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Les Juifs, Israël et la paix dans les manuels scolaires palestiniens
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Texte précédemment mis en ligne (1er août 2002) sur le site chretiens-et-juifs en deux parties : Part I et Part II

Étude des manuels publiés par l'Autorité Nationale palestinienne
dans les années 2000-2001
 

Traduction française : Claude Detienne
Tous droits réservés pour la version française : reinfo-israel

(http://www.reinfo-israel.com) 

Original anglais

Copyright : The Center for Monitoring the Impact of Peace, (CMIP)

 
Résumé
 
Introduction
 
Première partie:  Les Juifs
 
I.       Les Juifs en tant que peuple
1. Les Juifs du Moyen-Âge
2. Les Juifs des temps modernes
II.     Les Juifs et la Palestine
3. Les Juifs dans la Palestine antique
4. L’infiltration juive en Palestine aux temps modernes
5. Les Juifs ne méritent pas la Palestine
6. Les Juifs en Palestine aujourd’hui
7. Les lieux saints
8. La langue hébraïque
III.    Le sionisme
 
Deuxième partie :  Israël
 
IV.    L’image d’Israël
9. Expulsion et extermination
10. Destruction de villages
11. Le problème des réfugiés
12. Vol de terres et d’eau
13. Démolition et déracinement
14. Perte et douleur
15. Restrictions et discrimination
16. Destruction de l’identité nationale
17. Absorption de lieux saints
18. L’économie palestinienne paralysée
19. Responsabilité de maux sociaux et écologiques
20. Démembrement de l’unité de la Cisjordanie
V.      Israël et la Palestine
21.     L’intégralité d’Israël est considéré comme la Palestine
22.     La Palestine est arabe et musulmane
23.     Les Cananéens et Jébuséens arabes palestiniens
24.     L’État de Palestine
25.     Israël est un usurpateur et un occupant étranger de la Palestine
26.     Noms de remplacement pour Israël
27.     Les régions, sites et villes israéliens sont présentés comme palestiniens
28.     Jérusalem
29.     Cartes
 
Troisième partie :  La paix
 
VI. Tolérance
 
VII. Paix
 
VIII. Lutte pour la libération de la Palestine
30.     La libération au VIIe siècle
31.     La lutte dans le passé
32.     La lutte au présent
33.     Libération militaire
34.     L’arme démographique
35.     Une lutte de civilisations
IX. Le retour de tous les réfugiés
 
X.  Jihad et Martyre
 
XI. Terreur
36.       Fida’i
37.       Terroristes et meurtriers martyrs
38.       Prisonniers et “prisonniers de guerre”
 
Conclusion
 
Liste de sources

Résumé                                               

Au cours des deux années académiques 2000-2001 et 2001-2002, l’Autorité nationale palestinienne (ANP) a introduit 58 nouveaux manuels et deux guides du maître pour les années 1, 2, 6, 7 et 11. Le CMIP a mené une étude exhaustive de ces manuels pour déterminer quels rapports ils entretiennent avec la paix, la tolérance, la reconnaissance et la réconciliation selon des critères définis par la communauté internationale.
 
Le CMIP a trouvé que les nouveaux manuels de l’ANP ne satisfont pas ces critères d’éducation à la paix et à la réconciliation avec Israël, mais favorisent plutôt un rejet à multiples facettes de son existence. L’approche éducative de l’ANP ne reflète pas les standards internationaux tels que définis par l’UNESCO (cf. leurs critèrs dans l’Introduction). Les manuels n’enseignent pas l’acceptation de l’existence d’Israël au niveau national, et au lieu de travailler à effacer des stéréotypes de haine, le nouveau programme de l’ANP les insuffle dans la conscience de la prochaine génération.
 
Le concept de paix avec Israël ne se trouve nulle part dans les manuels scolairs palestiniens. Le processus de paix entre Israël et les Palestiniens, basé sur les accords d’Oslo, n’est pas mentionné. Ils omettent d’enseigner aux jeunes de voir Israël comme un voisin avec lequel des relations pacifiques seraient désirables. 
 
La tolérance, tant dans un contexte historique que contemporain, est largement traitée dans les manuels palestiniens. Elle est décrite comme étant basée sur l’approche traditionnelle de l’Islam « acceptant les membres des religions monothéistes » et « respectant les peuples du Livre dans leur religion, dans leur propriété et dans leurs cérémonies ». Mais, dans leurs exemples, les manuels ne se réfèrent qu’à la tolérance entre musulmans et chrétiens. Les juifs ne sont pas mentionnés.
 
Le lien des juifs avec la Terre sainte est limité à l’antiquité. À partir de la période romaine, ce lien juif est ignoré. Le retour des Juifs en Palestine est décrit comme une « infiltration ». Le sionisme n’est mentionné que dans un contexte négatif. Les Juifs ne « méritent » pas la Palestine. L’hébreu n’est pas considéré comme une des langues du pays.
 
L’État d’Israël, État membre de l’ONU depuis 1949, n’est pas reconnu. Il est cité sous d’autres noms comme p.ex. les terres à l’intérieur de la « ligne verte », « l’intérieur » ou « les terres de 1948 ». Son nom ne figure sur aucune carte, pas plus que toutes les villes, villages et projets (industries, ports, chemins de fer, etc.) créés et développés par Israël. Israël est présenté comme usurpateur et occupant depuis sa fondation en 1948.
 
Par contraste, l’État de Palestine (Dawlat Filastin) est souvent cité et son nom figure avec l’emblème officiel de l’Autorité nationale palestinienne sur la couverture et sur la page de titre de nombreux manuels. La Palestine s’étend du Jourdain à la Méditerranée et est exclusivement arabe. Les 5,5 millions d’habitants juifs ne sont pas comptés.
 
Les cartes qui figurent dans les manuels continuent à négliger l’existence de l’État d’Israël. Dans la plupart des cas, aucun nom n’est donné. Dans d’autres cas, la place d’Israël sur la carte est marquée « Palestine ». Plusieurs cartes tracent les contours de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, mais sans les nommer. Des zones situées à l’intérieur des frontières israéliennes de 1949, comme le Néguev, sont présentées comme des parties intégrales de la Palestine. La population arabe d’Israël est comptée avec les habitants de la Palestine.
 
Jérusalem est présentée comme appartenant aux seuls Palestiniens, et comme la capitale de la Palestine. Son importance centrale et sa sainteté pour les Juifs ne sont pas mentionnées, ni le fait que la population juive constitue la grande majorité de ses habitants.
 
Les lieux saints de Palestine sont exclusivement musulmans et chrétiens. Aucune référence n’est faite aux lieux saints juifs en tant que tels. Ils sont plutôt présentés comme des lieux saints musulmans que les Juifs ont tenté de judaïser, comme le « Tombeau des patriarches » à Hébron, « le Mur occidental » ou « Mur des lamentations » à Jérusalem, et le « Tombeau de Rachel » à Bethléem. 
 
