Vous êtes :
Accueil » Religions» Judaïsme
Judaïsme
Daat Haim - Dvar Tora Shabbat Parashat Vayehi (14.01.06 - 14 téveth 5766)

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jérusalem Tel : 00 972 2 643 07 20 Fax : 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Chabbath Parachat Vayehi
14 janvier 2006 14 téveth 5766
Jérusalem Paris Montréal
Entrée : 16 h 15 17 h 00 16 h 16
Sortie : 17 h 35 18 h 12 17 h 24
Très chers amis,
Jai le plaisir de vous adresser le Dvar Thora de cette semaine avec lequel nous poursuivons le deuxième chapitre des « Maximes des pères » (Pirké Avoth) consacré au mariage de
JOHANNA ATTIAS & STEPHANE LIWAREK
Les commentaires sur le premier chapitre ont fait lobjet dun livre, le troisième volume de notre série « Dvar Thora » et le quatrième volume est déjà sous presse.
Dans le but de diffuser encore et toujours le message éternel de la Thora, nous envoyons ce Dvar Thora à des milliers de personnes francophones dans le monde, via Internet.
Cette année, nous avons accueilli la nouvelle promotion, ce qui accroît le nombre des élèves de la Yéchiva à 140. Le corps enseignant compte dorénavant 16 membres.
Nous comptons sur laide de tous nos amis pour pouvoir assumer ce nouveau "challenge" qui permettra à la Yéchiva de poursuivre son essor.
Ce Dvar Thora est écrit pour la guérison (refoua chelema) du fils de Rav Eliahou Elkaïm,
Haïm Yéhouda ben Mazaltov.
Ici, à Jérusalem, ville éternelle, symbole de la pérennité du peuple juif, nous prions et agissons pour la Délivrance et la paix.
Avec notre plus cordial Chabbath Chalom,
Rav Chalom Bettan

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jérusalem Tel : 00 972 2 643 07 20 Fax : 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Le bonheur est là
Ouvrez les yeux !
Par le Rav Eliahou Elkaïm
Par une phrase de quelques mots, Rabbi Eliézer nous permet de découvrir le bonheur, ainsi que lunique moyen dêtre bon envers les autres. Et tout commence par un regard
« Il leur dit : Sortez et voyez quel est le droit chemin auquel lhomme doit sattacher. Rabbi Eliézer disait : un bon il ; Rabbi Josué disait : un bon compagnon ; Rabbi José disait : un bon voisin ; Rabbi Siméon disait : prévoir lavenir Rabbi Eléazar disait : un bon cur. Il leur dit : Je préfère les paroles de Rabbi Eléazar car elles englobent les vôtres.» (Chapitre 2, Michna 9).
Dans le Dvar Thora précédent, nous avons tenté de définir la question de Rabban Yohanan et nous avons découvert que cette question contenait un début de réponse.
Par le choix dun mot particulier (sattacher) le maître nous révélait une règle de base pour progresser dans le travail sur soi : il faut sattacher à une qualité et tenter den atteindre la perfection.
Cest seulement ainsi que lon pourra espérer atteindre la plénitude dans tous les domaines.
Cette semaine, nous allons nous pencher sur la réponse de Rabbi Eliézer, qui désigne la qualité qui consiste à porter un regard bienveillant (ayin tova) comme étant celle à laquelle on doit sattacher particulièrement pour se hisser au plus haut niveau.
Mais quelle est la signification de cette expression ?
La majorité des commentateurs (Richonim) suivent linterprétation de Rachi et de Maïmonide.
Ces derniers estiment quil sagit de la qualité qui consiste à apprécier ce qui nous a été donné, de se satisfaire de son sort.
Rachi ajoute que cela implique de ne pas éprouver de jalousie envers celui qui bénéficie de "plus que nous".
- Les disciples dAbraham
Rabbénou Yona, pour sa part, cite dabord linterprétation de Maïmonide :
« Ayin tova : cest celui qui est saméah behelko (littéralement : qui est heureux de sa part) » (cf. Avoth 4-1)
Il offre ensuite une autre interprétation :
« Ayin tova est la générosité (nédivouth), qui est une vertu extraordinaire.
En effet, après avoir atteint le niveau le plus élevé de la générosité, il sera possible, et même aisé, daccéder à toutes les autres vertus.
Cest un cur large et un bon il qui permettent dacquérir cette qualité. Un homme qui sest hissé à ce niveau est capable daccéder à toutes les vertus (middoth tovoth). » (Rabbénou Yona ibid.)
