19/11/06
WorldNetDaily
Original anglais : "Bush empowering terrorists, charges vocal Muslim critic".
Traduction française : Menahem Macina
Wafa Sultan, lors dun passage sur la chaîne Al-Jezira
En proclamant que lislam est une "religion de paix", le Président Bush ruine la critique, qui est vitale pour la survie de la civilisation occidentale, et il confère un statut aux dirigeants terroristes, affirme lune des critiques les plus énergiques, issue du monde musulman ces dernières années.Wafa Sultan, native de Syrie, a capté lattention mondiale, en février, quand sa fascinante interview sur Al-Jezira sest répandue sur le réseau Internet, par le biais dun clip vidéo produit par le Middle East Media Research Institute [MEMRI] [1].
Figurant cette année sur la liste, établie par Time Magazine, des 100 personnes qui ont le plus dinfluence dans le monde, W. Sultan sest entretenue avec WorldNetDaily (WND), après une allocution prononcée au cours dun symposium sur lislam radical et le terrorisme, organisé par lAmerica's Truth Forum, à Las Vegas. Elle comprend la position de Bush en tant que président et croit quil essaie seulement dêtre diplomate, mais elle insiste, néanmoins, sur le fait que ses paroles « confèrent un statut » à des dirigeants musulmans dont le but ultime est que la loi islamique gouverne le monde.
« Je crois quil ruine notre crédibilité en disant cela », affirme Sultan. « Nous venons de lislam, et nous savons quel genre de religion est lislam ».
Dans son passage sur la chaîne Al-Jezira, en février lequel lui a valu des menaces de mort -, elle a déclaré que le monde était témoin dun « combat entre modernité et barbarie, que lislam perdra ».
Le Président Bush avec des dirigeants musulmans, en 2004 (Photo de la Maison Blanche).
Selon le New York Times, on estime que la vidéo a été visionnée au moins un million de fois.
Sultan, qui se considère comme une ex-musulmane laïque, a dit à WND quelle recommandait à Bush de regarder de plus près la culture islamique et son adoption générale de la violence comme moyen de simposer et de sétendre.
« Les faits sont très têtus. Les faits sont des faits », dit-elle. « Si vous nêtes pas familier de la culture islamique, comment pouvez-vous affirmer que lislam est une religion pacifique ? »
La Maison Blanche na pas donné suite à la demande de WND, de réagir aux commentaires de Wafa Sultan.
Depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001, le président a essayé de tendre la main aux dirigeants musulmans de lintérieur et de létranger, pour les assurer que les Etats-Unis ne sont pas en guerre avec lislam.
Le Président Bush, lors dun dîner à la Maison Blanche avec des dirigeants musulmans en 2004 (Cliché Maison Blanche).
Six jours après le 11 septembre, au cours de remarques émises au Centre Islamique de Washington, D.C., Bush a dit aux musulmans : « Le visage de la terreur ne correspond pas à la véritable foi de lislam. Cela na rien à voir avec lislam. LIslam, cest la paix. Ces terroristes ne représentent pas la paix. Ils représentent le mal et la guerre. »
Lors dun discours, à Washington, en octobre 2002, le président a déclaré : « Lislam est une foi vigoureuse. Des millions de nos concitoyens sont musulmans. Nous respectons leur foi. Nous honorons leurs traditions. Ce nest pas le cas de notre ennemi. Notre ennemi nobéit pas aux grandes traditions de lislam. Ils ont pris en otage une grande religion. »
Mais Robert Spencer, érudit en sciences de lislam, qui sest aussi exprimé à la conférence de Las Vegas, argue que le Président Bush et dautres dirigeants occidentaux ne doivent pas émettre dopinions à propos de la nature de lislam.
« Ils seraient plus avisés de se limiter à déclarer que leurs ennemis veulent imposer le pouvoir de la charia (loi) islamique dans leurs pays et dans le monde, et quils vont prendre la tête de la résistance à cette intention », écrit Spencer dans son livre à succès, controversé : The Truth About Muhammad [La vérité sur Mahomet] [2].
« Voici ton Coran »
W. Sultan, qui est psychiatre, affirme quavec les menaces de mort, elle a également reçu un déluge de correspondance de musulmans et de musulmanes du monde entier, qui, sous des noms demprunt, « mencouragent à persévérer dans mon action ».
« Je crois que quand ils se sauront protégés, ils se démarqueront et élèveront la voix », affirme-t-elle.
Jai reçu un e-mail dun Marocain qui disait avoir vécu dans une famille de mollahs.
