Vous êtes :
Accueil » Religions» Judaïsme
Judaïsme
Chabbath Parachat Balak - Dvar Torah
Jai le plaisir de vous adresser le Dvar Thora de cette semaine avec lequel nous poursuivons le deuxième chapitre des «Maximes des pères» (Pirké Avoth).

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jérusalem Tel : 00 972 2 643 07 20 Fax : 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Chabbath Parachat Balak
9 juillet 2005 2 Tamouz 5765
Jérusalem Paris Montréal
Entrée : 19 h 10 21 h 31 20 h 22
Sortie : 20 h 27 22 h 51 21 h 35
Très chers amis,
Jai le plaisir de vous adresser le Dvar Thora de cette semaine avec lequel nous poursuivons le deuxième chapitre des « Maximes des pères » (Pirké Avoth).
Les commentaires sur le premier chapitre ont fait lobjet dun livre, le troisième volume de notre série « Dvar Thora ».
Dans le but de diffuser encore et toujours le message éternel de la Thora, nous envoyons ce Dvar Thora à des milliers de personnes francophones dans le monde via Internet.
Comme nous vous lavons déjà annoncé, la Yéchiva Daat Haïm est désormais installée dans de nouveaux locaux, situés face au Mont Herzl à lentrée de Bayit Vegan, 1, Rehov Hapisga, à Jérusalem (bâtiment Yad Harav Herzog où depuis 40 ans se succèdent les prestigieux commentateurs et chercheurs des 28 tomes de l'Encyclopédie Talmudique et de divers commentaires du Talmud)
Nous comptons sur laide de tous nos amis pour pouvoir assumer ce nouveau "challenge" qui permettra à la Yéchiva de poursuivre son essor.
Ce Dvar Thora est consacré à la guérison (refoua chelema) du fils de Rav Eliahou Elkaïm, Haïm Yéhouda ben Mazaltov.
Ici, à Jérusalem, ville éternelle, symbole de la pérennité du peuple juif, nous prions et agissons pour la Délivrance et la paix.
Avec notre plus cordial Chabbath Chalom,
Rav Chalom Bettan
***
Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jérusalem Tel : 00 972 2 643 07 20 Fax : 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Une assurance anti-angoisse
Par le Rav Eliahou Elkaïm
En pensant régler des problèmes, on entre, sans sen apercevoir, dans la spirale infernale de langoisse et des soucis. Nos maîtres nous enseignent quelques idées pour ne pas perdre de vue lessentiel
« Il disait : Multiplier la chair, cest multiplier les vers ; multiplier les richesses, cest multiplier les soucis ; multiplier les femmes, cest multiplier la sorcellerie ; multiplier les servantes, cest multiplier la débauche ; multiplier les esclaves, cest multiplier les vols. Multiplier la Thora, cest multiplier la vie ; multiplier laudience, cest multiplier la sagesse ; multiplier les conseils, cest multiplier lintelligence ; multiplier la charité, cest multiplier la paix. Acquérir un bon renom, cest acquérir pour soi-même ; acquérir la connaissance de la Thora, cest acquérir la vie du Monde futur. »
(Chapitre 2, Michna 4)
Pour commencer notre commentaire sur cette maxime, nous remarquerons demblée que Hillel a mis en parallèle laboutissement de la course vers les jouissances et les acquisitions matérielles, et celui de la recherche dune élévation spirituelle.
En quelques mots, il nous montre à quoi mène la recherche compulsive des plaisirs, et comment le même acharnement, dirigé vers des sphères plus élevées amène la sérénité et le bonheur.
Dans ce Dvar Thora, nous réfléchirons sur les premiers enseignements de Hillel.
Augmenter la chair, cest augmenter les vers (marbé bassar marbé rima) : la plupart des commentateurs (notamment Rabbénou Yitshaq, Rabbénou Ovadia) expliquent quil sagit de celui qui est particulièrement attiré par les plaisirs de la table, et qui, pour cela, va manger par simple et unique plaisir, ce qui évidemment va lui faire prendre du poids, « augmenter sa chair »...