Le Gaon de Vilna semble abonder dans le sens de Rabbénou Yona, car il cite un verset dans les Proverbes (22-9) : « Celui qui a un bon il sera béni, car il partage son pain avec le pauvre »
Il sagirait donc de la générosité.
Une Michna dans le cinquième chapitre de Avoth (5-19) semble également confirmer lavis de Rabbénou Yona.
« Celui qui possède les trois qualités suivantes fait partie des disciples dAbraham le patriarche : (
) Un il bienveillant, lhumilité et labnégation. »
On le sait, la vertu qui caractérise particulièrement Abraham est celle de la bonté (hessed), une bonté sans limite envers les autres, qui est exprimé dans de nombreux textes dans la Thora écrite et orale.
Il semblerait donc que ce soit lexpression un il bienveillant qui exprime cette bonté, ce regard positif sur les autres étant à lorigine dune générosité sans bornes.
Cela confirme donc lapproche de Rabbénou Yona.
Pourtant, sur cette même Michna concernant les disciples dAbraham, Maïmonide, poursuit son idée, lui qui interprète un il bienveillant comme étant la vertu qui consiste à être heureux de son sort :
« Nous avons déjà, à maintes reprises, expliqué quun il bienveillant signifie la histapkouth (se satisfaire de son lot) ». (Maïmonide ibid.)
Mais alors, comment comprendre que la vertu de bonté (hessed) ne figure pas dans lénumération des qualités dAbraham, alors quelle était le fondement de sa personnalité ? Et comment comprendre également que la vertu de histapkouth (se satisfaire de son lot) figure en tête de ses qualités ?
Pour comprendre cette apparente contradiction, il faut entrer profondément dans lidée de Maïmonide, qui voit dans les mots de Rabban Yohanan un principe fondamental de la psychologie humaine.
Daprès Maïmonide, cest en ayant, au départ, un regard bienveillant que lon peut agir ensuite pour que les autres puissent jouir de tous les bienfaits du monde.
Car pour ressentir une joie profonde lorsque cela se réalise, il faut, au préalable, sêtre habitué à se réjouir de son propre sort, ce qui permet de ne ressentir aucune jalousie.
Sans cela, on ne peut en aucun cas atteindre la vraie bonté (hessed).
La Michna a donc choisi lélément qui était à lorigine de la qualité de bonté dAbraham.
- Heureux !
Mais, attention! Être satisfait de sa vie ne signifie certainement pas accepter son sort, par fatalisme, en se raisonnant, et en se disant quil faut prendre les choses ainsi pour ne pas tomber dans le piège de la jalousie.
Etre heureux de son sort, tel quil est défini par le concept dun il bienveillant (ayin tova) cest comprendre et ressentir que tout ce que nous possédons vient directement de la main de D.ieu et en éprouver une reconnaissance et une satisfaction immenses.
Celui qui réfléchit de cette façon voit dun il bienveillant les bienfaits du Créateur à son égard.
Etant persuadé que rien ne lui revient de droit, il jouit à chaque instant des prodigalités du Créateur, à limage du Créateur.
Alors, il lui sera facile de vouloir apporter à son prochain le bonheur dont lui-même bénéficie et la sensation de plénitude, cette sensation de ne manquer de rien, que lui-même ressent.
Le parcours et la réflexion dAbraham, qui lont amené au plus haut niveau de bonté, a débuté par une méditation sur la bonté du Créateur à son égard. Cette méditation fut dune telle intensité quil a pu apprécier au plus haut point sa vie, et atteindre le plus haut niveau de histapkouth (se satisfaire de son lot) .
Il navait plus aucune exigence personnelle, et navait plus quune recherche : offrir aux autres sa bonté sans limite.
Les deux interprétations de Maïmonide et de Rabbénou Yona sont donc les deux aspects dune même démarche : seul un il bienveillant sur les bienfaits de D.ieu (ce qui entraîne la réelle histapkouth : être heureux de son sort) et sur les autres, permet de faire le Bien, dans le seul but de voir les autres ressentir la même joie que nous.
La générosité dont parle Rabbénou Yona ne se limite évidemment pas à la volonté de donner à lautre, pour être celui qui donne et non celui qui reçoit, ou encore pour sapproprier lautre. Mobiles fréquents et souvent inconscients.
Il sagit ici dune générosité qui trouve son origine seulement dans une volonté de combler lautre, volonté mue par un il bienveillant. (Cf. Malarial - Netivot Olam, netiv ayin tov, chap.1)
- Lapothéose de la bonté ?
