
http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=33033§ionid=351020202
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La Palestine en deuil pour les 60 années d'oppression
Traduction française : Menahem Macina
Tandis que les Israéliens fêtent ce jour, les Palestiniens portent le deuil de la division de leur nation pour faire place aux colons, il y a 60 ans [1].
Le 29 novembre 1947 marque le jour où lONU décida de créer une entité sioniste illégale [2] en Palestine, ce qui a mené à loccupation des territoires palestiniens.
Ironiquement, la conférence dAnnapolis, qui se tient durant la semaine même du 60e anniversaire de cet événement, démontre que rien na changé durant les six décennies écoulées, et combien dérisoires et tardives sont ces procédures, à supposer même que les intentions américano-israéliennes soient pures.
Actuellement, des multitudes de Palestiniens vivent soit sous occupation, soit dans des camps de réfugiés dans tout le Moyen-Orient, ou en tant que citoyens de seconde classe à lintérieur des zones sionistes occupées, privés de leurs droits humains élémentaires [3].
Les conflits dévastateurs de ces six décennies ont laissé peu de place à la réconciliation. Chaque colon qui vient sinstaller sur des territoires occupés, comme chaque enfant palestinien tué par les troupes sionistes, illustrent clairement que les Palestiniens ont été dépouillés de tout ce qui leur appartenait légitimement [4].
Au cours de la période qui s'est écoulée depuis la résolution du 29 novembre [1947], les Palestiniens ont lutté pour leur pays, tandis que les Sionistes les expulsaient de force de leurs foyers [5].
La Grande-Bretagne ne sest jamais excusée de sêtre arrogé le droit de donner un foyer national au régime sioniste, contre la volonté de sa population arabe, qui constituait 93% de ses habitants [6].
© Press TV
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Commentaires de Menahem Macina
[1] On remarque la tactique de propagande victimaire palestinienne, consistant à projeter dans le passé la situation actuelle. En 1947, il n'y avait pas de "nation" palestinienne (aucun dirigeant arabe ne voulait en entendre parler), mais des Arabes de toutes les régions du Moyen-Orient, dont fort peu étaient d'authentique souche palestinienne. Pour mémoire, malgré les légendes dorées qui font naître Arafat en Palestine, il est connu qu'il vit le jour au Caire, où il passa l'essentiel de sa jeunesse et de ses premières années d'homme fait, outre qu'il fit des études d'ingénieur dans la capitale égyptienne.
[2] L'expression "entité sioniste", est la métaphore outrageante courante permettant d'éviter l'expression 'blasphématoire' d'"Etat d'Israël". Elle figure en abondance dans les manuels scolaires palestiniens.
[3] Les Palestiniens sont tellement peu "privés de leurs droits humains élémentaires" qu'ils peuvent recourir à la Haute Cour de justice israélienne, à chaque fois qu'ils estiment que leurs droits de citoyens sont bafoués, et il est notoire que cette instance juridique leur donne souvent raison, surtout en cas de contestation territoriale. Pour ne prendre qu'un exemple classique, quand un litige sur le tracé du mur de sécurité oppose des propriétaires palestiniens à l'armée, c'est presque toujours l'armée qui perd.
[4] Encore le vocabulaire maximaliste et paranoïde. A cette affirmation stupide, une seule réponse : non, les Palestiniens n'ont pas été dépouillés de TOUT ce qui leur appartenait LEGITIMEMENT. Le droit de la guerre et la législation internationale permettent à un Etat qui a été attaqué et envahi de conserver les territoires conquis durant le conflit, jusqu'à ce qu'une solution diplomatique garantissant qu'une telle agression ne se reproduise plus, et donc jusqu'à la signature d'un traité de paix en bonne et due forme, assorti de garanties internationales, ce que les perdants - Arabes, en général, et Palestiniens, en particulier, ont toujours refusé. (Cf. Les 3 nons de Karthoum, voir aussi : Dore Gold, "Des territoires 'occupés' aux territoires 'disputés'", D. Gold.
(5) L'expulsion forcée des Palestiniens est le mantra presque universellement admis. Si tel avait été le cas, il n'y aurait plus de Palestiniens aujourd'hui pour revendiquer la création d'un Etat. En réalité, les Palestiniens qui ont été expulsés sont ceux qui ne cessaient d'assaillir les Israéliens, de tirer de manière indiscriminée sur la population juive. Sous d'autres régimes, ils eussent été tout bonnement exécutés. Même si les thèses des historiens diffèrent considérablement sur ce point, on doit rappeler que la grande majorité des "réfugiés" palestiniens ont volontairement choisi l'exil, encouragés en cela par les dirigeants des pays arabes qui leur promettaient alors qu'une fois les Juifs massacrés, ou jetés à la mer, les Palestiniens pourraient revenir et faire main basse sur leurs terres, leurs habitations et leurs biens, conformément à la bonne vieille tradition de la razzia.
[6] Même projection dans le passé de la situation actuelle que celle signalée, ci-dessus (note 1). Les récits de pèlerins et de voyageurs du XIXe siècle, témoignent, de manière indiscutable et unanimement, qu'à l'époque ottomane et jusqu'au début du XXe siècle la Palestine était dépeuplée et misérable. C'est précisément la venue, vers la fin du XIXe siècle et dans les premières décennies du XXe, de pionniers juifs qui apportaient avec eux les technologies modernes occidentales d'agriculture et de mises en valeur des sols, et achetaient les terres à prix d'or, qui provoqua l'afflux d'Arabes de tous les pays du Proche-Orient et spécialement de Turquie et de Syrie. La progression démographique de la population palestinienne monta en flèche dans les années 1960. Selon le Bureau Palestinien de Statistiques, le nombre de Palestiniens résidant sur la Rive ouest du Jourdain (Cisjordanie) et à Gaza était de 1, 1 million, en 1967. Il était de 3, 5 millions, en 2002, et en 2007, on lestime à plus de 4 millions.
Mis en ligne le 29 novembre 2007, par M.












