Islam
Culture française contestée par l'islamisme, d'après I. Rioufol
Il ne suffira pas que le Ministre de l’éducation nationale rétablisse "l'autorité et l'autonomie des enseignants, pour que l'école retrouve son ambition intellectuelle", estime Ivan Rioufol dans son Bloc-Notes du Figaro, cette semaine. Selon le journaliste, dont on connaît la perspicacité et le courage politique, "le mal est plus profond : il tient aussi au manque de motivation de l'Education nationale à défendre l'héritage français, remis en cause au nom de l'accueil des identités nouvelles".
Rioufol fait allusion à un "rapport de l'inspection générale de l'Education nationale, révélé en juillet par Le Figaro, décrivant «l'accomplissement, en quelques années, de l'islamisation» de quartiers entiers, dans les banlieues mais aussi dans les bourgs des campagnes".
Ce rapport signale que, "dans nombre d'établissements, la mixité est remise en question par les garçons". Que "des petits refusent de chanter, de danser, de dessiner un visage, pour des raisons religieuses. Des élèves contestent Rousseau, trouvent Cyrano de Bergerac et Madame Bovary licencieux. D'autres s'interdisent d'utiliser le signe + parce qu'il ressemble à une croix !"
Toujours selon le rapport, précise Rioufol, "même le personnel se prête à ce prosélytisme. Des emplois-jeunes ont permis à des «grands frères» de pénétrer dans les établissements. L'entrisme [noyautage] est observé également parmi les assistants d'éducation, les instituteurs, les professeurs de lycée professionnel. Il n'est plus exceptionnel d'observer, dans les instituts de formation, des maîtres (IUFM), des étudiantes voilées et des barbus qui n'ont plus rien des hussards noirs de la République".
C’est là, conclut Rioufol, "une réalité aberrante dont le gouvernement ne veut pas s'alarmer. Désintérêt, manque de courage ?"
D’après Ivan Rioufol
© upjf.org avec Le Figaro
Mis en ligne le 16 janvier 2005 sur le site www.upjf.org.











