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Réactions des médias arabes à 'La Passion du Christ', A. Dankowitz
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20 avril 2004

MEMRI

THE MIDDLE EAST MEDIA RESEARCH INSTITUTE


Enquêtes et Analyses n° 171

www.memri.org/bin/french/latestnews.cgi?ID=IA17104

Traduction française par Menahem Macina pour Memri et upjf.org
Original anglais sur le site de Memri : www.memri.org/bin/articles.cgi?Page=archives&Area=ia&ID=IA17104


Le film de Mel Gibson, 'La Passion du Christ', actuellement projeté dans le monde arabe, remporte un succès auprès du public arabe et de quelques dirigeants arabes. Par exemple, le Président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, l'a qualifié d’"émouvant et historique" (1), et le Président libanais, Emile Lahoud, en a fait l’éloge comme étant une "production objective... qui est basée sur les Ecritures du Nouveau Testament" (2).

D'un point de vue islamique, le film soulève deux problèmes fondamentaux: Tout d'abord, il dépeint la crucifixion et la mort de Jésus. Or, selon l'Islam, Jésus n'a été ni tué, ni crucifié, mais enlevé au ciel par Allah, et c’est son "apparence" qui a été crucifiée à sa place. L’identité de cette "apparence" oscille entre celle du juif que les Romains ont contraint à aider Jésus à porter sa croix, celle de Judas Iscariote, qui a trahi Jésus et l'a livré aux Romains, et celle d’un des apôtres (3). Le Coran parle de l'opposition des Juifs à Jésus et aux apôtres, mais affirme aussi clairement que les Juifs ne l'ont ni tué ni crucifié (Coran 4: 157-158).

Le deuxième problème que pose le film est qu'il dépeint réellement Jésus. Les légistes musulmans interdisent la représentation des prophètes et des messagers sous quelque forme physique que ce soit, affirmant que de simples mortels ne peuvent atteindre leur niveau et sont donc incapables de les dépeindre correctement. Le Dr Muzammil Siddiqi, ancien président de la Société islamique d'Amérique du Nord (ISNA) donne la position islamique à l’égard du film:

"Je ne recommande pas aux musulmans de voir ce film ou aucun autre film dépeignant la vie des prophètes d’Allah, et certainement pas ceux qui ne sont pas basés sur des sources authentiques. Nous ne sommes pas censés soutenir ou favoriser le mensonge au nom d'Allah et de ses prophètes et messagers. Le film 'La Passion du Christ' est une exagération et une mise en scène de prétendus événements de la vie de Jésus... Le concept de sa crucifixion est totalement faux. Elle n’a jamais eu lieu... Cependant, si quelqu'un a une solide connaissance de l'Islam et veut corriger les idées fausses des autres et, pour cette raison, veut voir le film, il y est autorisé. Mais, de manière générale, nous devrions décourager les musulmans de voir ce type de film." (4).

Ci-après des réactions émanant de tout le monde arabe et musulman à 'La Passion du Christ'.


Les évangiles ont été falsifiés

Muhammad Mubarak Jum'a, chroniqueur au Akhbar Al-Khaleej, tente d’aplanir [la contradiction] entre le Nouveau Testament, qui affirme que Jésus a été crucifié et est réellement mort, et le Coran, qui affirme que Jésus n'est pas mort et n’a pas été crucifié, mais a été enlevé au Paradis par Allah. Selon Jum'a, les quatre évangiles qui ont cours aujourd'hui dans le monde chrétien ont été inventés au bénéfice du clergé chrétien:

"Le récit de la crucifixion du Christ et de sa mort pour l'absolution [des péchés de l'homme]... a fourni au clergé [chrétien] l’occasion d’implanter dans les esprits humains une idée-force, à savoir : qu'il y a un intermédiaire entre l'homme et son Créateur, et donc que des sacrifices sont nécessaires pour obtenir l'absolution. De nombreux clercs ont pu exploiter cette idée et amasser de grandes fortunes..." (5)


Le film est 'Un courageux défi lancé à la puissance des Juifs'

Dans le quotidien gouvernemental égyptien Al-Ahram, 'Adel Hamooda décrit le film en détail, en soulignant un certain nombre de points.

