17/09/03
NOTE : Les mises en grasses et en couleur, sont de la Rédaction dupjf.org, ainsi que le titre général. Une telle présentation - partiale et injuste - de la situation complexe qui prévaut sur cette terre dramatiquement déchirée et souillée du sang de tant d'innocentes victimes, constitue incontestablement, même si ce n'est pas volontairement, une incitation à la haine d'un peuple - toujours le même. J'estime, pour ma part - et j'assume la responsabilité de cette affirmation abrupte -, qu'une émission de cette sorte constitue une contribution catholique à la haine antijuive, en général, et anti-israélienne, en particulier. Et c'est en cela que la diffusion d'une telle thématique, dans une émission très largement suivie par les téléspectateurs, s'apparente - mutatis mutandis, à un faux antisémite de la même nature que les fameux "Protocoles des Sages de Sion" [1]. Ce faux célèbre a été largement diffusé dans toutes les couches de la société, durant près d'un siècle, et il ne fait aucun doute qu'il a été l'objet d'une 'réception' tacite par une large majorité de chrétiens, surtout en milieu catholique. A l'instar d'un venin, il a, pour longtemps, paralysé les réflexes de justice et de quête de la vérité d'une foule de non-Juifs chrétiens, qui, dans la trajectoire de l'enseignement chrétien du mépris envers les Juifs et de la théorie du remplacement du judaïsme par le christianisme, en sont venus à haïr et à persécuter - ou laisser persécuter - les Juifs, sans protester. M. Macina. Fauvarque
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Au sujet de lémission « Les héritières de Marie » - 15 Août 2003
On a eu droit à toute la litanie des horreurs engendrées par cette situation de guerre : suppression des libertés, jeunesses gâchées, peur de sortir, peur dêtre arrêté, ou dêtre blessé ou tué, encerclement par les colonies, droits de lhomme bafoués, etc Et derrière tout ça ? Derrière cette occupation brutale, derrière cette armée barbare, derrière ces injustices, se profilait, comme en filigrane, la face de ces méchants israéliens (des Juifs), ces voleurs de terre et de liberté, ces assassins dont le nom, prononcé par la sur directrice de la crèche de Bethléem, qui, faisant allusion à tous ces enfants, victimes des violences israéliennes, sénonçait ainsi : «Hérode existe encore !» [3]
Certes, ces femmes chrétiennes semblaient parfaitement sincères, faisant même appel aux consignes de lEvangile, pour ne pas se laisser aller à la haine et garder confiance malgré tout. On leur a tendu un micro et elles auraient eu tort de ne pas parler. Sans doute aussi ignoraient-elles (apparemment) la manière dont les droits de lhomme sont bafoués du côté palestinien, ainsi que lénorme duperie de lhomme qui gouverne lAutorité Palestinienne. Accordons-leur cet a priori favorable. Par contre méritent amplement dêtre blâmés les responsables qui ont programmé cette émission, dont le téléspectateur non averti (il y en a tant !) ne peut retenir quune chose : «dehors les Juifs !», ou peut-être même : «mort aux Juifs» !
Oui, une telle émission, diffusée en ce jour de lAssomption [4], est doublement condamnable :
- Toute la responsabilité du conflit israélo-palestinien apparaît comme reposant uniquement sur Israël, lennemi juré.
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Comme si, de lautre côté, il ny avait jamais eu de kamikazes;
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jamais de haine systématiquement propagée à légard des Juifs dans les écoles;
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jamais de charte de lOLP, ou du Hamas, prévoyant la destruction dIsraël;
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jamais de discours enflammé dArafat contre Israël et les Juifs ;
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jamais dentraînement des enfants palestiniens à la guerre, etc., etc.
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Comme si, du côté israélien, on ne vivait pas aussi la peur au ventre en allant faire ses courses, ou boire un verre au café du coin.
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Comme si, là aussi, des mères ne pleuraient pas leurs enfants et ne vivaient pas dans langoisse
Tout cela, les responsables dune telle émission navaient pas le droit de le passer sous silence.
- Mais il y a autre chose :
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Préparer les chrétiens à fêter lAssomption de la Vierge Marie, Juive entre les Juives, par un tel reportage, est totalement aberrant.
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La Vierge Marie, dans le Magnificat (lu à lEvangile de la messe), chante lamour du Seigneur pour Israël et sa promesse faite à tous les descendants dAbraham.
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Oui, on ne prépare pas les curs à fêter Marie en assimilant la Vierge aux seules femmes palestiniennes, fussent-elles chrétiennes (et quelles que soient leurs qualités et leurs souffrances) ;
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ni en lui faisant tourner le dos à ses surs israéliennes, des Juives parmi les Juives.
A moins que les responsables du "Jour du Seigneur" ne fassent partie de ces
nouveaux théologiens, dits «de la libération de la Palestine» [5], et nattendent, eux aussi, que lEglise renonce à nouveau à ses racines juives pour «retrouver» ses racines arabo-palestiniennes ?Bernard Fauvarque
© B. Fauvarque, pour son article et upjf.org et M. Macina, pour les commentaires, les notes et la mise en page.
Source : SHALOM ISRAEL, 5, Ave. Gaston Boissier - 78220 VIROFLAY France (33) 130-242-788 - shalom.israel@free.fr
[Texte aimablement transmis par Henri Orquera].
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Notes de la Rédaction dupjf.org
[1] A ce propos, on lira avec avantage le dossier que lui a consacré la CICAD, et qui figure sur notre site, sous le titre : "Les Protocoles des Sages de Sion, ou la fulgurante trajectoire d'un faux".
[2] Très ancienne émission qui donne un espace dexpression cultuelle et spirituelle aux principales confessions de foi monothéistes (musulmane, juive, orthodoxe, protestante, catholique).
[3] Hérode le Grand, roîtelet des Juifs, vassal complaisant des Romains. LEvangile lui attribue le "massacre des innocents" enfants de Bethléem en bas âge, visant à mettre à mort Jésus, censé être né dans cette bourgade de Judée, et dont Hérode, averti par des Mages dOrient, avait, selon lEvangile, toutes les raisons du monde de craindre quil ne fût le Messie, donc un concurrent.
[4] Fête catholique traditionnelle célébrant la "montée au ciel" de Marie.
[5] A propos de ces "nouveaux théologiens", dits "de la libération de la Palestine", nous ne pouvons que renvoyer à la définition de M. Perko : «Il s'agit d'un mode de réflexion et d'analyse théologique qui souligne l'expérience de l'oppression des pauvres et confère à Jésus un rôle de libérateur politique tout autant que spirituel. Quoique ce mouvement provienne d'Amérique latine, il a des partisans dans d'autres sociétés marginalisées, dont l'Indonésie et la Palestine». Pour un exposé succinct de cette "Théologie de la Libération", version palestinienne, consulter larticle de Michaël Perko, «'Jérusalem en esclavage': Chrétiens, Bible, et époque actuelle, la politique israélo-palestinienne», chapitre [5] : "Tenants palestiniens de la Théologie de la Libération".
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Mis en ligne le 17 septembre 2003 sur le site www.upjf.org
Remis en ligne le 13 décembre 2007











