Islam
Pornographie et lâcheté à l'école de la République, d'après Rioufol
Je l’avoue sans honte : j’aime Ivan Rioufol, journaliste au Figaro, qui nous gratifie régulièrement de son remarquable "bloc-notes" ; dont je lui 'vole' parfois des extraits pour les mettre en ligne sur notre site.Celui du 5 mars a particulièrement retenu mon attention. Je m’attarderai sur le long excursus intitulé "L’école pornographe".
Âmes sensibles, accrochez vos ceintures… de chasteté !
Rioufol s’indigne, à juste titre, de ce qu’un professeur d'histoire ait été "sanctionné par l'Éducation nationale et convoqué devant la justice, pour avoir dit en cours une vérité 'historiquement incorrecte' sur Mahomet et sa violence" (voir plus loin), alors qu’un "professeur de français qui donne à étudier à de jeunes élèves des textes orduriers, est soutenu par ses collègues, épargné par sa hiérarchie, ignoré par l'inspection d'académie. Mieux : des parents d'élèves ne trouveront aucun porte-voix au sein du système éducatif pour faire entendre leur indignation".
- Le premier texte est tiré du livre Les Baisers des autres (1), nous précise Rioufol. "Il a été distribué à des élèves de 6e, 5e et 4e du collège Albert-Camus de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), dans le cadre de l'opération «Collège au cinéma». La lecture a été, pour cette circonstance, accompagnée de la projection d'un court métrage illustrant le livre". Garantie de qualité : Rioufol mentionne que "le film a obtenu le label du Concours académique de la jeune critique cinématographique 2003".
Extrait :
«Un jour j'ai demandé à ma mère ce que ça voulait dire enc..ler. Eh bien elle ne s'est pas démontée, elle a esquissé un sourire un peu coincé et elle m'a dit texto : «C'est quand on met quelque chose dans les fesses de quelqu'un» ; et moi je lui ai répondu : «Alors quand tu prends ma température tu m'enc..les (...)» (...) Ce jour-là, pour voir, j'avais enfilé sur une énorme banane un préservatif que j'avais eu gratuitement dans un magasin de fringues. Papa m'aurait peut-être rien dit s'il ne m'avait pas surprise au moment où j'engloutissais, au plus loin dans ma bouche, cette maudite banane, histoire de me rendre compte par moi-même si ce que j'avais vu dans les films du samedi soir n'était pas de la science-fiction (...)».
- Le second morceau étudié par les enfants est extrait du Gone de Chaâba (2) et a reçu le patronage du Mrap pour sa diffusion cinématographique dans les écoles.
Extrait :
«Et si on s'enc..lait comme des grands. Elle rougit de peur, tandis que Hacème encourage, malgré sa surprise : Ah oui ! On s'enc..le comme des grands ! D'accord, mais si ma mère nous voit ? Je la rassure : elle n'est pas là ta mère. Et pis d'abord, on répètera rien à personne. Enlève ta culotte ! Après quelques secondes d'hésitation, elle s'exécute. Et maintenant comment on fait ? dit-elle. Je m'approche d'elle, ma zémana entre les doigts. Alors Saïda s'assied sur ses fesses, entrouvre ses jambes pour m'offrir son intimité (...)»
Scandaleux, dites-vous ? C’est ce qu’on dit des parents d’élèves. Mais Rioufol prévient qu’il faut s'attendre aux "justifications des pédagogues éclairés, éveilleurs de conscience et autres «intelligences» pétitionnaires", arguant que
- "cette littérature est le reflet des préoccupations de la jeunesse, qui a accès à la pornographie grâce à la télévision" ;
- que "la culture et le langage doivent évoluer avec leur temps" ;
- que "les parents d'élèves n'ont pas à se mêler des choix des enseignants" ;
- et que "s'indigner devant de tels écrits et de telles images revient à encourager les moeurs bourgeoises, etc."
Rioufol rapporte que "les enseignants du collège Albert-Camus ont pris fait et cause pour les méthodes du «prof», contestées par des parents. «Nous sommes passés pour des imbéciles», dit l'un d'eux."