"Non seulement le film dépeint les 12 dernières heures de la vie du Christ", explique-t-il, "mais il constitue un courageux défi lancé à la puissance politique, financière et médiatique des Juifs, qui ont réussi à se disculper de tous les crimes qu'ils ont commis partout, au fil de l'histoire, y compris celui de se laver les mains du sang du Christ..."

'Adel Hamooda explique que tous les Juifs ont soutenu les prêtres jusqu’à la crucifixion de Jésus, certains ouvertement, d’autres tacitement. Il se concentre alors sur le symbolisme du Diable dans le film:

"Dans chaque scène où le diable est dépeint, il apparaît derrière les prêtres et les Juifs assassins. On ne le voit pas derrière Judas Iscariote, ni derrière les soldats romains ou leurs officiers. Il n’apparaît que derrière les prêtres et les Juifs assassins. C'est le message clair et courageux de Mel Gibson, qui n'a besoin d'aucune explication ni interprétation." (6).


'Si les Juifs avaient le contrôle total de Hollywood [comme nous l’affirmons], ce film n'aurait pas été réalisé'

'Hani Naqshabandi, rédacteur en chef du magazine de la famille saoudienne Sayyidaty critique la conception qui prête aux Juifs des pouvoirs extraordinaires :

"Ce qui est vraiment irritant, dans le film, c’est qu'il énonce un mensonge que nous-mêmes, Arabes, répétons chaque jour. A savoir, que nous sommes haïs dans le monde parce que les Juifs règnent sur Hollywood, l'industrie cinématographique, et celle des spectacles en Amérique. Nous affirmons que cette emprise [juive] a partout déformé l'image des Arabes, et est cause que nous sommes haïs par tout un chacun. Pourtant, 'La Passion du Christ' démontre exactement l’inverse. Il montre que nous sommes haïs dans le monde parce que nous nous détestons nous-mêmes et que nous ne savons pas mener nos affaires... Les Juifs n'ont absolument rien à y voir. Ils sont innocents de l'accusation de nuire à notre image dans le monde... Si les Juifs avaient le contrôle total de Hollywood et de tout ce qui s’y passe, comme l’affirment nos parents, nos grands-parents, nos auteurs et nos livres, un film qui leur est hostile n’aurait pas été réalisé par le centre de l'industrie mondiale du cinéma..."

"Je ne dis pas que [les Juifs] n'ont pas d’impact ni d’influence. Ils en ont, en effet, mais pas comme nous le pensons ou l’affirmons, et pas comme nous l’imaginons en imputant aux Juifs, à Hollywood et au lobby sioniste, ici ou là, notre inaptitude à communiquer avec les autres. Il ne s'agit pas là d'une défense des Juifs, ni d'une promotion du film, mais d'une tentative de montrer que nous devons cesser d'attribuer nos erreurs aux autres... Nous ne devrions pas nous servir d’Hollywood et des Juifs comme d’une excuse pour notre arriération. Cela va beaucoup plus loin que cela..." (7).


Le film – 'La vérité telle qu’elle est'

Le patriarche maronite du Liban, le cardinal Nasrallah Boutrus Safeer, réagit au film avec émotion:

"C'est un film très douloureux et émouvant. Il n'est pas antisémite, mais il dépeint la vérité telle qu’elle est".

[Le cardinal] exprime l’espoir que "les douleurs des Libanais se conjuguent au supplice du Christ, en une expression d'amour et de pardon, même à l’une des époques les plus difficiles, douloureuses, et angoissantes." (8).