Rachi, quand à lui, explique quil sagit de lexcès de la consommation de viande (bassar).
Lorsque manger de la viande est un acte contrôlé et mesuré, il apporte une joie saine (simha) à lhomme. Cest la raison pour laquelle consommer de la viande pendant les fêtes juives et le chabbath est un commandement, (Talmud Pessahim 109a).
En revanche, son excès est à éviter.
n Souffrance de lâme ?
Si lon a éclairci la première partie de la phrase, il reste à en comprendre la fin : de quels vers Hillel parle-t-il ?
Rabbénou Ovadia précise : « Il sagit des vers qui vont ronger les cadavres dans leurs tombes. Les vers qui rongent le mort sont une plus grande souffrance pour lui que des aiguilles qui auraient piqué sa chair de son vivant (Talmud Berahot 12b). »
Mais en quoi cette idée est inquiétante, puisque lhomme sait parfaitement que son corps nest pas éternel, et quil finira, quoiquil en soit, par se décomposer après sa mort.
En outre, il est bien évident quun cadavre ne ressent plus de sensation de douleur. Le Tossafot Yom Tov ajoute quil ne peut sagir dune souffrance liée à la honte ressentie par la famille devant la décomposition du corps de son proche, car personne ne voit ce qui se passe sous terre, dans la tombe.
Dans ces conditions, quelle est la signification des mots du Talmud ?
En réalité, répond le Tossafot Yom Tov, lâme, après sêtre séparée du corps, voit et ressent ce qui advient au corps qui était le sien, et cette dégradation lui procure une grande souffrance, même si elle nest pas physique.
Le Tossafot Yom Tov cite à ce sujet le Kol-bo (lun des maîtres de lépoque des Richonim), qui explique que lobligation denterrer un mort a pour motif datténuer la souffrance de son âme.
En effet, lâme ne peut supporter de voir le corps sans vie, sil nest pas enterré. Cest de cette souffrance de lâme dont parle le Talmud, qui utilise, pour nous la faire ressentir, une métaphore avec des aiguilles.
Dautres commentaires (Rabbénou Yitskaq, Tiféret Israël) expliquent le passage concernant les vers dans un sens différent.
Selon eux, il sagit des résultats immédiats de lexcès de nourriture, qui entraîne toutes sortes de maladies et dinfections, causés par les efforts demandés au système digestif, qui lusent et labîment.
n Souci inutile
Multiplier les richesses, cest multiplier les soucis. La deuxième partie de notre maxime touche un deuxième élément dangereux pour lhomme sil nest pas contrôlé : largent et les richesses.
Le terme utilisé en hébreu, déagua, que nous traduisons par soucis, ne signifie pas une souffrance ou une contrariété mais une hantise permanente de lavenir, due à la peur de perdre son argent, à cause de la dévaluation, de baisse du marché, et de concurrence déloyale (Tiféret Israël), ou encore à cause de voleurs et autres escrocs (Rachi).
Lauteur du Midrach Chmouel ajoute à cette angoisse, le souci permanent de celui qui sest enrichit de voir son argent fructifier, souci qui ne lui laisse aucun répit.
En effet, le fait de savoir quil pourrait manquer de faire une affaire, ou de rater un investissement le hante à chaque instant.
Rabbénou Yitshaq ajoute un dernier élément :
« Nos maîtres nous ont dévoilé lun des secrets de la nature humaine : Celui qui a cent veut obtenir deux cents, celui qui a deux cents veut obtenir quatre cents
Lhomme ne quitte jamais ce monde en ayant atteint ne serait-ce que la moitié ce quil aurait souhaiter posséder » (Midrach Kohélet Rabba 3-10).
Et si laugmentation des désirs est proportionnelle avec laugmentation des possessions, on comprend facilement que plus on possède et plus leffort pour atteindre ses rêves doit être grand.
