Islam
Ramadan et l'Etat d'Israël, ou l'art du double discours, V. Perez
09/12/04 Ce professeur d’islamologie (c’est ainsi qu’il se présente) fut, à l’invitation des forums de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, invité à répondre aux internautes -particulièrement préoccupés par son double discours - sur des thèmes divers, tels la place de l’islam au sein des démocraties, ou encore le conflit du Proche-orient. Jeu de questions et réponses qui nous permettent, ainsi, de connaître avec précision, notamment sur ce dernier sujet, sa vision d’un « règlement pour une paix juste et durable dans cette région » (sic). Qu’on en juge.
[Extraits – L’intégralité de l’échange du 09/12/2004 avec Tariq Ramadan, dans le "Forum Perm@nent" du Nouvel Observateur, figure à l’adresse
www.nouvelobs.com/forum/archives/forum_196.html. (Note de la Rédaction d’upjf.org)].
Q : « (…) acceptez-vous, reconnaissez-vous l’État d’Israël, État à majorité juive, dans les frontières internationalement reconnues d’avant 1967 ? Ou souhaitez-vous le démantèlement de l’entité sioniste ? (…) »
R : « L’État d’Israël est un fait. Ce que je veux, c’est la reconnaissance des droits des Palestiniens à vivre de façon juste et à égalité de droits avec les autres nations du monde. Mon souhait est l’État unique qui accueille des juifs, des chrétiens, des musulmans et d’autres confessions et appartenances, sur la base de l’égalité devant la loi et la citoyenneté commune. L’idée des deux États selon les frontières de 1967 est fondamentale, mais elle ne peut qu’être une étape : la finalité doit être le vivre ensemble égalitairement dans un État commun. Celui qui ne veut ni de deux États (et surtout pas dans les frontières de 1967) ni d’un seul est, aujourd’hui, Ariel Sharon. »
Q : « Pourquoi, sous prétexte du souhait d’un vaste État palestinien englobant les Juifs, niez-vous à Israël le droit d’exister ? »
R : « Il faut que nous nous mettions d’accord sur ce que vous entendez par l’État d’Israël : un État fermé, exclusivement pour les Juifs, à l’exception de tous les autres ? Avec des citoyennetés de différentes classes ? Je crois que cela est la mort de cet État : il faut vivre ensemble, s’ouvrir à toutes les appartenances et construire un État qui ne se transforme pas en forteresse assiégée parce que l’on veut y préserver une appartenance exclusive. Je crois que c’est la seule façon d’exister aujourd’hui. »
Seuls les ignorants de la pensée ramadienne en resteront bouche bée. Raisonnement qui conteste subrepticement, au seul peuple juif, son droit de disposer d’un pays indépendant - contrairement à tous les autres peuples de la planète sans exception - où sa religion, sa culture, sa langue, ses lois et ses valeurs seront les normes, cependant dans le respect des valeurs universelles et des lois internationales.
Peut-on, par ailleurs, concevoir, un court instant, que le 'Professeur' Tariq Ramadan ignore l’histoire tragique des deux millénaires passés du peuple juif ? Bien sûr que non. Ce qui ne l’empêche nullement de [s’affranchir] de toute réflexion sur le devenir de ce peuple, si le « souhait d’un État unique » [s’accomplissait], et [qu’]une majorité musulmane - éduquée dans la haine de l’autre - prenait les rênes du pouvoir en Israël.
Sauf à rêver d’une communauté musulmane internationale, où les valeurs démocratiques et Droits de l’Homme seraient les règles (ce qui est inimaginable, au minimum, pour les deux à trois décennies à venir), l’errance et la souffrance seraient à nouveau le lot quotidien d’Israël.
C’est ainsi que ce qui est prôné, sous prétexte de lutte antiraciste et humaniste, et par [le biais du] double discours [dont ce] 'professeur' est [coutumier], [c’est] l’ÉRADICATION de l’État d’Israël.
C’est, pour le moins, le signe d’une grande "hostilité à l’encontre du peuple juif et de ses membres" - ce que tout dictionnaire francophone désigne comme [étant de] l’"ANTISEMITISME". Hostilité déjà confirmée, il y a peu, par l’établissement d’une liste de personnalités qui défendent l’État d’Israël, [AU MOTIF qu’ils sont] de confession juive, ou d’origine [juive], ou [assimilés].