Le directeur général du ministère palestinien de la Culture, Ahmad Dahbour, écrit, dans son article paru dans le quotidien de l’Autorité palestinienne, Al-Hayat Al-Jadida :

"L’intérêt hystérique pour l'antisémitisme a finalement atteint le Christ lui-même. Cela fait un an que les Sionistes on commencé à attaquer l’acteur américain [sic] de cinéma, Mel Gibson, parce qu'il a réalisé un nouveau film sur le Christ. Et bien que le pape lui-même ait vu le film et l'ait approuvé en disant qu'il ne contenait rien qui contredise la vie de Jésus, la campagne sioniste s’est encore davantage intensifiée, au point d'accuser toute l'Europe d'antisémitisme, ou, plus exactement, d’escalade de l'antisémitisme...

Pourquoi les critiques israéliens créent-ils le mythe selon lequel l’agonie du Christ a pour but d’enflammer la haine et l'antisémitisme ?... Cette prétention sioniste d'une inflammation de l'antisémitisme existant n’est-elle par un chantage raciste répugnant exercé par le peuple même qui prétend être victime du racisme ?" (9).


Un ancien rédacteur de Al-Hayat : 'C’est Sharon, et non Mel Gibson, qui devrait être condamné'

Le chroniqueur Jihad Al-Khazen, ancien rédacteur de l’édition arabe du quotidien Al-Hayat, à Londres, écrit dans ce journal:

"J’eusse pu accepter la position de beaucoup de rabbins dans le monde [qui ont critiqué le film], s’ils avaient exprimé une peine quelconque de la souffrance des Palestiniens dans leur lutte contre le meurtrier, Ariel Sharon. Dans l’évangile selon Matthieu, le grand-prêtre Caïphe dit au gouverneur romain, Pilate: 'Mettez-le à mort, et que son sang soit sur nous et sur nos enfants'... J’estime que Sharon est un autre Caïphe et que c’est lui – et non Mel Gibson – qui devrait être condamné." (10).

Divers auteurs et personnalités publiques comparent la souffrance de Jésus à celle des Arabes, et des Palestiniens en particulier. Le conseiller d'Arafat en matière de médias, Nabil Abu Rudeina, qui a vu le film en même temps qu'Arafat, déclarait :

"Les Palestiniens sont encore soumis au même genre de souffrance que celle que Jésus a subie lors de la crucifixion." (11)

L’écrivain et journaliste égyptien, Anis Mansour, écrit dans son éditorial quotidien de Al-Ahram :

"Le chemin d’agonie, sur lequel le Christ a porté sa croix jusqu’au sommet de la colline du Golgotha, n'était pas seulement celui de sa souffrance. Des millions de Chrétiens et de non-Chrétiens souffrent aujourd'hui sur ce chemin. Ils ont vu et verront à l'avenir cet affligeant comportement de torture, d’injustice, de haine, et de joie mauvaise [des Juifs]..." (12).

Dans un article intitulé "Le supplice du Christ et le supplice de la région", publié dans le quotidien gouvernemental syrien, Teshreen, le Dr Turki Saqr écrit :

"Ceux qui accusent Mel Gibson d'antisémitisme estiment que l'éclairage qu’il projette sur le rôle du grand-prêtre dans l’opposition à la mission du Christ, sa persécution et son exécution, peut rallumer la haine envers les Juifs... En fait, ce qui, dans ce film, inquiète les mouvements sionistes, ce sont les scènes qui sont susceptibles d'accentuer la similitude entre les tortures infligées au Christ palestinien oriental [c.-à-d., Yasser Arafat] à l’instigation des Juifs, et les tortures que les Palestiniens subissent des mains des soldats de l’occupation israélienne – spécialement du fait que les médias sionistes ont essayé de tromper l'opinion publique américaine et occidentale, en décrivant Israël comme épris de paix et les Palestiniens, musulmans ou chrétiens, comme de haïssables assassins terroristes..." (13)


'L'Intifada palestinienne n'est rien d’autre qu’un retour de ses fils à l'Intifada du Christ'

Dans un autre article paru dans Teshreen, Nasser Shamali affirme:

"Dans quelques capitales du monde, il y a une controverse sur le point de savoir si le film est antisémite (c.-à-d., antijuif), ou s'il contredit la disculpation moderne du crime qu’ont commis les Juifs en faisant couler le sang sacré [du Christ]. C'est une discussion étrange et non pertinente ; en effet, il eût été préférable que le film dépeigne les tortures et les souffrances continuelles des fils du Christ, particulièrement en Palestine où il a prêché. Ils sont crucifiés chaque jour de la main des bourreaux américains et judéo-sionistes. Même les bébés à la mamelle ne sont pas à l’abri de la crucifixion..."

De quel genre de disculpation parlent ces criminels, qui continuent à verser le sang sacré ?... Maintenant, les Irakiens font face à la même épreuve et font le même chemin de croix. [Mais] la bête carnivore ne vient pas toujours du milieu des Juifs – sinon, comment pourrions-nous classer des gens comme Bush, Rumsfeld, et Cheney, si nous ne les considérions pas comme des Sionistes ? Quel est le supplice du Christ, sinon le martyre de ses fils ?... La leçon que nous tirons du réexamen des souffrances du Christ doit nous rendre empathiques à l'égard de ses fils torturés, indépendamment de leur couleur et de leur foi, et hostiles aux bêtes carnivores, indépendamment de leur couleur et de leur foi. Qu'est-ce que l'histoire de la vie du Christ, si ce n’est l'histoire de l'Intifada palestinienne contre l'oppression et la corruption, et contre l'oppresseur et le corrompu ? L'Intifada palestinienne n'est rien d’autre qu’une réappropriation de l'Intifada du Christ par ses fils..." (14)


Al-Misseiri: 'En fait, l’antisémitisme profite au projet sioniste'


L’hebdomadaire égyptien Al-Ahram rapporte :

"Je suis sûr que quelques spectateurs arabes, dans le public, font le parallèle entre la souffrance du Christ, dans le film, et celle des Palestiniens d’aujourd’hui", affirme Abdel-Wahab Al-Misseiri, professeur de littérature comparée et auteur de nombreux travaux sur le sionisme et la pensée juive. Toutefois, "Al-Misseiri constate que ceux qui croient que le film incite à la haine envers les Juifs, et sert ainsi la question palestinienne, 'se trompent complètement', car ils ignorent le fait qu''Israël est un 'Etat colonial, non juif et laïc'. Selon Al-Misseiri, l'antisémitisme profite, en fait, au projet sioniste, parce que plus les Juifs sont haïs dans le monde, plus ils seront amenés à établir un Etat colonial exclusivement juif, en Palestine et dans d'autres pays arabes." (15).


Le Qatar est une oasis de liberté d'expression – cependant, le silence du Ministère des Affaires Islamiques pourrait être interprété comme une acceptation de la version [chrétienne] erronée de la Crucifixion

Le film a provoqué une polémique religieuse au Koweit, où les autorités n'ont pas encore décidé s’il fallait en autoriser la projection. Alors que la majorité des Sunnites du pays s'oppose au film, parce que certaines de ses parties contredisent la foi musulmane, les Shi'ites appellent à le diffuser. Le plus éminnent clerc Shi'ite du Koweit, l’Ayatollah Muhammad Baqir Al-Muhri, affirme qu’il n’y a rien de mal à montrer le film. Et d’arguer :

"C'est une bonne occasion de révéler les crimes commis par les Juifs contre le Christ et beaucoup d'autres prophètes." (16)

Dans la région du Golfe, le film a d’abord été diffusé au Qatar. Abd Al-Rahman Muhssin, directeur de la Compagnie Cinématographique Qatariote, a déclaré que le fait de laisser voir le film montre que
"le Qatar est réellement devenu une oasis de liberté d'expression et d’émission d’avis discordants, et l’un des centres culturels les plus importants du monde arabe..."
Selon lui, "le film générera une discussion positive dans une atmosphère de tolérance et de confrontation courtoise d’opinions discordantes..."