Il y a une série de références à la libération de la Palestine, présentée comme une lutte contre l’occupation israélienne. La libération de l’occupation israélienne concerne parfois les territoires de Cisjordanie et de la bande de Gaza occupés par Israël en 1967. Parfois cette expression fait référence au territoire de l’État d’Israël dans ses frontières de 1949. Il y a une référence explicite à l’occupation israélienne de 1948 et une autre au besoin de fonder un État palestinien indépendant sur l’intégralité du sol national.
 
La lutte pour la libération de la Palestine est présentée surtout comme une lutte militaire. Il n’y a pas de soutien direct de la terreur dans les manuels, mais les fedayin et les shahid sont loués comme les fers de lance de cette lutte. Les Palestiniens pendus par les autorités du Mandat britannique pour meurtres de civils juifs sont présentés comme des shahids. Ceux qui ont été arrêtés et emprisonnés dans des prisons israéliennes pour des actes de terrorisme contre des civils israéliens sont décrits comme des « prisonniers de guerre ». Le Jihad continue à être glorifié et le martyre est loué ; une attention spéciale est accordée aux martyrs de Palestine.
 
Il n’y aucune tentative d’encourager la réconciliation avec Israël. Israël n’est présenté que comme inhumain et avide. Il a détruit les villages palestiniens, les a chassés, s’est emparé de leurs terres et de leur eau, leur a infligé douleur et perte, a usurpé leurs lieux saints. Israël est responsable de la destruction de l’identité nationale arabe palestinienne, de la paralysie de l’économie palestinienne et de maux sociaux et écologiques.  
 
Israël est accusé d’être responsable de la création du problème des réfugiés palestiniens, sans aucune attention pour les conséquences du rejet arabe et palestinien du plan de partage des Nations unies de 1947. La solution de ce problème présentée dans les manuels de l’ANP est « le retour de tous les réfugiés » dans leur ancien foyer, c’est-à-dire le territoire de l’État d’Israël dans ses frontières de 1949.
 
Quoique des traités bilatéraux aient déterminé l’allocation de terre et d’eau entre Israël et les Palestiniens par consentement mutuel (accord israélo-palestinien sur la Cisjordanie et la bande de Gaza, 1995, article XI et Appendice I article 40, et traité de paix israélo-jordanien 1994, annexe II), Israël est accusé de voler les terres et les eaux des Palestiniens.
 
La référence aux Juifs est minimale. Quoique leurs liens historiques avec la Palestine soient mentionnés, ces références ne fournissent même pas aux élèves une connaissance de base des Juifs et du judaïsme, comme l’une des trois religions monothéistes. Plusieurs de ces références contiennent cependant des généralisations négatives attribuant aux Juifs des traits de ruse, d’avidité et de barbarie, et insinuent qu’ils ne respectent pas les accords et les traités comme le font les musulmans. Des accusations de discrimination raciale portées contre Israël dans un manuel publié en 1995 ont depuis été supprimées (en 1996 et en 2000).
 
Des inexactitudes dans la détermination et dans la présentation de faits historiques apparaissent dans certains cas, particulièrement dans les manuels de 7e année. Par exemple, des affirmations comme « Tentatives [israéliennes] de détruire l’héritage artistique [palestinien] : … l’incendie de l’ancien pupitre de Saladin dans la mosquée al-Aqsa. » (Éducation nationale, 7e année, p. 55). « Les Jébuséens arabes la [Jérusalem] construisirent il y a cinq mille ans en cet endroit prestigieux et elle est restée depuis lors une capitale de la Palestine à travers les âges. » (Géographie de la Palestine, 7e année, p. 77) figurent dans les manuels, de même que la falsification d’un timbre émis par le gouvernemnet du Mandat britannique. 
 
Les manuels palestiniens recourent à une terminologie associée avec la guerre et la violence et ont de fortes chances de causer préjudice, incompréhension et conflit, p. ex. : « L’arme démographique »jouera « un rôle positif pour l’emporter dans le conflit arabo-israélien » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année (2000), p. 29), et : « L’afflux de Juifs en Palestine continua jusqu’en 1948 et leur but était d’usurper les terres palestiniennes et de prendre la place des habitants originels après leur expulsion ou extermination. » (Éducation nationale, 7e année, p. 20).  La tendance à éduquer les élèves à rejeter et à délégitimer Israël qui prévalait dans les manuels de l’ANP de 2000-2001 n’a pas été redressée dans les nouveaux manuels. Au contraire, elle semble avoir gagné un nouvel élan en insufflant l’animosité et l’aspiration implicite à remplacer l’État d’Israël par l’État de Palestine.
 

Introduction

En septembre 1993, l’État d’Israël et l’Organisation de libération de la Palestine signèrent ce qui fut connu comme les Accords d’Oslo, marquant le début d’un processus de paix entre les deux parties après de nombreuses années de belligérance. Selon les termes des Accords d’Oslo, Israël se retira de la plupart des zones peuplées de Judée-Samarie (la Cisjordanie dans le jargon politique jourdanien d’avant 1967) et de la Bande de Gaza, où fut établie une autonomie palestinienne sous l’Autorité nationale palestinienne (ANP). Il s’agissait d’un arrangement intérimaire. Le règlement final du conflit israélo-palestinien devait se réaliser plus tard, et résoudre les questions plus délicates de l’État palestinien, des frontières, de la souveraineté sur Jérusalem, du sort des colonies dans les zones sus-mentionnées, et le problème des réfugiés palestiniens.
 
L’actuelle confrontation violente entre Palestiniens et Israéliens  a porté un coup sévère aux Accords d’Oslo. Cependant aucune des parties n’a renoncé à l’essence de ses engagements : reconnaissance mutuelle et résolution pacifique du conflit entre les deux peuples. Dans ce contexte, la question à poser est de savoir si ces deux thématiques sont présentes dans le programme éducatif des deux entités.
 
Le Center for Monitoring the Impact of Peace (CMIP) a auparavant réalisé un examen des manuels israéliens traitant de ce sujet (publié en septembre 2000), de même qu’un examen des manuels palestiniens. L’Autorité nationale palestinienne a fait remarquer que jusqu’alors les manuels utilisés avaient été publiés par les ministères jordanien et égyptien de l’Éducation, et que l’Autorité nationale palestinienne n’était donc nullement responsable de leur contenu. Ils n’accepteraient de responsabilité que pour les manuels publiés par eux-mêmes. En fait, la première série de 14 de ces manuels est parue en 2000 (suivant 6 livres expérimentaux publiés dans les années 1990), sur lesquels le CMIP a publié un rapport préliminaire en novembre 2000.
 
La présente étude couvre tous les manuels publiés jusqu’à présent par l’ANP pour les années 1, 2, 6, 7 et 11. Ils consistent en 58 livres (incluant 3 livres expérimentaux et 3 éditions corrigées), de même que deux guides du maître, sur diverses matières, comme la langue, les mathématiques, l’éducation islamique, l’éducation nationale, l’histoire, la géographie, le civisme, etc. (Cf. la liste complète des livres dans les listes des sources ci-dessous) Les autres années continuent à utiliser les manuels jordaniens et égyptiens
 
Les livres ont été soigneusement examinés à la lumière de deux séries de critères:
Critères d’analyse du CMIP
  1. L’image des autres peuple et communautés (dans ce cas les Palestiniens et les Israéliens). Un côté reconnaît-il l’autre ? Sont-ils acceptés ? Sont-ils respectés ? Ou sont-ils stéréotypés et victimes de préjugés ?
  2. La paix et le processus de paix. L’éducation encourage-t-elle la paix ? Supporte-t-elle le processus de paix ? Y a-t-il matière à amélioration ?
Critères pertinents de l’UNESCO
  1. Les données fournies sont-elles exactes et completes?
  2. Les illustrations, cartes et graphiques sont-ils à jour et exacts ?
  3. Les réalisations des autres sont-elles reconnues ?
  4. Des normes égales sont-elles appliqués?
  5. Les disputes politiques sont-elles présentées objectivement et honnêtement ?
  6. Une phraséologie susceptible de créer préjugés, malentendus et conflits est-elle évitée ?
  7. Les idéaux de liberté, dignité et fraternité sont-ils défendus ?
  8. L’accent est-il mis sur le besoin de coopération internationale, de formation d’idéaux humains communs et de progrès de la cause de la paix, de même que sur l’application de la loi ? 
     
Première partie:  Les Juifs
 
I. Les Juifs en tant que peuple
 
La référence aux Juifs est minimale et ne fournit pas aux élèves une connaissance de base des Juifs et du judaïsme, comme l’une des trois religions monothéistes. Il y a plusieurs généralisations attribuant aux Juifs des traits de ruse, d’avidité et de barbarie, et insinuant qu’ils ne respectent pas les accords et les traités comme le font les musulmans.
 
1. Les Juifs du Moyen Âge

« Yathrib [aujourd’hui Médine] fut fondée dans un oasis agricole, au nord de la Mecque. Les deux tribus des Aws et des Khazraj l’habitaient. Des tribus juives s’y établirent [aussi] et étaient actifs dans l’agriculture et d’[autres] vocations. «  (Histoire des Arabes et des musulmans, 6e année, p. 11)
 
« Deuxième leçon : l’émergence de l’Islam
 
Buts de la leçon: …
 
6. Comparer la façon dont les musulmans et les juifs respectent les accords et les traités. » (Histoire des Arabes et des musulmans, 6e année, p. 24).
 
« Le Messager [Mahomet] ordonna à Zayd Bin Thabet d’apprendre la langue des juifs en vue d’être à l’abri de leurs ruses. » (Histoire des Arabes et des musulmans, 6e année, p. 133).
 
« Le Messager de Dieu organisa la relation entre les musulmans comme une nation à part et les tribus juives qui vivaient à Médine et dans ses environs. Ces tribus n’acceptèrent pas l’immigration [Hijrah] du Messager de Dieu et des musulmans de la Mecque à Médine mais ils ne manifestèrent aucune opposition ou différend. Dans le document passé entre lui et eux, il leur laissa une liberté absolue de religion et propriété. Parmi les clauses les plus importantes de ce document [figurent les clauses suivantes]:
  • Les juifs ont leur propre religion et les musulmans ont leur propre religion.
  • Ils doivent se soutenir les uns les autres contre quiconque combat les peuples de ce document ou contre quiconque attaque Yathrib[Médine]… » (Éducation islamique, 7e année, 1re partie, p. 75).
« Devoir : Le Messager s’efforça d’établir des relations bonnes et claires entre les immigrants [musulmans] [Muhajjirun – de la Mecque] et les sympathisants [musulmans] [Ansar – de Médine] d’un côté et les polythéistes et les juifs [c.-à-d. les habitants non musulmans de Médine] de l’autre. Recours aux livres de la sirah [biographie de Mahomet] et écris un rapport sur l’attitude des juifs envers cette relation. » (Éducation islamique, 7e année, 1re partie, p. 77).
 
« [Le caliphe] al-Ma’mun respectait les savants juifs et chrétiens et appréciait leur compagnie à cause de leur érudition dans la langue arabe et de leur connaissance du grec et de sa littérature. Ils traduisaient les livres de philosophie, d’histoire, de géométrie et d’autres. » (Histoire des Arabes et des musulmans, 6e année, p. 134).
 
 
2. Les Juifs des temps modernes
 
Références aux juifs contemporains dans les manuels palestiniens:
 
“1. Mentionne l’attitude de l’État ottoman envers les ambitions avides des Juifs concernant la Palestine.” (Devoir, Éducation nationale, 7e année, p. 22).
 
“Les Juifs la virent [une institutrice palestinienne qui aidait les blessés dans le village de Deir Yassin dans la guerre de 1948] de loin en train de sauver un jeune arabe, alors ils dirigèrent leurs tirs vers elle. Une balle fatale l’atteignit et elle tomba en martyre parmi les martyrs de Deir Yassin.” (Notre belle langue, 7e année, 1re partie, p. 95).
 
“L’afflux des Juifs en en Palestine continua jusqu’en 1948 et leur but était de s’approprier les terres palestiniennes et d’ensuite prendre la place des habitants originels après leur expulsion ou leur extermination.” (Éducation nationale, 7e année, p. 20).
 
“La soumission de la Palestine au Mandat Britannique au début du siècle passé provoqua l’accroissement du retard de l’industrie palestinienne, résultat d’obstacles comme : … 4. la compétition juive.” (Géographie de la Palestine, 7e année, p. 60).

 
II.   Les Juifs et la Palestine
 
Bien qu’ils reconnaissent l’histoire ancienne des Juifs dans le pays, les manuels palestiniens ignorent les liens historiques des Juifs avec la Palestine à partir de l’époque romaine. Le retour des Juifs en Palestine depuis le XVIe siècle est décrit comme une infiltration. Les Juifs ne « méritent » pas la Palestine. Les Juifs ne sont pas comptés parmi ses habitants. Les lieux saints juifs en Palestine sont ignorés ou présentés comme des lieux saints musulmans usurpés par les Juifs. La langue des Juifs – l’hébreu – n’est pas considéré comme une des langues du pays et est présentée comme un dialecte.
 
3. Les Juifs dans la Palestine ancienne
 
Les Juifs, et leurs anciens royaumes et dynasties, sont mentionnés plusieurs fois dans les manuels palestiniens comme une partie de l’histoire ancienne de la Palestine
 
La Palestine à travers les âges
 
…Les Juifs – le royaume de David 1000-923 av. J.-C.
 
Le royaume du nord d’Israël 923-722 av. J.-C.
Le royaume de Judée 923-586 av. J.-C.”
 
(Extraits d’un tableau historique apparaissant deux fois:
1. Histoire du Moyen Âge, 7e année, p. 105
2. Éducation nationale, 7e année, p. 3)
 
“Jaffa est un port et une ville en Palestine… Les Macchabées et les Séleucides se succédèrent dans sa possession.” (Notre belle langue, 6e année, 1re partie, p. 120).
 
“Il y avait entre eux [les Samaritains] et les Juifs une profonde inimitié.” (Éducation chrétienne, 7e année, p. 58).
“Les prêtres des Juifs accusèrent Jésus de blasphème.” (Éducation chrétienne, 7e année, p. 71).
“Après le roi Salomon, le royaume fut divisé en deux. Alors vint le roi de Babylone, qui prit Jérusalem, détruisit le temple et les habitants furent exilés à Babylone. Le peuple vécut longtemps en exil. À leur retour, ils vécurent sous des autorités étrangères (perse, grecque, romaine) jusqu’à la venue du Seigneur Christ. “ (Éducation chrétienne, 7e année, p. 19).
 
