Vous êtes :
Accueil » Religions» Judaïsme
Judaïsme
Daat Haïm Chabbath Parachat Vayétsé (10.12.05 - 9 kislev 5766)

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jérusalem Tel : 00 972 2 643 07 20 Fax : 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Chabbath Parachat Vayétsé
10 décembre 2005 9 kislev 5766
Jérusalem Paris Montréal
Entrée : 16 h 17 16 h 35 15 h 52
Sortie : 17 h 16 17 h 45 17 h 01
Très chers amis,
Jai le plaisir de vous adresser le Dvar Thora de cette semaine avec lequel nous poursuivons le deuxième chapitre des « Maximes des pères » (Pirké Avoth) consacré à la bar mitsva de
EYTAN YEOUDAH BEREBI
Les commentaires sur le premier chapitre ont fait lobjet dun livre, le troisième volume de notre série « Dvar Thora ». Et le quatrième volume est déjà sous presse, nous espérons vous le faire parvenir ans les meilleurs délais.
Dans le but de diffuser encore et toujours le message éternel de la Thora, nous envoyons ce Dvar Thora à des milliers de personnes francophones dans le monde, via Internet.
Pour cette rentrée scolaire, nous venons daccueillir la nouvelle promotion, ce qui accroît le nombre des élèves de la Yéchiva à 140. De ce fait, nous avons augmenté le personnel, qui compte dorénavant 15 membres.
Nous comptons sur laide de tous nos amis pour pouvoir assumer ce nouveau "challenge" qui permettra à la Yéchiva de poursuivre son essor.
Ce Dvar Thora est écrit pour la guérison (refoua chelema) du fils de Rav Eliahou Elkaïm,
Haïm Yéhouda ben Mazaltov.
Ici, à Jérusalem, ville éternelle, symbole de la pérennité du peuple juif, nous prions et agissons pour la Délivrance et la paix.
Avec notre plus cordial Chabbath Chalom,
Rav Chalom Bettan

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jérusalem Tel : 00 972 2 643 07 20 Fax : 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
La détermination dune mère
Par Rav Eliahou Elkaïm
Léloge de Rabban Yohanan sur son deuxième élève nous permet daborder lun des fondements de la pédagogie. Une leçon capitale qui met en valeur la détermination dune mère particulière, et des parents en général
« Rabban Yohanan ben Zaccaï reçut la tradition de Hillel et de Chamaï. Il disait : Si tu as beaucoup étudié la Thora, nen tire pas vanité, car cest pour cela tu as été créé. Rabban Yohanan ben Zakaï avait cinq disciples, à savoir : Rabbi Eliezer ben Hyrcan, Rabbi Josué ben Hanania, Rabbi José le prêtre, Rabbi Siméon ben Natanaël, Rabbi Eléazar ben Arrah. Voici comment il énumérait leurs mérites : Rabbi Eliezer ben Hyrcan : une citerne cimentée qui ne perd pas une goutte. Rabbi Josué : heureuse est celle qui la enfanté (
)»
(Chapitre 2, Michna 8)
Le deuxième disciple de Rabban Yohanan Rabbi Josué ben Hanania est lobjet dun éloge très particulier de la part de son maître :
Achrei Yoladeto : heureuse est celle qui la mis au monde.
Dans une première interprétation, Rabbénou Ovadia explique :
« Il (Rabbi Josué) était comblé de tous les traits de caractères les plus nobles (midoth tovoth), au point que le monde entier disait à son sujet : « heureuse est celle qui la mis au monde ».
Rabbénou Yona ajoute que le terme Achrei, dont la traduction est comblés sont
, est une forme souvent utilisée pour louer les midoth tovoth.
Mais cette expression est aussi utilisée pour exprimer le bonheur de :
· celui qui craint D.ieu (Psaumes 112-1)
· celui qui étudie la Thora régulièrement (Proverbes 8-33 ; Psaumes 84-5)
· celui qui est proche de D.ieu (Psaumes 65-5)
· celui qui a une foi inébranlable (Psaumes 84-6)
· celui qui sest toujours éloigné des mauvaises personnes (rechaim) (Psaumes 1-1)
Le fait que Rabban Yohanan utilise cette expression sans plus de précision, et sans donner la raison de ce bonheur, exprime donc que Rabbi Josué avait atteint la perfection (chlémouth) dans tous les domaines du caractère (midoth), dans lacquisition de la sagesse (hohma) et dans les intentions profondément pures de sa démarche (attitude lechem chamayim).
(Rabbénou Yona ibid.)
Toutefois, une question se pose : pourquoi avoir choisi dexprimer la valeur de Rabbi Josué en se référant à sa mère ? Question dautant plus forte que les autres disciples bénéficient déloges directs
- Les plus brillants philosophes
Dans une deuxième interprétation, Rabbénou Ovadia (rachi idem) cite le Talmud de Jérusalem (Yébamot 1-6), qui rapporte le témoignage de Rabbi Dossa ben Harkinos, selon lequel la mère de Rabbi Josué, lorsquelle était enceinte, se rendait dans les maison détudes de la ville pour supplier les maîtres en Thora de prier pour que lenfant quelle portait devienne, lui aussi, un talmid haham.
Lorsque lenfant naquit, elle plaça son berceau dans la maison détude (Beth Hamidrach) pour que ses petites oreilles entendent lécho des paroles de Thora qui y étaient prononcées.
La mère de Rabbi Josué fut donc lorigine réelle du devenir spirituel de son fils.
Dans son ouvrage Or Hadach, Rabbi Haïm Ephraïm Zaïtchiq zatsal, lun des maîtres de léthique (moussar) daprès-guerre, fait à ce sujet une remarque très intéressante.
Le niveau de sagesse (hohma) de Rabbi Josué est décrit à plusieurs occasions dans le Talmud :
« Depuis la mort de Rabbi Josué, il ny a plus de conseils judicieux et de pensée profonde » (Sota 49b).
Et Rachi de commenter :
« Car il était particulièrement expert dans les interprétations de nos maîtres et dans les lois (halahoth), il savait répondre aux attaques de ceux qui remettent en question la Thora et déceler le point faible de leur raisonnement.
Le Talmud (Haguiga 5b) raconte quavant sa mort, les maîtres de lépoque lui demandèrent, avec angoisse, comment pourront-ils faire pour lutter contre les attaques des apostats (minim) quand il ne sera plus là pour leur tenir tête.
Rabbi Josué leur répondit par un verset :
« Lentendement a péri chez les gens avisés, leur sagesse sest détériorée »
(Jérémie 49-7)
Il lexplique ainsi : lorsque le niveau des maîtres dIsraël baissera, et quils auront du mal à répondre à toutes les remises en questions des apostats, la sagesse (mal utilisée) de ces derniers disparaîtra également (Rachi ibid.)
En outre, un autre passage du Talmud (Bera'hot 8b), décrit la polémique imposée par César entre les Maîtres dIsraël et les Sages dAthènes, dont on connaît la rhétorique et lintelligence. Rabbi Josué réussit pourtant à avoir le dessus sur les plus brillants philosophes de son temps.
- Un fondement déducation
On le voit, Rabbi Josué avait atteint un niveau de sagesse tout à fait particulier.
Pourquoi navoir pas mis laccent sur cet aspect de sa personnalité, comme cela est le cas pour Rabbi Eliezer ben Horkenos ? Et pourquoi avoir mentionné le mérite de sa mère, même si cette femme avait, il est vrai, une hauteur particulière ?
Cest que Rabbi Yohanan nous enseigne ici une vérité importante : toute la sagesse de Rabbi Josué trouvait son origine dans la volonté spirituelle (Messirout Nefesh) de sa mère, qui, avant même sa naissance, avait investit toute son énergie et ses forces dans les prières et lobtention de bénédictions pour lavenir de son enfant.
Une mère, qui, dès les premières heures de vie de son fils, pense déjà à optimiser ses aptitudes en déposant son berceau dans une maison détude.
Cette détermination maternelle a favorisé une prédisposition psychologique à linvestissement dans létude, et une capacité à atteindre les plus hautes sphères de la Connaissance.
En citant sa mère, Rabban Yohanan fait un éloge qui comprend donc lorigine de la sagesse de son élève, et son résultat
A partir de cet enseignement du Talmud, nos maîtres mettent laccent sur un fondement de léducation.
Si on aspire à éduquer des enfants dans le chemin de la Thora, on doit éviter au maximum que leurs yeux et leurs oreilles ne captent des images et des sons sans lien avec la Thora, et cela, bien avant lâge de raison.
Car on lobserve de nos jours sans ambiguïté : les sons et les images influencent et imprègnent un enfant dès le plus jeune âge, et sans doute même depuis sa naissance !
De la même façon quun paysage audiovisuel pur et élevé mènera un enfant dans le chemin de valeurs éthiques et thoraïques, un environnement son et image étranger à lesprit de la Thora peut avoir de lourdes conséquences sur le devenir moral dun enfant, même sil semble au premier abord quil nen saisit pas ni le sens ni la portée.
- Les bébés écoutent la Thora
Nous conclurons par une remarque très intéressante de Rabbi Nathan Adler (XVIII ème siècle, lune des lumières de sa génération, le maître du Hatam Sofer. au sujet du commandement de hakhel, (Deutéronome 31-10 ; 13).
On le sait, la Thora a fixé que lors de la fête de Soukoth qui suit lannée sabbatique (chmita), le peuple dans son ensemble devra se rassembler au Temple (Beth Hamidrach).
Le Roi lira dans un Sefer Thora le livre de Devarim sur une estrade en bois installée dans lenceinte du Temple (azara).
La Thora précise :
« Convoques-y le peuple entier, hommes, femmes et enfants, ainsi que létranger qui est dans tes murs, afin quils entendent, sinstruisent, révèrent lEternel votre D.ieu, et sappliquent à pratiquer toutes les paroles de cette doctrine » (Deutéronome 31-12)
Le Talmud (Haguiga 3a) explique :
« Rabbi Éléazar ben Azaria dit : Les hommes viennent pour étudier, les femmes pour écouter et les enfants en bas âge (il sagit même des bébés encore allaités par leur mère) y viennent pour assurer une bonne récompense à ceux qui les accompagnent. »
Et le Talmud de poursuivre : « Des amis de Rabbi Josué avaient entendu cette interprétation ce jour-là à la Yéchiva. Et Rabbi Josué avait insisté auprès deux pour quil la lui fasse savoir.
Quand il lentendit, il sécria « Vous possédiez une perle si précieuse et vous vouliez men priver ! »
On comprend, quand on connaît son histoire personnelle, à quel point il avait expérimenté le fait que les bébés peuvent profiter du message divin.
Toutefois, une question se pose :
La lecture de la Thora durant cette mitsva de hakhel était un événement particulièrement solennel et marquant.
Le roi était à cette occasion le porte-parole de D.ieu, et chacun devait avoir la sensation découter la Thora de la bouche de D.ieu Lui-même (Maïmonide Hilhot Haguiga 3-6).
Dans ce cas, pourquoi ne pas dire que les enfants en bas âge étaient amenés pour quils simprègnent de ces sons et de ces images extraordinaires ? Et pourquoi ajouter : pour assurer une bonne récompense à ceux qui les accompagnent, laissant sous-entendre quil ny a pas un réel intérêt pour eux découter ?
Questions dautant plus étonnantes que Rabbi Josué semble adhérer parfaitement à cette interprétation !
Rabbi Nathan Adler explique ainsi : la question de Rabbi Eléazar ben Azaria est : pourquoi amener les petits enfants (taf lama baou) ?
Car les hommes viennent pour étudier, les femmes pour écouter. La présence des enfants va donc certainement déranger leur concentration.
La réponse est que lenjeu est tellement important quil vaut tous les sacrifices. Car il est demandé à lhomme dêtre prêt à sacrifier sa propre spiritualité pour celle de ses enfants. Cest ce que la Thora attend de nous.
On comprend donc que la Thora, dans ce verset, ne dit pas que les enfants ne bénéficieront pas des sons et des images quils recevront, mais simplement que la gêne que ressentiront leurs parents du fait de leur présence fait partie de la mitsva déducation.
La fin du texte dans le Talmud nous interpelle :
« La réponse de rabbi Josué fut : La génération de Rabbi Eléazar ben Azaria, qui a interprété ainsi les versets, nest pas une génération orpheline. »
Rabbi Nathan Alder explique les mots de Rabbi Josué : si les parents savent entendre le message de la Thora, ils sauront tout sacrifier pour que leurs enfants puissent avoir véritablement accès à la parole divine.
Les enfants ne seront donc pas des orphelins du vivant de leur parents : ils auront reçu leur dû. Les parents auront, dans ce cas, rempli leur rôle, et nauront pas failli à leur mission.
Chabbath Chalom
BULLETIN DE SOUSCRIPTION

Association Loi de 1901
12, rue Notre Dame des Victoires - 75002 PARIS
Tel : 01.42.27.21.11 - FAX : 01.42.27.54.91
Email : daat.haim@piximel.com
NOM ET PRENOM :
.
NOM DE SOCIETE:
ADRESSE :................................................................................................................................
TELEPHONE :.......................................................FAX :..........................................................
Email :.............................................................................................................
Ci-joint un chèque de.........................euros (CERFA)
Prise en charge d'un étudiant pour :
1 semaine 105 2 semaines 210 1 mois 450
3 mois 1.350 6 mois 2.500 1 année 5.000 Autre
..
Merci de me contacter pour plus de précisions
100% DES SOMMES COLLECTEES SONT ADRESSEES EN ISRAEL
BNP NIEL DEMOURS, COMPTE N° 00010032851 CLE RIB 02
CODE BANQUE : 30004 - CODE GUICHET : 01385