"C'est une preuve de plus" - a-t-il ajouté - "que le lobby sioniste est raciste. Il est étranger à tous les autres hommes qui – conformément à la mentalité sioniste – sont appelés goyim ['Gentils'] et sont considérés comme inférieurs aux Juifs. C'est la raison pour laquelle les organisations [sionistes] ont fait campagne contre le film et prétendu qu’il avait pour but d’attiser les tendances antisémites. Le film ne présente pas le judaïsme ni tous les Juifs comme responsables de la crucifixion de Jésus, mais accuse un groupe d’extrémistes parmi les rabbins Juifs. La preuve en est que le film montre plusieurs personnages juifs qui reconnaissaient le Christ. En outre, l'actrice qui joue le rôle de la Vierge Marie est d’origine juive."

Quant au désaccord entre le christianisme et l'islam à propos de la crucifixion et de la mort de Jésus, Abd Al-Rahman Muhssin croit que "voir le film, avec son point de vue chrétien, n'affectera la foi d'aucun musulman. Au contraire, le film peut prouver le point de vue islamique, du fait que certaines des scènes qu’il contient suscitent des doutes concernant la mort de Jésus sur la croix." (17)

Ahmad Ali, l’éditeur du quotidien qatariote, Al-Watan, loue la "politique d’ouverture" du prince qatariote, Cheikh Hamad Bin Khalifa, en ces termes:

"Il y a quelques années, un intellectuel du Qatar, qui s’intéressait à des formes controversées de l’art international, telle celle-ci, pouvait espérer, au mieux, être en mesure de se rendre à l'étranger et de voir des films en Europe, ou en obtenir des copies-vidéo après leur projection en exclusivité dans des salles de cinéma, afin de les regarder à la maison, loin du regard inquisiteur des autres.

Aujourd'hui, nous pouvons voir les créations artistiques majeures du monde avant les autres Arabes, voire avant les Européens... La projection du film [de Mel Gibson] au Qatar est un pas en avant vers la politique d’ouverture culturelle et la tolérance religieuse dans notre pays. Toutefois, nous désirons entendre l'autre point de vue, celui du Ministère des Affaires Islamiques... parce que le silence de ce Ministère à propos de la diffusion du film au Qatar pourrait être interprété comme une acceptation de la version [chrétienne] erronée de la crucifixion de Jésus."
(18)


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Notes

(1) Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 21 mars 2004.

(2) Al-Ahram (Egypte), 10 mars 2004.

(3) Voir l’article consacré à 'Isa dans L'Encyclopédie de l'Islam (deuxième édition), vol. IV, pp. 83-84.

(4) www.IslamOnline.net, 15 avril 2004.

(5) Akhbar Al-Khaleej (Bahrain), 3 mars 2004.

(6) Al-Ahram (Egypte), 20 mars 2004.

(7) Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 13 avril 2004.

(8) Al-Mustaqbal (Liban), 6 mars 2004.

(9) Al-Hayat Al-Jadida (Autorité Palestinienne), 29 février 2004.

(10) Al-Hayat (Londres), 3 mars 2004.

(11) Service d'Information Officiel de l’Autorité Nationale Palestinienne, 21 mars 2004.

(12) Al-Ahram (Egypte), 29 mars 2004.

(13) Teshreen (Syrie), 22 mars 2004.

(14) Teshreen (Syrie), 23 mars 2004.

(15) Al-Ahram Weekly, 15 avril 2004.

(16) AFP, 29 mars 2004.

(17) Al-Watan (Qatar), 23 mars 2004.

(18) Al-Watan (Qatar) 22 mars 2004.


Aluma Dankowitz *

© Memri pour l’original anglais, et upjf.org pour la traduction française.



* Aluma Dankowitz est directeur du Projet de Réforme de MEMRI.


Mis en ligne le 22 avril 2004 sur le site www.upjf.org


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