4. L’infiltration juive en Palestine aux Temps modernes
 
“L’infiltration juiven en Palestine commença bien avant l’émergence du mouvement politique sioniste suivant le premier Congrès sioniste qui se réunit à Bâle en Suisse en 1897. La première de ces infiltrations se produisit au début de la domination ottomane en Palestine [au XVIe siècle] et entraîna la formation d’une communauté juive dans le pays. La plus grande partie s’installa à Jérusalem.
 
“Le nombre des Juifs en Palestine était estimé à environ 1500 en 1832. En 1860 leur nombre monta à environ 15.000. En 1881, il atteignit environ 22.000 et la plus grande partie se concentrait à Jérusalem. L’abominable Mandat britannique et la malheureuse Déclaration Balfour soutinrent l’immigration juiven en Palestine ; en 1944, le nombre d’habitants arabes était de 1.363.387 et celui des Juis de 614.229.” (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 21).
 
“La première vague de colons juifs de Russie arriva en Palestine en 1882 et la deuxième en 1905. L’afflux des Juifs en Palestine continua jusqu’en 1948 et leur but était de s’approprier les terres palestiniennes et puis de prendre la place des habitants originels après leur expulsion ou leur extermination.” (Éducation nationale, 7e année, p. 20).
 
“Clarifions le développement de l’immigration juive en Palestine aux XIXe et XXe siècles, en démontrant le rôle du Mandat britannique à ce propos.” (Devoir, La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 37).
 
“…immigration collective, orientée politiquement avec l’objectif de réaliser des buts et intentions plannifiés, comme l’immigration des Juifs du monde entier en Palestine.” (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 34) [Extrait de “Sionisme”].
 
 
5. Les Juifs ne « méritent » pas la Palestine
 
“La Déclaration Balfour correspond au dicton ‘celui qui ne possède pas a donné à celui qui ne le mérite pas.” (Éducation nationale, 7e année, p. 22)
 
 
6. Les Juifs dans la Palestine actuelle
 
Dans les manuels palestiniens, le terme « Palestine » désigne toute la zone qui s’étend entre le Jourdain et la Méditerranée, incluant les territoires de l’État d’Israël. Dans le tableau ci-dessous qui énumère les habitants de cette zone aujourd’hui, on trouve la population arabe d’Israël et même les Palestiniens vivant à l’étranger, mais pas les 5,5 millions d’habitants juifs.
 
« Les habitants de la Palestine au 1er février 1999
 
  1. Cisjordanie                                        1.973.000      }            
  2. Gaza                                                1.113.000      }36%
  3. Les Palestiniens de l’intérieur*              1.094.000      13%
  4. Les Palestiniens de la Diaspora              4.419.000      51%
  Total:                                                  8.598.000      100%”
(Éducation nationale, 6e année, 2000, p. 11).
 
*Le terme « l’intérieur » [al-dakhel] est communément utilisé par les Palestiniens pour désigner le territoire de l’État d’Israël sans avoir à le nommer comme tel. L’expression « les Palestiniens de l’intérieur » désigne les citoyens arabes d’Israël.
 
La seule mention de la population juive dans la région est faite pour expliquer son accroissement comme résultat de l’immigration, en ignorant sa croissance naturelle.
 
« L’immigration constitue le facteur fondamental de la croissance démographique juive en Palestine. »
(Principes de géographie humaine, 6e année, p. 23).
 
« L’immigration des colons juifs. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 9).
 
La présence juive dans le pays est ignorée également sur toutes les cartes où des villes fondées par les Juifs, comme Tel Aviv, ne figurent jamais. C’est aussi le cas des routes et chemins de fer construits par Israël. Ci-dessous quelques cartes – parmi beaucoup d’autres – qui illustrent ce fait.
 
Mathématiques, 2e année, 1re partie, p. 118
 
 
« Je regarderai la carte de la Palestine et les quatre points cardinaux. »
Géographie de la Palestine, 7e année, p. 74
« Carte des transports en Palestine »
 
 
7. Les lieux saints
 
Les lieux saints de Palestine sont exclusivement chrétiens et musulmans. Aucun lieu saint juif n’est mentionné en tant que tel dans les manuels palestiniens. Ceux qui sont mentionnés sont présentés comme des lieux saints musulmans menacés de judaïsation.
 
« Les lieux saints chrétiens en Palestine »
(Éducation nationale, 7e année, p. 64).
 
« Les lieux saints musulmans en Palestine »
(Éducation nationale, 7e année, p. 67).
 
Ce sont deux sections d’un chapitre sur les lieux saints en Palestine. Il n’y a pas de troisième section sur les lieux saints juifs dans le pays.
 
« Activité 3 : Nous rassemblerons des photos des lieux saints musulmans et chrétiens en Palestine et les classerons sur un carton. » (Éducation nationale, 6e année (2000), p. 14)
 
« Jérusalem… focalise l’attention du monde à cause de ses lieux saints musulmans et chrétiens. » (Géographie de la Palestine, 7e année, p. 76).
 
« Activité 2 : Préparons un rapport sur la noble Jérusalem et ses plus importants lieux saints musulmans et chrétiens, en nous basant sur un site Internet, et lisons-le aux élèves comme une des activités. » (Éducation civique, 7e année, p. 37).
 
« C. Le sanctuaire d’Abraham
 
Abraham l’érigea. Il y a à l’intérieur le caveau de Machpelah qui contient les tombes de notre seigneur Abraham et de sa femme Sarah, d’Isaac et de sa femme Rébecca, et de Jacob et de sa femme Léa. » (Éducation nationale, 7e année, p. 68).
 
Le sanctuire de Machpelah est aussi  saint pour les Juifs, non mentionnés ici. Les Juifs sont plutôt accusés de tenter de judaïser de lieux saints musulmans.
 
« La tentative de judaïser certains endroits religieux musulmans, comme la mosquée d’Abraham [le sanctuaire de Machpelah] et la mosquée de Bilal Bin Rabbah. »
(Éducation nationale, 7e année, p. 55).
 
Bilal Bin Rabbah était l’un des compagnons du prophète Mahomet.
         
« La mosquée de Bilal Bin Rabbah (Bethléem) »(Éducation nationale, 7e année (2001), p. 54).
 
La légende de la photo sous la tombe de Rachel à Bethléem, lieu saint pour les juifs. Dans un manuel plus ancien, ce lieu saint était encore appelé:
 
« La tombe de Rachel : mère de notre seigneur Joseph et femme de Jacob. »(Éducation nationale palestinienne, 6e année (1996), p. 89).
 