En effet, pour atteindre son objectif, celui qui possède deux cents doit fournir un double effort par rapport à celui qui possède cent, Cest le sens de multiplier les richesses, cest multiplier les soucis.
Et cela représente donc deux fois plus de soucis !
Rabbi Haïm de Volozhine nous fait part de sa vision personnelle de cette maxime :
En réalité, lhomme ne décide en rien dans le domaine de sa réussite matérielle. Tout est décidé par D.ieu, et celui qui se lance dans la course à largent nen gagnera pas plus que ce qui lui a été accordé là-haut.
Cet homme se sera seulement ajouté une tension permanente et un souci inutile dans la mesure où ces efforts nauront pas été la raison réelle de son enrichissement (Rouah Haïm ibid.).
n Les moyens de sa mission
Le Midrach Chmouel conclut en disant que cette maxime ne concerne que ceux qui se sont lancés dans la course à largent et croient que les acquisitions matérielles seront la source de leur bonheur, mais ne concerne en aucun cas ceux qui sont riches presque involontairement, bénis par labondance, mais qui ne sont pas aveuglés par lappât du gain.
Ces derniers comprennent que le Créateur leur a donné tant de richesses afin de les utiliser pour faire le Bien, réalisant ainsi leur mission.
Il est intéressant de citer le Steipler (Rabbi Yaakov Israël Kanievski zatsal), dans son ouvrage « Hayé Olam » (p.13) :
« Sache que la différence entre la souffrance de celui qui perd un dixième de son bien et celui qui en perd la totalité nest pas proportionnelle.
Cette différence est plus petite que la différence entre leurs pertes respectives.
Dans les deux cas de figure, la souffrance sera profonde, et accaparera presque toutes les forces de celui qui a été frappé par cette perte.
De la même façon, une légère atteinte à son honneur lui causera presque la même peine quun affront en public.
La souffrance et le plaisir du pauvre sont de la même intensité que la souffrance et le plaisir du riche.
Ainsi, le malheureux qui a enfin pu sacheter une chèvre dont il pourra jouir du lait, ressent la même sensation de joie que le riche qui a réalisé une très bonne affaire, qui lui aura fait gagner des millions.
Et la souffrance du riche qui na pas réussi à atteindre son but est aussi forte que celle du pauvre qui na pas de pain.
La plupart des plaisirs des riches, après quils sy soient habitués, ne leur apportent pas plus de satisfaction que celles que ressent un pauvre quand il jouit dun bon repas, fait de pain et de légumes. »
On le voit, la spirale vers largent et les plaisirs de ce monde est vaine, sans fin et bien souvent frustrante.
Cest lun des secrets de nos Sages qui nous permettent de trouver le chemin vers la sérénité et le bonheur.
Chabbath Chalom
BULLETIN DE SOUSCRIPTION
Association Loi de 1901
12, rue Notre Dame des Victoires - 75002 PARIS
Tel : 01.42.27.21.11 - FAX : 01.42.27.54.91
Email : daat.haim@piximel.com
NOM ET PRENOM :
.
NOM DE SOCIETE:
ADRESSE :................................................................................................................................
TELEPHONE :.......................................................FAX :..........................................................
Email :.............................................................................................................
Ci-joint un chèque de.........................euros (CERFA)
Prise en charge d'un étudiant pour :
1 semaine 105 2 semaines 210 1 mois 450
3 mois 1.350 6 mois 2.500 1 année 5.000 Autre
..
Merci de me contacter pour plus de précisions
100% DES SOMMES COLLECTEES SONT ADRESSEES EN ISRAEL
BNP NIEL DEMOURS, COMPTE N° 00010032851 CLE RIB 02
CODE BANQUE : 30004 - CODE GUICHET : 01385
Mis en ligne le 8 juillet 2005, par M. Macina , sur le site upjf.org











