Mai 2007
Le Président de lAmerican Jewish Congress, Richard Gordon, appelle lassociation mondiale de la médecine à rejeter un appel au boycott des médecins israéliens.
Dans une lettre adressée au Président de lassociation mondiale de la médecine, le Dr Nachiappan Arumugam, le 14 mai
Largument principal donné par ces médecins britanniques est quIsraël aurait
« foulé aux pieds, de façon systématique, la Quatrième Convention de Genève, garantissant aux populations civiles un accès illimité aux soins médicaux ainsi que limmunité pour le personnel médical ».
En réalité, écrit M. Gordon,
« en application dun accord entre le Comité international de la Croix Rouge, le Maguen David Adom israélien et le Croissant Rouge palestinien, des arrangements ont été trouvés pour que les ambulances du Croissant Rouge palestinien puissent passer librement par les points de contrôle avec des chauffeurs enregistrés ».
Durant une réunion qui a eu lieu à lAmerican Jewish Congress, fin avril, le directeur régional du Comité international de la Croix Rouge, