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Mohammed Sifaoui sur Tariq Ramadan et les Frères musulmans
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Mohammed Sifaoui *, Lettre aux islamistes de France et de Navarre.
Septembre 2004, éditions du Cherche Midi. ISBN : 2-7491-0287-1

* D’origine algérienne, Mohammed Sifaoui est grand reporter pour la presse écrite et la télévision et est l’auteur, aux éditions du Cherche-Midi, de La France malade de l’islamisme, Mes frères assassins, et de Sur les traces de Ben Laden.


Résumé du livre, sur le site de l’éditeur


« Je m’adresse à vous depuis déjà maintenant plusieurs années à travers des articles, reportages, documentaires, ouvrages et autres tribunes médiatiques. Je me suis adressé aussi à vous à travers des conférences, des colloques, des séminaires, bref, je crois avoir utilisé tous les moyens sauf le plus simple, celui de vous écrire une lettre. Une lettre ouverte que toute femme et tout homme pourrait lire, une lettre accessible à tous les citoyens, enfin une lettre, j’en suis convaincu, que beaucoup de musulmanes et de musulmans auraient aimé vous adresser.

Le problème auquel j’étais confronté jusque-là, consistait à savoir quel serait le meilleur destinataire du propos contenu dans mon épître. Je recherchais votre chef ou votre cheikh, votre maître à penser ou votre maître tout court, votre général, ou si vous préférez, votre émir. Fallait-il le rechercher dans le monde des vivants ou dans le monde des morts ? Etait-il connu ? Fallait-il envoyer ma missive à Oussama Ben Laden ou à Mohamed Ibn Abdelwaheb (1) ? À Tariq Ramadan ou à Hassan Al Benna (2) ? À Mohamed Atta ou à Abou Qatada (3) ? À Hassan Hattab (4) ou à Ali Benhadj (5) ? À Djamel Zougam (6) ou à Abou Mossab Al-Zarqaoui (7) ? Finalement je me suis décidé depuis peu. Mon épître est adressée à tous.

Non ! Évidemment je ne vous mets pas tous sur un pied d’égalité. Même l’occident fait bien la différence entre vous. Même les médias savent que parmi vous il existe des « radicaux » et des « modérés ». Des courants gauchisants estiment même que certains d’entre vous son « inoffensifs ». D’ailleurs, ils n’hésitent pas à affubler ces derniers du statut d’« intellectuel musulman ».

Après cette brève introduction, je vais entrer dans le vif du sujet. À l’instar de l’opinion publique internationale, à l’instar de beaucoup de citoyens français et comme l’écrasante majorité des musulmans, je ne cesse de me poser des questions. J’ai pu avoir des réponses à certaines d’entre elles mais je vous avoue qu’il subsiste dans ma tête plusieurs zones d’ombres.

Questions à poser et thèmes à aborder

Pourquoi certains d’entre vous tuent pendant que d’autres approuvent à travers un silence assassin ?
Pourquoi tant de haine dans vos cœurs alors que la religion musulmane appelle à l’amour et à la fraternité ?
Vous défendez une idéologie, non pas une religion : avouez-le !
Vos frustrations : et si on en parlait ?
L’instrumentalisation de la religion, la manipulation des jeunes et j’en passe, ce sont des arts dans lesquels vous excellez, je l’avoue.
Vos contradictions : vous en êtes conscients ?
Bush et Sharon ? Je le sais, ils vous nourrissent à travers leur politique.
Vos armes c’est les bombes ; nos armes, c’est la démocratie, la liberté et la justice. »

M. S.

1) Fondateur du wahhabisme et de l’Arabie saoudite.
2) Fondateur de la confrérie des frères musulmans.
3) Idéologue proche de Ben Laden en détention en Grande-Bretagne.
4) Ancien chef du GSPC, un groupe terroriste algérien.
5) N° 2 du Front islamique du salut, le parti islamiste algérien aujourd’hui interdit.
6) Principal suspect dans les attentats de Madrid.
7) Un cadre d’Al-Qaïda chargé des opérations terroristes dans le Golfe.