Le journaliste s’insurge tant du silence des syndicats d’enseignants à propos de cet indigne éloge de la pornographie à l’école, que de leur lâchage du professeur Chagnon, accusé de «racisme» par un inspecteur pédagogique pour ses propos non conformes sur Mahomet, et que sa hiérarchie a sanctionné d'un blâme. Ce sont, constate-t-il amèrement, "des initiatives de citoyens indignés (dont de nombreux enseignants) qui viennent suppléer des organisations tétanisées à l'idée d'être accusées du pire par des «droits-de-l'hommistes» au service du communautarisme" (4).
Le journaliste nous fait comprendre que la chose n’est pas fortuite :
"Il est vrai que la place prise par l'islam et le multiculturalisme dans les manuels scolaires s'impose chaque année davantage, dans l'indifférence. Voici ce que propose le manuel de grammaire de 4e édité par Bordas (5), au chapitre 16, celui de la conjugaison.
«Une forme verbale est à la voix active lorsque le sujet accomplit l'action exprimée par le verbe : dans la civilisation arabo-musulmane, le calife joue un rôle de premier plan (verbe à l'actif) ; une forme verbale est à la voix passive lorsque le sujet subit l'action exprimée par le verbe : dans la civilisation arabo-musulmane, un rôle de premier plan est joué par le calife (...)», etc.
Parmi les exercices proposés :
«Dites si les verbes soulignés sont à la voix active, passive ou pronominale : La religion musulmane, ou islam, a été fondée par le prophète Mahomet, en Arabie, dans la ville de Médine, puis de La Mecque ; Mahomet leur a révélé le Coran, écrit en arabe et dans lequel il a transmis les fondements de l'islam (...) ; la religion musulmane s'appuie sur des règles de vie que tout bon musulman doit observer ; le Coran a été écrit dans une langue si belle qu'il a servi de base aux grammairiens qui se sont attachés à codifier l'arabe (...)», etc.
Imaginons un instant que, par souci d’équilibre, voire d’alternance, une école de la République choisisse, pour enseigner la langue française, un manuel de grammaire basé sur le judaïsme, où l’on pourrait lire des exemples de conjugaison tels que :
«Une forme verbale est à la voix active lorsque le sujet accomplit l'action exprimée par le verbe : dans la civilisation juive, le Sage (Hakham) joue un rôle de premier plan (verbe à l'actif) ; une forme verbale est à la voix passive lorsque le sujet subit l'action exprimée par le verbe : dans la civilisation juive, un rôle de premier plan est joué par le Sage (...)», etc.
Et des exercices tels que :
«Dites si les verbes soulignés sont à la voix active, passive ou pronominale : La foi juive, ou judaïsme, a été révélée au prophète Moïse, en Egypte, dans le désert du Sinaï, puis a été codifiée par Esdras et Néhémie au retour d’exil ; Moïse a remis aux Juifs les Dix Commandements et la Loi (Torah), écrite en hébreu et dans laquelle il a transmis les fondements de la tradition juive (...) ; la religion juive s'appuie sur la Halakha (règles de conduite) que tout bon Juif doit observer ; la Torah a été écrite dans une langue si belle qu'elle a servi de base aux grammairiens juifs médiévaux qui se sont attachés à codifier la langue hébraïque (...)», etc.
Vous voyez d’ici le scandale ! Que dis-je, le scandale ?
La Révolution...
La Guerre de Cent ans...
Gog et Magog…
Mais, qu'on se rassure : ce n’était qu’un cauchemar !
Menahem Macina
© upjf.org
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Notes de l’article d’Ivan Rioufol
(1) Les Baisers des autres, de Carine Tardieu, collection Livre d'image jeunesse (Actes Sud).
(2) Le gone de Chaâba, de Azouz Begag (Seuil)
(3) Le Figaro, 13 décembre 2001
(4) Rappelons que le site www.laic.info s'est ouvert aux soutiens à Louis Chagnon.
(5) Nouvelle collection Plus-que-parfait Grammaire pour les textes.
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[Merci à D. W. de Bruxelles, de nous avoir transmis le texte du bloc-note d'I. Rioufol.]
Mis en ligne le 06 mars 2004 sur le site www.upjf.org