Il est intéressant de remarquer que le Gaon de Vilna, qui cite, pour expliquer notre Michna, un verset où le concept de ayin tova (il bienveillant) est utilisé dans le sens de générosité, choisit plus tard, en référence à la Michna du chapitre 5 où lon parle aussi de ayin tova, un verset qui concerne la histapkout (capacité dêtre satisfait) dAbraham, au moment où le patriarche a libéré Loth et vaincu les quatre rois.
A cet instant, le roi de Sodome vient à sa rencontre et lui dit :
« Donne-moi les personnes, et garde pour toi les biens. » Abraham lui répond :
« Je lève la main devant lEternel (
) et je jure que fut-ce un fil, fut-ce la courroie dune sandale, je ne prendrai rien de ce qui est à toi ; et que tu ne dises : Cest moi qui ait enrichi Abraham. » (Genèse 14 ; 21-22-23)
Comment comprendre ces deux choix apparemment opposés ?
On le voit encore une fois, cest en se contentant de ce que lui donne le Créateur, quAbraham a pu parvenir à lapothéose de la bonté, comme cela est exprimé à tant de reprises dans la Thora.
Nous citerons en conclusion les mots de Rabbénou Yona dans son ouvrage Chaaré techouva.
Il découvre, dans létude dun verset, que cest un commandement de la Thora dancrer en nous cette vertu :
« (
) Tu nendurciras point ton cur, ni ne fermeras ta main à ton frère nécessiteux. Ouvre-lui plutôt ta main !
Il faut donner au pauvre, et lui donner sans que ton cur le refuse » (Deutéronome 15 ; 7-10)
Rabbénou Yona remarque que dans le premier verset, on conseille dabord une approche spirituelle et ensuite un acte, alors que dans le deuxième, lordre est inversé et lon conseille dabord une action, et ensuite, une aptitude de lesprit.
Rabbénou Yona développe : « La Thora nous met en garde ici et nous demande déloigner notre âme de la cupidité et dextirper de nous lil malveillant, pour nous efforcer davoir un regard positif, comme lexprime le verset :
« Celui qui a un bon il sera béni » (Proverbes 22-9).
Il ne suffit pas de donner, il faut enraciner en nos âmes la vertu de générosité.
Cest la raison pour laquelle lordre, dans le verset, a été inversé, et que la Thora nous précise :
Donne et écarte de ton cur toute expression dun regard malveillant sur le monde » (Chaaré techouva 3-35)
Pour atteindre cette vertu fondamentale, nous avons à travailler sur deux pôles parallèles.
1) Donner : ce qui permettra déveiller en nous ce principe et nous permettra aussi de découvrir le bonheur que cette action procure.2) Développer un regard bienveillant : en nous éduquant à percevoir dans tout ce que nous recevons de la vie, lexpression de la bonté de D.ieu. une bonté que nous ne méritons pas forcément et qui nous est accordée selon nos véritables besoins. Cette prise de conscience nous apportera la sérénité, emplis de joie et de reconnaissance envers le Créateur. Elle nous permettra également déveiller en nous la volonté de rentre lautre heureux.
On le voit, par une réponse très concise - un bon il -, Rabbi Eliezer nous fait découvrir un aspect fondamental de la psychologie, et une direction pour ancrer en nous un vrai regard bienveillant.
Chabbath Chalom
BULLETIN DE SOUSCRIPTION

Association Loi de 1901
12, rue Notre Dame des Victoires - 75002 PARIS
Tel : 01.42.27.21.11 - FAX : 01.42.27.54.91
Email : daat.haim@piximel.com
NOM ET PRENOM :
.
NOM DE SOCIETE:
ADRESSE :................................................................................................................................
TELEPHONE :.......................................................FAX :..........................................................
Email :.............................................................................................................
Ci-joint un chèque de.........................euros (CERFA)
Prise en charge d'un étudiant pour :
1 semaine 105 2 semaines 210 1 mois 450
3 mois 1.350 6 mois 2.500 1 année 5.000 Autre
..
Merci de me contacter pour plus de précisions
100% DES SOMMES COLLECTEES SONT ADRESSEES EN ISRAEL
BNP NIEL DEMOURS, COMPTE N° 00010032851 CLE RIB 02
CODE BANQUE : 30004 - CODE GUICHET : 01385
Mis en ligne le 13 janvier 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











