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Incitation à la haine
Agresseurs d'un Juif punis: une dissertation sur l'antisémitisme!
----- Original Message ----- From: Simon Pilczer
To: cgoasguen@assemblee-nationale ; plemasle@assemblee-nationale.fr
Sent: Monday, June 07, 2004 7:35 PM
Subject: Justice Française et actes antisémites.
Le Consistoire de France ''en appelle à la justice française, qui semble faire preuve d'une grande tolérance par rapport aux auteurs des actes antisémites. Sur plus de 650 cas instruits, moins d'une dizaine ont été effectivement punis comme la loi le prévoyait''.
''Il constate ainsi avec indignation que l'agresseur du fils du rabbin de Boulogne Billancourt, le mois dernier, avait déjà été interpellé dans le cadre de l'agression raciste de la patinoire de Boulogne et n'avait reçu comme seule sanction que la rédaction d'une dissertation sur l'antisémitisme...''
(Guysen.Israël.News / 7 juin 2004 18:56 GMT+3 ISRAEL)
Monsieur le député,
Suite à votre superbe intervention hier lors du colloque sur "la démocratie à l'épreuve de la menace islamiste", vous nous avez confirmé qu'il existe une certaine tradition antisémite dans la magistrature française.
Les Juifs de France l'avaient appris à leurs dépens sous le régime de Vichy, et après que la justice militaire ait déclenché l'affaire Dreyfus en 1894.
Un siècle après, et 60 ans après la libération, les séquelles qui semblaient cicatrisaées se rouvrent.
Le président de la République ne cesse de déclarer, comme un mantra :"la France n'est pas un pays antisémite", et le répète dans les instances internationales où il est reçu.
La "Loi Lellouche", réprimant plus sévèrement les actes racistes et antisémites, a été adoptée à l'unanimité par les parlementaires et les sénateurs. Elle n'est visiblement pas appliquée.
Vous avez bien senti le sentiment de déréliction dans lequel se trouve actuellement la communauté juive de France, alors qu'elle sert la nation de toute la vigueur de ses talents, de ses forces créatives, et en faisant honneur à la France.
On nous a beaucoup rebattu les oreilles des problèmes de l'intégration des immigrés d'Afrique du Nord. Mais l'intégration, c'est comme quand on se sert la main : il faut le vouloir des deux côtés.
S'il est une communauté qui s'est intégrée par son travail acharné depuis 1962, ce sont bien les Juifs "pieds noirs", qui suivaient la vague de ceux intégrés avant et après-guerre, et ceux du début du siècle, et ceux volontairement exilés d'Alsace et de Lorraine après 1870, d'ailleurs déjà devenus Français depuis la Révolution française...
Les beaux discours, nous commençons à en être gavés. Une action exemplaire et soutenue est désormais indispensable.
Vous êtes bien conscient, Monsieur le député, qu'il y va du crédit de la France.
Et si on parle de crédit, ce n'est pas seulement de crédit moral, si important pour l'image du pays des "Droits de l'Homme".
C'est aussi parce que notre pays n'inspire plus confiance. Y compris aux investisseurs.
M. Patrick Gaubert, président de la LICRA, et tête de liste aux Européennes de la liste UMP, appelle "les jeunes Juifs à apprendre la self-défense", dans ce climat où un jeune de 17 ans a fait l'objet d'une tentative de meurtre parce qu'il porte la kippa traditionnelle.
Nous en sommes là !
La presse française a déjà essayé de noyer le poisson en parlant de l'acte d'un déséquilibré : le criminel court toujours, il n'est pas identifié, mais France 2 et FR 3, lors des journaux télévisés, savent déjà qu'il s'agit d'un déséquilibré.
Comme on a pu dire que Hitler était fou, sans doute pour le déculpabilser.
Ce genre d'excuses ne tient pas, et ne peut que conduire au pire.
Le chancelier Shroëder, lors des cérémonies de commémoration sur les plages de normandie, a déclaré qu'il ne fallait plus parler de "culpabilté", mais de "responsabilité". Et après les discours, l'étreinte fut ensuite chaleureuse avec Jacques Chirac.
C'est un peu court pour la construction européenne.
Je me suis permis de vous interpeller, hier, sur le rôle de l'AFP et des médias dans la montée de l'antisémitisme en France.
Quand Olivier Mazerolles et David Pujadas ont annoncé la fausse nouvelle du retrait d'Alain Juppé de la vie politique française, ils ont été immédiatement sanctionnés. La faute des journalistes était vénielle, même si elle concernait celui que le président considère comme "le meilleur d'entre nous".
Il y a des sanctions exemplaires qui se perdent vis-à-vis de certains journalistes et magistrats.
La France est un Etat de droit : il serait bon que ceux qui sont en charge en administrent la preuve.
Recevez, Monsieur le député, avec mes remerciements chaleureux pour votre inlassable soutien, mon très profond respect.
Dr Simon Pilczer
Mis en ligne le 08 juin 2004 sur le site www.upjf.org.