«Plusieurs centres et associations palestiniens, arabes et islamiques oeuvrent à la renaissance de l’héritage arabe palestinien en vue de sauvegarder le caractère arabe de la Palestine, et en particulier de Jérusalem. Ils ont édité des brochures éducatives et des publications défendant la Palestine et son héritage, comme :
Le mur d’Al-Buraq [*] – mur des Lamentations  [Ha’it al-Mabka]
La mosquée de Bilal Bin Rabbah – Dome de Rachel [Qubbat Rahil].»
(Éducation nationale, 7e année, p. 56)*
 
[*] Selon la croyance musulmane, le prophète Mahomet attacha sa monture céleste, al-Buraq, au Mur des Lamentations tandis qu’il montait au Ciel pendant la nuit d’al-Israa et d’al-Mi’raj. Pour les Juifs, le Mur de Lamentations (Mur occidental) est la seule partie subsistant de leur ancien Temple qui fut détruit par les Romains en 70 apr. J.-C. Comme tel, il est considéré comme le plus sacré lieu de culte juif aujourd’hui.
 
“… les tentatives des Juifs pour contrôler le Mur d’al-Buraq. »
(Éducation nationale, 7e année, p. 21).
 
 
8. La langue hébraïque
 
Dans un cas, la partie hébraïque d’une inscription est effacée d’un timbre de la Palestine du Mandat britannique, et dans un autre cas, l’hébreu est mentionné comme un dialecte.
 
« Exercice 2 : Trace un ligne entre le texte et l’image. Jébus, Gaza, Pays de Canaan. » (Éducation nationale, 2e année, pt 1, 2001, p. 7)
 
 
 
 
 
 
Dans le manuel palestinien, le timbre porte seulement des inscriptions en anglais et en arabe, tandis que l’original – comme tous les autres documents officiels du Gouvernement mandataire de Palestine – portait des inscriptions dans les trois langues officielles de l’époque, à savoir l’anglais, l’arabe et l’hébreu. L’inscription en hébreu a été effacée, comme le montre la photo du timbre original:
 
« C. Tentatives d’oblitérer l’héritage artistique [palestinien par Israël], comme :
a.  transplanter les chansons et mélodies arabes véritables dans le dialecte hébreu [lahjah], ou le mêler aux chansons hébraïques, comme la chanson ‘Alluma ‘alluma ». (Éducation nationale, 7e année, p. 55)
 
 
III.   Sionisme
 
Le sionisme, mouvement national juif des temps modernes, est mentionné plusieurs fois dans les manuels, presque toujours dans un contexte négatif. La seule exception est la citation suivante qui le mentionne sans autre commentaire: 
 
« Leçon 1 : La société palestinienne
 
Buts de la leçon: …
 
1. Comprendre les concepts et termes suivants : frontières naturelles, sionisme, … » (Éducation nationale, 6e année (2000), p. 2).
C’es la seule référence au sionisme dans le livre et aucune autre information sur le sionisme n’est donnée à l’élève.
 
« Les ambitions coloniales avides sionistes en Palestine commencèrent en 1882. Ces ambitions avides augmentèrent après la convention du premier congrès sioniste à Bâle en Suisse en 1887, puisque ce congrès, dirigé par Theodor Herzl, encouragea l’immigration en Palestine… Les ambitions avides sionistes augmentèrent [encore] avec le soutien de l’impérialisme britannique, quand le ministre des Affaries étrangères de Grande-Bretagne, Lord Balfour, publia sa déclaration du 2 novembre 1917, qui appelait à garantir aux Juifs un foyer national en Palestine. » (Éducation nationale, 7e année, p. 20).
 
« Les Palestiniens résistèrent à l’occupation britannique de la Palestine, qui commença en 1917, dans plusieurs révoltes, protestant contre les pratiques britanniques et les ambitions avides sionistes… [En 1948,] les organisations terrorists sionistes forcèrent des milliers de Palestiniens à quitter leur pays sous la menace des armes, ce qui conduisit à l’émergence du problème des réfugiés. » (Éducation nationale, 7e année, p. 21). 
 
 « À cette époque le rêve d’Israël et du sionisme se réalisa, quand l’Organisation des nations unies décida la partition de la Palestine en deux États en 1947 : arabe et juif. Cela s’accompagna de la notification par la Grande-Bretagne qu’elle mettait fin à son mandat sur la Palestine le 15 mai 1948, après avoir permis aux Juifs de contrôler et de s’emparer de 77% de la Palestine dans la guerre de 1948 et de chasser la moitié de sa population arabe. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 21).
 
« [Le village de] al-Qastal subit l’agression sioniste [en 1948]… » (Éducation nationale, 7e année, p. 23)
 
« L’occupation de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza en 1967 provoqua la chute de l’ensemble de la Palestine sous le contrôle sioniste. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 21)
 
« Travailler sérieusement à protéger l’identité culturelle du peuple palestinien contre les assauts sionistes… » (Résolutions de l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture, citées dans: Éducation nationale, 7e année, p. 57)

 
Deuxième partie:  Israël
 
IV.    L’image d’Israël
 
L’image d’Israël dans les manuels palestiniens est entièrement négative. Israël est le seul responsable des résultats de la guerre de 1948. Israël n’est pas présenté comme un voisin légitime qui a ses propres droits et intérêts légitimes, mais plutôt comme une puissance mauvaise dont les politiques et les actions sont toutes dirigées contre la survie et le bien-être des Palestiniens. La contribution des Palestiniens eux-mêmes au conflit est ignorée.
 
9. Expulsion et extermination
 
La guerre de 1948, commencée par la partie arabe, et ses résultats tragiques pour les Palestiniens, sont dépeints comme une opération prédéterminée par les Juifs, dans le but d’occuper la terre et d’exterminer et expulser les Palestiniens. La même motivation est attribuée à Israël aujourd’hui, comme on peut le voir dans la dernière  citation de cette section.
 
« L’afflux de Juifs en Palestine continua jusqu’en 1948, et leur but était d’usurper les terres palestiniennes et de prendre ensuite la place des habitants originels après les avoir expulsés ou exterminés. » (Éducation nationale, 7e année, p. 20).
 
« Les Palestiniens furent expulsés de leur terre en résultat de l’occupation israélienne de la Palestine, [ils] furent exposés à des massacres et forcés d’émigrer dans les pays voisins. » (Éducation nationale, 6e année (2000), p. 13).
 
« Elle ne trouva pas les filles qui avaient été ses élèves… Elles étaient des morceaux de corps éparpillés sur un sol dont chaque pouce était devenu rouge de sang… Les ennemis se tournèrent vers les maisons, vidées de leurs occupants, pillant et emmenant tout ce qu’ils pouvaient emporter du village qui devint un cimetière après avoir été un village… Hayat sorti du village massacré… Les Juifs la virent, de loin, sauver un jeune arabe, alors ils dirigèrent leur feu vers elle. Une balle fatale la frappa et elle tomba en martyre parmi les martyrs de Deir Yassin. » (Notre belle langue, 7e année, 1re partie, pp. 94-95)
 
« Les droits de l’homme se divisent en plusieurs catégories. Pami eux [figurent les suivants]:
 
1. Des droits absolus, comme le droit à la vie et à ne pas être torturé.
2. Des droits essentiels, comme le droit au travail, à la nourriture, à un domicile et à vivre dans un environnement propre.
 
