spirituelles cette fois, seront médiocres et sans envergure. Pire encore, nous irons chercher à calmer notre faim auprès de charlatans, qui nous abreuveront de pseudo-théories et de spiritualité avariée. Et nous naurons même plus la possibilité de discerner ni de comprendre le danger quils représentent.
Il est vrai quà toutes les époques de lhistoire, il y eut de faux représentants de la spiritualité. Mais il existait, simultanément, une vérité suffisamment claire pour que celui qui la recherchait puisse la trouver aisément.
A la fin des temps, seuls ceux qui sacharneront à découvrir une vérité pure et sans compromis auront le mérite dy goûter. Mais pour cela, il faut en avoir eu vraiment envie, et avoir su faire naître une « faim » salutaire.
Là se trouve le véritable sens des paroles de Moïse : « Oui, Il ta fait souffrir et endurer la faim »
Là se trouve le véritable sens des paroles de Moïse : « Oui, Il ta fait souffrir et endurer la faim »
BULLETIN DE SOUSCRIPTION

Association Loi de 1901
12, rue Notre Dame des Victoires - 75002 PARIS
Tel : 01.42.27.21.11 - FAX : 01.42.27.54.91
Email : daat.haim@piximel.com
NOM ET PRENOM :
.
NOM DE SOCIETE:
ADRESSE :................................................................................................................................
TELEPHONE :.......................................................FAX :..........................................................
Email :.............................................................................................................
Ci-joint un chèque de.........................euros (CERFA)
Prise en charge d'un étudiant pour :
1 semaine 105 2 semaines 210 1 mois 450
3 mois 1.350 6 mois 2.500 1 année 5.000 Autre
..
Merci de me contacter pour plus de précisions
100% DES SOMMES COLLECTEES SONT ADRESSEES EN ISRAEL
BNP NIEL DEMOURS, COMPTE N° 00010032851 CLE RIB 02
CODE BANQUE : 30004 - CODE GUICHET : 01385
ORDRE DE VIREMENT
NOM ET PRENOM (OU SOCIETE) :................................................................
ADRESSE :...........................................................................................................
Prie la banque............................................
de virer, mensuellement et jusquà révocation, le 5 de chaque mois par le débit
de son compte n°.....................................................................................................
A dater de ce jour, la somme de......................euros
A lAssociation Daat Haim-12 rue Notre Dame des Victoires-75002 PARIS
A la BNP, CODE BANQUE : 30004 CODE AGENCE : 01385
CPTE N° 00010032851 CLE RIB 02
Le ......................................................................................................
Signature du donneur dordre
Prière de joindre un RIB OU UN RIP.