Double discours donc, qui démontre encore une fois le vrai visage de celui qui ose, par ailleurs dans le texte [?], affirmer que « les juifs sont nos frères en humanité. »
Le tout est de savoir de quelle humanité parle [Tariq Ramadan] ?
Victor Perez
© perezvictortele2.fr *
* Reproduction libre
Mis en ligne le 10 décembre 2004 sur le site www.upjf.org.
[Extraits – L’intégralité de l’échange du 09/12/2004 avec Tariq Ramadan, dans le "Forum Perm@nent" du Nouvel Observateur, figure à l’adresse
www.nouvelobs.com/forum/archives/forum_196.html. (Note de la Rédaction d’upjf.org)].
Q : « (…) acceptez-vous, reconnaissez-vous l’État d’Israël, État à majorité juive, dans les frontières internationalement reconnues d’avant 1967 ? Ou souhaitez-vous le démantèlement de l’entité sioniste ? (…) »
R : « L’État d’Israël est un fait. Ce que je veux, c’est la reconnaissance des droits des Palestiniens à vivre de façon juste et à égalité de droits avec les autres nations du monde. Mon souhait est l’État unique qui accueille des juifs, des chrétiens, des musulmans et d’autres confessions et appartenances, sur la base de l’égalité devant la loi et la citoyenneté commune. L’idée des deux États selon les frontières de 1967 est fondamentale, mais elle ne peut qu’être une étape : la finalité doit être le vivre ensemble égalitairement dans un État commun. Celui qui ne veut ni de deux États (et surtout pas dans les frontières de 1967) ni d’un seul est, aujourd’hui, Ariel Sharon. »
Q : « Pourquoi, sous prétexte du souhait d’un vaste État palestinien englobant les Juifs, niez-vous à Israël le droit d’exister ? »
R : « Il faut que nous nous mettions d’accord sur ce que vous entendez par l’État d’Israël : un État fermé, exclusivement pour les Juifs, à l’exception de tous les autres ? Avec des citoyennetés de différentes classes ? Je crois que cela est la mort de cet État : il faut vivre ensemble, s’ouvrir à toutes les appartenances et construire un État qui ne se transforme pas en forteresse assiégée parce que l’on veut y préserver une appartenance exclusive. Je crois que c’est la seule façon d’exister aujourd’hui. »
Seuls les ignorants de la pensée ramadienne en resteront bouche bée. Raisonnement qui conteste subrepticement, au seul peuple juif, son droit de disposer d’un pays indépendant - contrairement à tous les autres peuples de la planète sans exception - où sa religion, sa culture, sa langue, ses lois et ses valeurs seront les normes, cependant dans le respect des valeurs universelles et des lois internationales.
Peut-on, par ailleurs, concevoir, un court instant, que le 'Professeur' Tariq Ramadan ignore l’histoire tragique des deux millénaires passés du peuple juif ? Bien sûr que non. Ce qui ne l’empêche nullement de [s’affranchir] de toute réflexion sur le devenir de ce peuple, si le « souhait d’un État unique » [s’accomplissait], et [qu’]une majorité musulmane - éduquée dans la haine de l’autre - prenait les rênes du pouvoir en Israël.
Sauf à rêver d’une communauté musulmane internationale, où les valeurs démocratiques et Droits de l’Homme seraient les règles (ce qui est inimaginable, au minimum, pour les deux à trois décennies à venir), l’errance et la souffrance seraient à nouveau le lot quotidien d’Israël.
C’est ainsi que ce qui est prôné, sous prétexte de lutte antiraciste et humaniste, et par [le biais du] double discours [dont ce] 'professeur' est [coutumier], [c’est] l’ÉRADICATION de l’État d’Israël.
C’est, pour le moins, le signe d’une grande "hostilité à l’encontre du peuple juif et de ses membres" - ce que tout dictionnaire francophone désigne comme [étant de] l’"ANTISEMITISME". Hostilité déjà confirmée, il y a peu, par l’établissement d’une liste de personnalités qui défendent l’État d’Israël, [AU MOTIF qu’ils sont] de confession juive, ou d’origine [juive], ou [assimilés].
Double discours donc, qui démontre encore une fois le vrai visage de celui qui ose, par ailleurs dans le texte [?], affirmer que « les juifs sont nos frères en humanité. »
Le tout est de savoir de quelle humanité parle [Tariq Ramadan] ?
Victor Perez
© perezvictortele2.fr *
* Reproduction libre
Mis en ligne le 10 décembre 2004 sur le site www.upjf.org.