Il est évident que les États du monde diffèrent les uns des autres quant à leur niveau d’engagement à réaliser ces droits et à les garantir à leurs citoyens. Exemple : ce à quoi les Palestiniens sont exposés, c’est-à-dire la violation de leurs droits tant absolus qu’essentiels. »  (Éducation civique, 7e année, p. 44).
 

10. 
Destruction de villages
 
La guerre de 1948 eut des résultats dévastateurs pour les Palestiniens. L’exode de masse des Palestiniens et l’afflux de centaines de milliers de réfugiés juifs en provenance des États arabes et de l’Europe d’après-guerre transforma les caractéristiques du pays. Les nouveaux arrivants s’établirent dans ou à côté des maisons arabes abandonnées. Encore une fois, ce développement est présenté dans les manuels palestiniens comme une opération prédéterminée de la part d’Israël.
 
« Comme résultat de la guerre arabo-israélienne de 1948, 479 villages palestiniens sur 807 passèrent sous l’occupation israélienne. Parmi ces villages, 370 furent détruits entre 1948 et 1950… Certains villages palestiniens furent détruits et des implantations [juives] furent fondées sur eux. Certains villages ne furent pas complètement détruits et des familles juives s’y installèrent après qu’ils eurent été totalement vidés de leurs habitants originels. Dans certains villages qui furent détruits, les contours de certaines vieilles maisons sont encore visibles après l’expulsion de leurs habitants. » (Éducation nationale, 7e année, p. 55).
 
« Cite les noms de villages palestiniens dont les habitants furent chassés ou qui furent détruits par les Israéliens. » (Devoir, Éducation nationale, 7e année, p. 56).
 
« Je copierai dans mon cahier et répondrai par ‘oui’ ou ‘non’:
 
Parmi les villages palestiniens qui furent détruits et ont été englobés dans les zones résidentielles juives figurent le village de Deir Yassin – district de Jérusalem, et les villages de Salamah et d’al-Khayriyyah – district de Jaffa. » (Devoir, Éducation nationale, 7e année, p. 57).
 
« Rassemblons des informations sur… quelques villages et lieux palestiniens que les Israéliens ont détruits. » (Devoir, Éducation nationale, 7e année, p. 57).
 
« Rappelons les noms de quelques villages palestiniens que les Israéliens ont détruits, dont ils ont enlevé les marques et où ils ont fondé des implantations et des concentrations résidentielles. » (Devoir, Éducation nationale, 7e année, p. 54).
 
« Israël suivit une nouvelle politique en occupant les terres palestiniennes – la fondation d’implantations agricoles, industrielles et résidentielles. » (Éducation nationale, 6e année (2000), p. 16).
 
« Une grande partie des terres palestiniennes a été confisquée pour la construction d’implantations [juives]. Comment nous y opposer ? » (Éducation islamique, 6e année, 1re partie, p. 68).
 

11. 
Le problème des réfugiés
 
Selon les manuels palestiniens, Israël est la seule partie responsable du problème des réfugiés. Les manuels ignorent plusieurs faits importants dans ce contexte, dont le principal est qu’Israël n’a pas commencé la guerre qui a créé le problème. Ils ignorent aussi le fait que beaucoup de Palestiniens ont choisi de ne pas fuir et son restés sous autorité israélienne, et que beaucoup d’aures Palestiniens ont quitté leurs maisons dès les premières phases de la guerre – avant que la victoire d’Israël ne devienne évidente. Selon les manuels palestiniens, Israël est aussi responsable de la seconde vague de réfugiés palestiniens, plus petite, suivant son occupation de la Cisjordanie et de Gaza en 1967. Cet argument est avancé malgré que la guerre ait été brève et n’ait pas détruit de village ou ville palestiens et que ceux qui choisirent de partir aient dû signer un document précisant qu’ils le faisaient de leur propre volonté.
 
« La résistance palestinienne en 1947-1948, suivant la résolution de  partage de la Palestine en un État arabe et un État juif. Cette résolution a été adoptée par les Nations unies le 29 novembre 1947. Parmi les plus célèbres batailles livrées par les Palestiniens figure la bataille de al-Qastal… en plus des batailles livrées en d’autres lieux de Palestine. Suite à ces batailles, les organisations terroristes sionistes forcèrent des milliers de Palestiniens à quitter leur pays sous la menace des armes, ce qui conduisit à la création du problème des réfugiés. » (Éducation nationale, 7e année, p. 21).
 
« L’occupation israélienne détruisit la plupart des villages et villes palestiniens, chassa les habitants palestiniens et les força à quitter leurs terres et leurs villages. » (Éducation nationale, 6e année (2000), p. 16).
 
« L’occupation de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza [par Israël] en 1967 provoqua aussi… la deuxième émigration forcée palestinienne dans laquelle le nombre d’émigrants de Cisjordanie dépassa 350.000. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 21).
 
« L’émigration forcée consiste à obliger des individus et des groupes à quitter leur pays comme résultat de guerres et d’occupation, coimme l’émigration forcée de grands nombres de Palestiniens dans les années 1948 et 1967. À la suite de la guerre de 1948, plus de trois quarts d’un million de Palestiniens furent dispersés hors de leur patrie dans les régions voisines, en vue de rester à proximité de leurs maisons et de leurs terres, dans l’espoir d’un rapide retour. Cette dispersion assuma des formes pénibles vu que les réfugiés vivaient dans des camps provisoires, dans des écoles, dans des maisons abandonnées, dans des grottes et sous des tentes. Le nombre de réfugiés palestiniens a plus que triplé pendant les 44 années entre 1950 et 1994. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 34).
 
« Motifs de l’émigration

3. Naturels, comme… des désastres [naturels]…
4. Économiques et sociaux, comme le manque d’opportunités de travail et de services …
5. Politiques, comme l’émigration forcée des Palestiniens suite aux guerres de 1948 et de 1967. »
(Géographie de la Palestine, 7e année, p. 36).
 
« Il y a beaucoup de raisons à l’émigration, dont les principales sont : … les guerres : comme la guerre de Palestine qui fit émigrer un grand nombre de Palestiniens hors de leur terre. » (Principes de géographie humaine, 6e année, p. 22).
 
« Les guerres jouent un rôle dans l’émigration d’habitants vers de nouveaux endroits… comme il est arrivé dans les années 1948 et 1967, où un grand nombre d’habitants de Palestine durent émigrer. » (Principes de géographie humaine, 6e année, p. 33).
 
« Deuxième activité : Je discuterai en classe:
 
1. Les émigrations forcées imposées au peuple palestinien.
2. Leurs conséquences démographiques. »
(Géographie de la Palestine, 7e année, p. 44).
 
« Qui sont les plus nombreux : les Palestiniens en Palestine ou les Palestiniens dans la diaspora ? » (Géographie de la Palestine, 7e année, p. 43).
 
« Faisons-nous aider par nos connaissances et nos parents pour connaître les villes palestiniennes d’où certains d’entre nous ont dû émigrer, et parlons-en en classe à nos condisciples. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 37).
 
« Que les élèves rassemblent des photos de divers camps de réfugiés palestiniens et les placent sur un tableau mural dans la classe. » (Devoir, Éducation nationale, 2e année (2001), 1re partie, p. 36).
 