« Il a imprimé tous mes articles et en a fait une petite brochure », dit Sultan. Il la donnée à son fils de 17 ans et lui a dit : 'Mon fils, voici ton Coran'. »
Lors du symposium de lAmerica's Truth Forum, le 11 novembre, Sultan a affirmé que sa vie prit un tour décisif, en 1979, alors quelle était étudiante en médecine à lUniversité dAlep, en Syrie. Elle fut alors témoin du meurtre dun enseignant par des membres des Frères Musulmans, lorganisation terroriste fondée en Egypte en 1928, qui a donné naissance à des groupes tels que Al-Qaïda, le Hamas et le Jihad Islamique.

Un emblème des Frères Musulmans, où lon peut lire : "
et soyez prêts".
« Ils criblèrent son corps de balles en hurlant : "Allah est grand !", dit-elle. Je fus traumatisée et je commençai à me demander à quelle sorte de Dieu nous rendions un culte. »
Sultan arriva aux Etats-Unis en 1989, avec son mari, David, et, plus tard, ils prirent la nationalité américaine.
« Je décidai de combattre cette idéologie de haine », dit-elle, « et je me mis en quête dun nouveau lieu pour mener mon action librement. »
« Et voilà, je fais ce que je fais », dit-elle, sous les applaudissements.
Mais W. Sultan reconnaît quil reste des blessures.
« Lislam est un chapitre très douloureux dans ma vie, et bien que je fasse tout mon possible pour le clore et continuer mon existence, je ne parviendrai jamais à guérir la vilaine cicatrice que lislam a laissée dans mon cur, a-t-elle dit aux participants à la conférence de Las Vegas.
Sultan affirme que, contrairement à lopinion largement répandue, lislam a été un problème pour le monde, dès ses débuts, il y a près de 1 400 ans.
« Nous devons trouver un moyen efficace de nous occuper de lislam, mais il doit être basé sur la vérité et lhonnêteté », dit-elle.
Le dialogue antécédent a échoué, parce quil nétait pas fondé sur la vérité, dit-elle, et il a fini par « conférer un statut aux fanatiques ».
« Il est temps de faire face au monde islamique et de discuter avec lui, sans crainte, des problèmes inhérents à la foi islamique », dit Sultan.
Daniel Pearl
Alors que nombre de dirigeants musulmans et dapologistes non-musulmans affirment avec insistance que des terroristes ont pris lislam en otage, Sultan estime que des gens comme ceux qui ont kidnappé et décapité Daniel Pearl, en 2002, sont de « vrais musulmans ».
Ousama Bin Laden et dautres dirigeants islamiques suivent simplement lexemple de Mahomet, qui « a perpétré des actes dune extrême violence à lencontre de ceux qui sopposaient à lui », dit-elle.
Par contre, parlant de sa rencontre avec Ruth, la mère de Pearl, elle dit :
« Le pardon et lamour qui habitent son cur sont bouleversants. Elle croit quen faisant preuve damour et de pardon envers les musulmans, ils prendront conscience de leurs fautes et samenderont. »
Mais Sultan met en garde : alors que beaucoup de musulmans ont un penchant pour ce « mode civilisé de conduite envers les êtres humains », cette « manière de penser ne correspond pas à celui de gens à qui lon a enseigné la vraie foi musulmane ».
Parlant, en particulier, des musulmans des nations occidentales, Sultan dit que, quelle que soit limportance de laide et des avantages quils ont reçus de leur pays, ils « seront toujours loyaux dabord envers lislam ».
En islam, comme il est enseigné dans le Coran, dit-elle, aucun acte perpétré contre des non-musulmans, nest coupable.
Il est impossible de faire la paix avec dauthentiques musulmans, affirme-t-elle.
« Vous devez comprendre que pour quil puisse y avoir la paix entre Israéliens et Palestiniens, les Israéliens doivent faire la paix avec tous les pays musulmans dans le monde. Le président iranien dit quIsraël doit être effacé de la carte. Qua fait Israël à lIran ? »
Les musulmans, dit W. Sultan, viennent aux Etats-Unis et utilisent la liberté religieuse garantie par la constitution du pays pour promouvoir un système étranger qui aspire à la domination politique.
Il est temps de « définir ce qui constitue une religion », insiste Sultan.
« De grâce, ne laissez pas votre conduite civilisée devenir votre pire ennemi, ni se transformer en un point faible de la protection de votre pays et du reste du monde », conclut-elle.