Quelques extraits **

[Sifaoui s’adresse ici aux islamistes]

….Cette manière d’agir est devenue classique. Elle est désormais connue, y compris en France où vous avez su introduire, outre le wahhabisme, l’idéologie de Hassan Al-Banna, fondateur des Frères musulmans. En effet, le discours totalitaire n’est pas uniquement le fait des wahhabites. Il suffit de lire le programme des Frères musulmans dans son intégralité pour comprendre un certain nombre de choses. Il est devenu nécessaire pour vous d’utiliser ce discours sans modération dans les sociétés occidentales, et particulièrement en France où vous tentez de surfer sur la méconnaissance de la société autour des questions islamiques. En apparence lisse, en réalité communautariste voire extrémiste, œ discours rejette, avec beaucoup de subtilité, les différences et, sournoisement, appelle les musulmans à se replier sur eux-mêmes. Vous voudriez que vos lois prévalent sur celles de la République ! Vous vous gardez naturellement d’annoncer clairement la couleur. Vous préférez vous confiner dans ce discours hypocrite pour pouvoir, d’un côté, vous faire inviter à la table de la République et, d’un autre, gagner en respectabilité pour renverser, le moment voulu, cette même table et pourquoi pas les principes de cette même République !

Je ne pouvais pas vous écrire cette lettre sans évoquer Tariq Ramadan ou plus précisément le « frère Tariq », comme vous l’appelez souvent. D’abord, je tiens à préciser que je m’interdis de le comparer à Oussama Ben Laden ou aux vulgaires assassins qui tentent de terroriser la planète. Tariq Ramadan est un militant politique, mais certainement pas un terroriste. Néanmoins, je suis très critique à son égard et ce, pour des raisons que j’évoquerai plus loin (…)

….Pour revenir à Tariq Ramadan, je suis de ceux qui affirment que ce dernier n’est rien d’autre qu’un intégriste musulman. Je ne pense même pas que ce soit un « intellectuel» au sens large du terme. Un intellectuel est continuellement traversé par le doute. Tariq Ramadan n’a souvent que des certitudes. Des certitudes sur la manière avec laquelle les musulmans doivent s’intégrer. Des certitudes sur les ambitions de la « communauté musulmane ». Des certitudes sur le bien-fondé du parcours de son grand-père, Hassan AI-Banna. Et j’en passe… Tariq Ramadan défend, de plus, des positions extrêmement ambiguës. Sur la mixité, sur l’enseignement ou encore sur les violences exercées contre les femmes, il tient des discours qui se rapprochent davantage de ceux d’un idéologue islamiste que de ceux d’un intellectuel européen. Mais ce qui est curieux dans tout ceci, c’est surtout le type de soutiens dont il bénéficie dans certains milieux universitaires, médiatiques ou politiques, que œ soit en France ou en Suisse.

Des milieux qui n’accepteraient jamais et qui combattraient certainement les discours de Ramadan s’ils étaient tenus par un intellectuel non musulman, un curé ou un universitaire athée. Imaginons justement la réaction de certains membres de l’ extrême gauche – voire de la gauche tout court – si un curé, par exemple, demandait un moratoire sur la lapidation des femmes adultères.

Imaginons aussi les diatribes de certains journalistes si le ministre de l’Éducation demandait que les filles et les garçons soient séparés dans les piscines. Bref, on se rappelle tous le tollé suscité par cette pauvre Christine Boutin quand elle avait osé brandir la Bible durant une séance parlementaire. Je suis certain que si on avait remplacé Boutin par Ramadan et la Bible par le Coran, il y aurait eu moins de contestation, à l’intérieur et à l’extérieur de l’hémicycle.

J’ai remarqué qu’un tas de complexes habitaient certains parmi ces non-musulmans qui soutiennent aujourd’hui Ramadan et qui tentent de porter très haut son discours. Le plus frappant de ces complexes est celui de l’ancien colonisateur. Généralement, ce sont des gens qui disent : « Nous avons fait tant de mal à ces musulmans, laissons-les aujourd’hui faire et dire ce qu’ils veulent. » D’autres, je le pense, doivent cacher un racisme au plus profond d’eux-mêmes et préfèrent – pour être politiquement corrects – avoir un «pote» musulman qu’ils soutiendront jusqu’au bout même quand il dira ou fera des choses contraires à leurs convictions personnelles. Et enfin, une troisième catégorie doit se dire, parlant des musulmans : « Laissons-les s’occuper de religion puisque, de toute manière, ils ne savent pas faire autre chose. » Je n’oublierai pas naturellement ces nostalgiques de l’extrême gauche qui voient dans les islamistes des «révolutionnaires» qui leur rappellent probablement leur jeunesse ou ce qu’ils auraient aimé être : des «fouteurs de merde».

C’est la seule analyse objective que je peux faire aujourd’hui au vu de ce que je constate et de ce que j’entends, ici et là. Et c’est aussi l’analyse que je peux faire sur Tariq Ramadan à partir de ses propres écrits et discours. Des propos et des discours d’intégriste musulman. Mais d’abord, je vous donnerai ma définition de l’intégrisme. Ce terme était traditionnellement utilisé pour qualifier les extrémistes chrétiens. Mais je crois qu’il s’adapte parfaitement à vous. Pourquoi ? Un intégriste est un religieux qui refuse toute évolution. En somme, c’est quelqu’un qui prône une lecture littérale des textes sacrés.

C’est le cas de Tariq Ramadan. Un homme qui proclame : «La France est ma situation géographique et l’islam ma raison de la vie et de la mort», est-il ou non intégriste ? Je pense que oui ! D’abord, parce que c’est quelqu’un qui met la croyance personnelle au dessus de la citoyenneté, qui devient, pour lui, un élément quasiment accessoire. Ensuite, parce qu’il incite à négliger les principes de laïcité. En affirmant haut et fort : «Je dois respecter les lois du pays où je vis, à condition que celles-ci ne soient pas en contradiction avec les lois islamiques», est-il intégriste ? Oui ! Parce qu’il considère que le spirituel prime sur le temporel. Ce qui est contraire aux principes laïques qui mettent les lois républicaines au-dessus de tout et tiennent toutes les religions à équidistance les unes des autres. Quelqu’un qui refuse de condamner la lapidation des femmes et qui ne propose publiquement qu’un «moratoire» ne peut être qu’un intégriste. D’autant plus qu’il aurait pu expliquer qu’en islam la lapidation est une sanction de dissuasion et que les conditions de son application sont pratiquement impossibles à réunir. Il aurait pu raconter dans quelles conditions les premières lapidations avaient eu lieu en islam, tout le monde – lui en premier – aurait compris qu’il était impossible de l’appliquer aujourd’hui. Enfin, quelqu’un qui dit dans l’un de ses discours : «Quand t’es en prison avec ton frère, t’es plus en prison», ne peut être qu’un intégriste au message pour le moins ambigu. Oui ! Tariq Ramadan est un intégriste, mais cela ne fait pas de lui pour autant un terroriste. Il n’empêche que sa responsabilité est, de mon point de vue, engagée puisque, s’il n’incite pas directement au terrorisme, on ne trouve pas dans son discours une dénonciation claire de ce fléau.

Il justifie ces actions injustifiables en expliquant que si le terrorisme est «condamnable», il faudrait également mettre en évidence les raisons qui ont poussé des jeunes à aller vers des actions terroristes. Approche scandaleuse de la part de quelqu’un qui se veut moderniste. Approche d’autant plus scandaleuse qu’il aurait pu utiliser sa notoriété auprès de certains jeunes musulmans pour condamner fermement l’intolérable. Mais Ramadan préfère «condamner» en rajoutant presque systématiquement des «mais». Or, lorsqu’on rajoute ces «mais», c’est pour justifier et non pas pour expliquer. La condamnation d’un acte terroriste doit être formulée d’une manière claire avec un discours clair. On condamne d’abord et on explique ensuite, cela est possible. Condamner tout en expliquant, c’est tout simplement justifier.

Avec ses beaux discours, il pense pouvoir endormir des auditoires occidentaux, mais il ne pourra jamais m ‘hypnotiser ainsi que ceux qui suivent son parcours depuis plusieurs années… Dans un de ses livres, Tariq Ramadan estime que certains cours de biologie, de philosophie ou d’histoire peuvent contenir des «enseignements contraires aux valeurs islamiques». Si vous le croisez, priez-le de vous préciser lesquels. Demandez-lui comment un cours de biologie peut être contraire aux valeurs islamiques, comment un cours de philosophie ou un cours d’histoire peuvent titiller la susceptibilité des musulmans. Ses réponses seront utiles à tous.

Par la même occasion, si jamais vous le croisez, il pourra vous énumérer les «cinquante demandes» de son grand-père. Demandes dans lesquelles Hassan Al-Banna, le fondateur des Frères musulmans, résumait son programme politique et pointait du doigt la mixité, l’enseignement des filles, le théâtre, le cinéma, la musique, et j’en passe. Demandez-lui donc de vous parler en détail du programme de son grand-père, il en parle tellement peu alors qu’il ne cesse de faire l’apologie de ce même grand-père qui, comme vous le savez, a inspiré un nombre incalculable de mouvements terroristes à travers le monde.
Naturellement, il dira que cela est faux. Dites-lui alors qui a assassiné le président Anouar Al-Sadate, ou d’autres hommes politiques égyptiens avant lui. N’est-ce pas les Frères musulmans, des émules de Hassan Al-Banna ? Et, par la même occasion, demandez-lui pourquoi, lui, l’intellectuel, l’universitaire a fait pression pour empêcher la représentation d’une pièce de théâtre, en 1993, à Genève. Une pièce écrite par Voltaire au XVIIIe siècle. Laquelle pièce avait d’ailleurs été interdite par l’Église catholique, ou plus précisément par des intégristes catholiques, du vivant de Voltaire. Curieuses similitudes. Bref, si vous croisez Ramadan, saluez-le de ma part. Dites-lui simplement que les masques sont tombés. Il comprendra, c’est un code entre nous…

………………………………………..

«Le Coran est notre constitution.» Tel est le slogan de la confrérie des Frères musulmans. Ce slogan résume votre programme politique, économique et social. À travers cette approche, il y a une problématique qui est posée de fait. Le Coran ne peut être considéré comme constitution qu’à travers son interprétation et la jurisprudence qui résulte du texte sacré. Si nous sommes d’accord sur le caractère sacré du texte coranique, je ne peux accepter la sacralisation opérée par certains de vos ancêtres, et néanmoins idéologues, à partir des interprétations qui ont été faites jusque-là.

D’Ibn Taymiya à Hassan Al–Banna, tous vos théoriciens ont donné au Livre une interprétation qui reste forcément le résultat de leur vision propre, de leur compréhension personnelle, de leur approche du texte coranique, et tout ceci s’est effectué dans un contexte politique, économique, historique et social très précis.

Pour que nous puissions éventuellement débattre un jour en toute sérénité, il faudrait que vous consentiez d’abord à désacraliser les travaux effectués par vos références idéologiques. Il faudrait reconsidérer les travaux d’Ibn Taymiya, de Mohamed Ibn Abdelwaheb, de Abd Al- Âla Al-Mawdoudi, de Hassan Al-Banna et de bien d’autres….

………………………………………..

Car, même dans la conjoncture d’une Égypte colonisée, son peuple opprimé et privé de liberté, il n’était pas possible d’accepter, dans sa globalité, la pensée de Hassan Al-Banna, puisque certains aspects évoqués par le fondateur des Frères musulmans prouvent que le programme politique de cette organisation ne visait qu’à mettre en place un système totalitaire. Et je vous citerai certaines des recommandations de Hassan Al-Banna rédigées en 1936, que ses petits-fils, Tariq et Rani Ramadan, se gardent bien de divulguer lors de leurs apparitions dans les médias européens. Dans un de ses livres, Tariq évoque brièvement le programme de son grand-père en des termes superficiels. Il écrit : «Il (Hassan Al-Banna) appelle les gouvernants à prendre leurs responsabilités en revenant aux enseignements islamiques et en créant un front uni sous cette bannière». Au terme de son propos, il présente «quelques étapes de la réforme concrète», connues sous l’intitulé «les cinquante demandes»…

Les «cinquante demandes», je suis certain que beaucoup d’entre vous ne les ont jamais lues. Je vous en livre quelques-unes. Dans le domaine politique et juridique, Hassan Al-Banna appelait à «fortifier l’armée et multiplier les phalanges de jeunes en les éduquant à la ferveur de la guerre sainte». Ceci déjà pour répondre à votre «frère» Tariq, qui continue de prétendre que son grand-père n’avait jamais incité à la violence. A vrai dire, j’en veux plus au petit-fils qui tente de travestir des réalités historiques, pour ne garder qu’une présentation apologétique de son grand-père, qu’à ce même grand-père qui a énoncé ses «demandes» dans le contexte particulier d’une situation coloniale.

Le problème majeur réside surtout dans les autres «demandes» de Hassan Al-Banna. En effet, comment interpréter la «demande» numéro 6, qui précise qu’il faut «contrôler le comportement personnel des fonctionnaires sans distinguer l’aspect privé de la responsabilité publique» ; ou encore la demande numéro 10, qui stipule qu’il faudrait «confier certaines fonctions militaires et administratives aux diplômés d’Al-Azhar (Université théologique du Caire)».

Dans le domaine social et scientifique, le fondateur des Frères musulmans préconisait qu’il fallait «initier le peuple au respect des mœurs et rendre publiques les prescriptions relatives à la loi ; montrer de la fermeté dans l’application des sanctions pénales relatives aux mœurs» ; ou, pire encore, «revoir les méthodes d’enseignement des filles, faire obligatoirement la différence entre ces méthodes et celles appliquées aux garçons, au cours de tous les cycles d’enseignement». Et enfin un classique, «interdire la mixité entre étudiants et étudiantes ; considérer tout contact mixte en tête à tête comme un crime susceptible d’être sanctionné».

Ce sont là quelques points parmi d’autres puisque j’ai volontairement omis de vous citer tout œ qui a trait au «contrôle qui doit être exercé» sur le théâtre, le cinéma, la musique, etc.

Ce qu’il y a d’extraordinaire c’est qu’avec tout cela, vous arrivez à faire croire à certains milieux occidentaux que l’idéologie des Frères musulmans est «modérée». De ce point de vue, vous êtes réellement très forts. Comme je l’ai mentionné précédemment, ces mêmes milieux occidentaux, le plus souvent de gauche, acceptent pour les musulmans ce qu’ils ne tolèrent pas habituellement dans d’autres pans de la société. Et cela, pour moi, est une forme de racisme. En réalité, les milieux qui vous soutiennent estiment que la modernité, la démocratie, les droits de l’homme, la liberté, et j’en passe, c’est bien pour tout le monde, sauf pour les musulmans qui peuvent, eux, être enfermés dans un dogme totalitaire, voire fasciste.

Et c’est là le cœur de mon propos. Tout œ que vous défendez n’est pas la religion musulmane mais une idéologie extrémiste. Vous ne concevez la religion que sur la base des interdits. Comme si l’islam avait été révélé uniquement pour brimer des êtres humains, leur interdire tout, partout, tout le temps.

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Mohammed Sifaoui

© Editions du Cherche-Midi


** Extraits aimablement communiqués par D.W.

Mis en ligne le 16 octobre 2004 sur le site www.upjf.org.
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