 
12. Vol de terres et de l’eau
 
Les manuels ne font nullement référence aux traités internationaux et bilatéraux et aux accords qui ont déterminé l’attribution de la terre et de l’eau par accord mutuel entre Israël et les Palestiniens. Exemples : les accords intérimaires israélo-palestiniens sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza en 1995, article XI ; Appendice I article 40, et le traité de paix israélo-jordanien de 1994, Annexe II.
 
« Quand nous regardons les ressources naturelles palestiniennes, nous pourrions dire qu’elles sont pauvres et que la plupart des terres, de l’eau et des côtes sont encore soumises à l’occupation d’une façon ou d’une autre. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 124).
 
« Dans le cas de notre pays la Palestine, cette interaction [entre les efforts des habitants et les ressources disponibles] rencontre des défis dont les plus importants sont : … vaincre le caractère limité des ressources naturelles qui souffrent du pillage israélien. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 134).
 
« … La Palestine qui souffre de… problèmes dangereux et destructeurs, comme le vol de la terre où le butin a été distribué par les [autorités d’]occupation parmi les colons, les bases militaires, les zones militaires fermées, etc. et le vol des eaux de la nappe phréatique et de la surface dont rien n’a été laissé si ce n’est quelques gouttes pour la consommation domestique et l’agriculture. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 67).
 
« Le facteur politique a été le plus important et le plus grave pour ce qui est de l’usage de terres dans la Cisjordanie et la Bande [de Gaza]. Les [autorités d’]occupation ont confisqué environ 25% des terres de Cisjordanie et ont aussi empêché les habitants de la Bande [de Gaza] d’utiliser environ 22% des terres de la Bande [de Gaza] en vue d’en faire des implantations et des zones de sécurité qui y sont liées. Les [autorités d’]occupation ont présenté ces terres, dont la plus grande part était des terres d’État, comme cadeau aux colons. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 74).
 
« … La superficie foncière agricole et résidentielle disponible pour les Palestiniens se réduit continuellement, comme résultat de la confiscation continuelle par Israël de terres au bénéfice du projet de colonisation. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 126).
 
« … L’exploitation des vastes ressources en eau de la Cisjordanie et de la Bande [de Gaza] au bénéfice des colons et des autres Israéliens aux détriments des citoyens palestiniens. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 78).
 
« La consommation d’eau en Cisjordanie et dans la Bande [de Gaza] est affectée par… le contrôle israélien sur l’utilisation de ces ressources et sur la distribution de l’eau… Ce contrôle est pleinement visible dans l’utilisation de la nappe phréatique, surtout à des fins agricoles, tandis que les Palestiniens sont empêchés de creuser des puits deplus de 150 m de profondeur alors que les colons peuvent creuser des puits de plus de 600 m de profondeur. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 81).
 
« L’agriculture [dans la Bande de Gaza] souffre du pompage excessif de l’eau dans les implantations israéliennes qui ont été fondées sur les terres de la Bande [de Gaza[. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 20).
 
« Israël pompe de l’eau du Jourdain et de ses affluents pour le Negev… et les implantations isréaliennes en Cisjordanie pompe aussi de la rivière environ 550-600 millions de mètres cubes par an. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 79).
 

13. 
Démolition et déracinement
 
Les dilemmes politiques et moraux accompagnant la confrontation violente entre Israël et les Palestiniens à propos de la terre ne sont pas traités. Le point de vue de l’autre partie n’est pas présenté. Des stéréotypes, insufflant le ressentiment, sont présentés à des jeunes enfants de six et sept ans.
 
« Répondons aux deux questions par écrit :
 
« Que font les ouvriers ? »
 
(Notre belle langue, 2e année, 1re partie, p. 88)
 
 
« Que fait le bulldozer? »
 
(Notre belle langue, 2e année, 1re partie, p. 88)
 
“Let us express orally the following:”
 
(Notre belle langue, 2e année, 1re partie, p. 78)
 
« Exprimons oralement ce qui se passe sur l’image ? »
 
 
 
(Notre belle langue, Grade 1, 1re partie, p. 90)
 
 
 « Les occupants n’ont pas encouragé la culture de l’oliver. »
(Notre belle langue, 6e année, 1re partie, p. 86).
 
 
14. Perte et souffrance
 
Le conflit actuel avec toute la souffrance qu’il entraîne pour les deux parties est présenté de manière unilatérale. Il y a une dichotomie claire dans le manuels palestiniens entre le Palestinien qui souffre et l’Israélien qui est toujours celui qui inflige la souffrance.

« Activité
Ayant appris l’histoire et fait l’expérience des événements et réalités dans lesquelles nous vivons:
1. Mentionne quelques incidents violents auxquels l’ennemi a exposé notre peuple.
2. Comment les ennemis et les occupants traitent-ils les gens des territoires occupés ?
3. Comment les musulmans traitaient-ils les peuples des territoirs conquis ? »
(Éducation islamique, 6e année, pt. 2, p. 84).
 
« Cette situation importante de Jéricho a été [la source de] bénédictions et de malheurs. Difficulté et bien-être s’y sont succédés, comme il est arrivé lors de l’occupation israélienne de 1967, où elle fut une des villes de notre pays la Palestine qui subit le plus de pertes et de souffrances. » (Notre belle langue, 7e année, 1re partie, p. 34).
 
« L’hymne de l’Intifadah
 
Nous enterrons l’enfant sans hâte…
La mère et le petit enfant peuvent mourir…
Et l’adulte souffre dans la cellule de la grand prison…”
(Extraits, Notre belle langue, 6e année, 1re partie, pp. 130-131)
 
« De la ‘littérature de prison’*
 
Un garçon de quatorze ans… à son entrée dans la cellule regarda en arrière comme pour enregistrer la fermeture de la porte… Il se frotta les mains nerveusement et s’assit sur le bord du lit d’acier… ‘D’où viens-tu’ lui demandai-je. … ‘Je suis resté dans ‘l’abattoir’ treize jours.’
 [Note dans le texte:] ‘abattoir’ – le lieu de l’interrogatoire. C’est un surnom donné à cet endroit par les prisonniers à cause de la cruauté des interrogateurs. » (Notre belle langue, 6e année, 1re partie, pp. 124-125).
 
*La « littérature de prison » est un genre littéraire palestinien qui traite de la vie des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes.
 
 
« Visite à la prison du Negev
 
… Ils attendirent longtemps devant les portes de la prison. Après trois heures, un des soldats leur jeta un coup d’œil et dit : ‘les visites sont interdites aujourd’hui’. »
(Notre belle langue, 2e année, 1re partie, p. 72).
 
 
15. Restrictions et discrimination
 
Des mesures de sécurité résultant du conflit et même parfois des mesures légales s’appliquant à tous les citoyens israéliens, comme des restrictions de construction, sont présentées comme des politiques anti-palestiniennes.
 
« Dans certains autres villages et villes palestiniens, des restrictions ont été imposées aux habitants et ils ont été empêchés de construire, comme à Jaffa, Lyda, Ramle, Acre et dans les villages de Galilée, du Triangle et du Negev. » (Éducation nationale, 7e année, p. 55).
 
« Explique la politique menée par Israël contre le peuple palestinien suite à son occupation de la Palestine. » (Éducation nationale, 6e année (2000), p. 18)
 
L’accusation de discrimination raciale était lancée explicitement dans un manuel d’Éducation nationale palestinienne de 1995. Cette accusation a été abandonnée dans les éditions de 1996 et de 2000.
 
« Explique la signification de ‘discrimination raciale’ en l’illustrant d’un exemple qui s’applique au cas particulier palestinien. » (Éducation nationale palestinienne, 6e année (1995), p. 55).
                  
 
16. Oblitération de l’identité nationale
 
Israël est accusé de tenter d’oblitérer l’identité nationale des Palestiniens de différentes manières.
         
« Le peuple palestinien est un peuple qui tire orgueil de son héritage et de sa culture, hérités de ses ancêtres génération après génération, surtout maintenant que l’intérêt pour l’héritage populaire palestinien est devenu un besoin pressant à cause de ce que cet héritage subit durant l’occupation, c’est-à-dire les tentatives d’oblitérer l’identité palestinienne et de dissoudre les composantes de l’héritage et de la personnalité arabes. » (Éducation nationale, 7e année, p. 44)
 
« Les tentatives d’oblitérer l’héritage palestinien… par exemple en changeant les noms de villages, villes, lieux et objets topographiques palestiniens en des noms hébreux, comme la rivière ‘Awja dont le nom est devenu Yarkon… [et] en usurpant certains costumes et broderies populaires palestiniens pour les présenter dans des expositions de mode internationales comme un héritage et des costumes israéliens. » (Éducation nationale, 7e année, p. 55)
 
« C. Tentatives [israéliennes] d’oblitérer l’héritage artistique [palestinien] comme:
1.      transplanter les chansons et mélodies arabes authentiques dans le dialecte hébreu [lahjah], ou les mêler à des chansons hébraïques, comme la chanson ’Alluma ‘alluma”. (Éducation nationale, 7e année, p. 55)
 
« Héritage et culture de Palestine : les résolutions de l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture:
1.      Travailler sérieusement à protéger l’identité culturelle du peuple palestinien contre les attaques sionistes et les tentatives continuelles d’oblitérer la culture islamique.
2.      Préparer une encyclopédie des antiquités et sites historiques islamiques de la noble Jérusalem et du reste de la Palestine…
3.      Réaliser un inventaire exhaustif de tous les bâtiments qui ont été détruits.
4.      Planifier la restauration, la reconstruction et la protection de ces bâtiments de même que le maintien du caractère islamique de la Palestine en général.
5.      Enseigner l’histoire et la géographie de la Palestine à tous les niveaux d’éducation dans les écoles des pays islamiques.
6.      … Diffuser à grande échelle la carte de la noble Jérusalem, avec ses toponymes arabes, pour résister à la judaïsation et protéger l’héritage [arabe]. »
(Éducation nationale, 7e année, p. 57)  
 
« Tentatives [israéliennes] d’oblitérer l’héritage artistique [palestinien]:  
…Incendier l’ancien pupitre de Saladin dans la mosquée Al-Aqsa. »
(Éducation nationale, 7e année, p. 55)*
 
*En 1969, un malade mental chrétien australien mit le feu à la mosquée al-Aqsa et brûla le pupitre de bois en question.
 
« Destruction et vol de manuscrits arabes et islamiques, surtout dans la mosquée Al-Aqsa. » (Éducation nationale, 7e année, p. 55)
 
« La judaïsation de Jérusalem et la dissolution de l’identité palestinienne de ses habitants. » (Éducation nationale, 6e année (2000), p. 17)
 
17.           Usurpation des lieux saints
 
Les manuels palestiniens font référence aux lieux saints juifs de Terre Sainte seulement comme à des lieux saints musulmans et y considère le culte juif comme une tentative de les judaïser.
 
Le Mur d’al-Buraq cité ci-dessous, auquel le prophète Mahomet attacha sa monture céleste, al-Buraq, tandis qu’il montait au ciel, selon la croyance musulmane, est le Mur des Lamentations, le seul reste visible du Temple juif, détruit par les Romains en 70 apr. J.-C. Depuis lors il est le plus sacré lieu de culte pour les juifs.
 
La Mosquée d’Abraham est le Tombeau des Patriarches (le sanctuaire de Machpelah), sacré pour les Juifs autant que pour les musulmans. Dans le passé, les Juifs s’en voyaient interdire l’entrée. Maintenant il est ouvert aux musulmans et aux juifs.
 
La Mosquée de Bilal Bin Rabbah, un des compagnons du prophète Mahomet, est en fait le Tombeau de Rachel à Bethléem, lieu saint pour les juifs. Jusqu’il y a peu, les Palestiniens eux-mêmes présentaient le site comme le Tombeau de Rachel, comme dans un ancien manuel palestinien de 1996 – Éducation nationale palestinienne, 6e année, p. 89. Dans les manuels publiés actuellement, il est mentionné comme la Mosquée de Bilal Bin Rabbah
 
« La révolte de 1929, connue comme la révolte d’al-Buraq, pour protester contre les tentatives des Juifs de contrôler le Mur d’al-Buraq. Elle se répandit dans toutes les parties de la Palestine. » (Éducation nationale, 7e année, p. 21)
 
« Les tentatives de judaïser certains des lieux religieux musulmans, comme la Mosquée d’Abraham à Hébron etla Mosquée de Bilal Bin Rabbah. » (Éducation nationale, 7e année, p. 55)
 
« Cite les noms de mosquées et de lieux religieux musulmans et chrétiens dont les Israéliens ont essayé de changer le caractère. »
(Éducation nationale, 7e année, p. 56)
 
18.           L’économie palestinienne paralysée
 
Les principales raisons données pour la paralysie de l’économie palestinienne sont le blocus du territoire palestinien et l’objectif israélien de contrôler l’économie palestinienne. Par contraste, le Plan global pour le développement du premier programme palestinien d’éducation générale publié par l’ANP en 1996 évoque « la contribution positive de l’agriculture et de l’industrie israéliennes… à l’agriculture et à l’industrie palestiniennes » (p. 626).
 
« La dépendance de l’économie palestinienne et le fait qu’elle soit affectée par l’économie israélienne. » (Éducation nationale, 6e année (2000), p. 17)
 
« Pendant les trois dernières décennies, Isrël s’est efforcé de lier l’économie palestinienne de Cisjordanie et de la Bande [de Gaza] à sa propre économie… L’économie palestinienne a dépendu presque entièrement de l’économie israélienne pour son commerce extérieur. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 117)
 
« Les exportations [palestiniennes] ont diminué de nouveau en 1996 à cause du blocus israélien imposé à la Cisjordanie et à la Bande [de Gaza] pendant cette année, surtout du fait que le blocus est intervenu au sommet de la saison d’exportation des récoltes agricoles palestiniennes… La plupart du déficit commercial palestinien est avec Israël. » (La société palestinienne – Éducation démographique, 11e année, p. 118)
 
« L’économie israélienne compta essentiellement sur la politique d’encouragement