« Islamophobe »
Certains critiques de W. Sultan protestent, arguant quelle na pas autorité pour critiquer lislam puisquelle nest plus musulmane. Teresa Watanabe, journaliste du Los Angeles Times, a prétendu que Sultan na « jamais eu de contacts avec des groupes islamiques progressistes et ne connaît pas les écrits des représentants les plus respectés de lislam, en matière de réforme. »
Dans un entretien avec CNN, Hussam Ayloush, directeur, à Los Angeles, du bureau du Council on American-Islamic Relations (Comité pour les Relations Américano-Islamiques), ou CAIR, a traité Sultan d"islamophobe", en soulignant : « la réforme est bien vivante au sein de lislam, mais elle nadviendra que grâce à ceux qui sont dans lislam et non ceux qui le haïssent ».
Mais le CAIR, qui avait ses entrées à la Maison Blanche, est un sous-produit de lAssociation Islamique pour la Palestine, définie par deux anciens chefs du contre-terrorisme au FBI comme un groupe-écran de lorganisation terroriste Hamas. Quelques dirigeants du CAIR ont été reconnus coupables dactivités liées au terrorisme, http://www.worldnetdaily.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=43805 et le président du Conseil dadministration du groupe, Omar Ahmas, a été cité, en 1998, par un journal californien, comme ayant déclaré que les musulmans sont ici, aux Etats-Unis pour assurer la domination de lIslam, par le Coran, la plus haute autorité dAmérique.
Wafa Sultan, durant sa joute avec un invité dAl-Jezira, Faiçal al-Qassim
Linterview de Sultan, en février, la montrée affrontant linvité dAl-Jezira, Faiçal al-Qassim, et le savant islamique, Ibrahim Al-Khouli, à propos de la théorie du "choc des civilisations", de Samuel P. Huttington. Léchange a eu lieu au cours du programme de discussion de 90 minutes, intitulé "Le sens contraire", et Sultan sy est exprimée, de Los Angeles, via un téléphone-satellite.
Sultan : « Laffrontement dont nous sommes témoins dans le monde entier nest pas un choc de religions ni de civilisations », a-t-elle dit. « Cest un choc entre deux antagonismes, entre deux époques. Cest un choc entre une mentalité qui appartient au Moyen-Âge, et une autre, qui appartient au XXIe siècle. Cest un choc entre civilisation et arriération, entre les civilisés et les primitifs, entre la barbarie et la rationalité. Cest un choc entre la liberté et loppression, entre la démocratie et la dictature. Cest un choc entre ceux qui traitent les femmes comme des bêtes et ceux qui les traitent comme des êtres humains. Ce que nous voyons, aujourdhui, nest pas un choc de civilisations. Les civilisations ne se heurtent pas, elles se concurrencent. »
Al-Qasim : « De ce que vous dites, je comprends que ce qui se produit aujourdhui est un choc entre la culture de lOccident et larriération et lignorance des musulmans ! »
Wafa Sultan et le savant islamiste Ibrahim Al-Khouli
Sultan : « Oui, cest ce que je veux dire. »
Al-Qasim : « Qui a inventé le concept de choc des civilisations ? Nest-ce pas Samuel Huttington ? Ce nest pas Bin Laden. Jaimerais discuter ce point, si vous ny voyez pas dinconvénient
»
Sultan : « Ce sont les musulmans qui ont commencé à utiliser cette expression. Ce sont les musulmans qui ont initié le choc des civilisations. Le Prophète de lislam a dit : "Jai reçu lordre de combattre les gens jusquà ce quils croient en Allah et en son Messager". Quand les musulmans ont divisé les gens en musulmans et non-musulmans, et ont appelé à combattre les autres jusquà ce quils croient à ce en quoi ils croient eux-mêmes, ils ont initié ce choc, et commencé cette guerre. Pour mettre fin à cette guerre, ils doivent réviser leurs livres et leurs programmes détudes islamiques, qui sont remplis dappels à combattre le takfir [apostasie] et les infidèles. »
Art Moore
© WorldNet Daily
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Notes de la Rédaction dupjf.org
[1] Voir, sur notre site : "Une psychologue arabe américaine: « Les musulmans ont déclenché le conflit des civilisations »".
[2] Voir son article, "Muslim Target", traduit en français sur notre site, sous le titre de "Cible musulmane". Bien que consacré à défendre Oriana Fallaci (décédée depuis), on peut y lire lessentiel des critiques que R. Spencer adresse à lislam.
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Mis en ligne le 20 novembre 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











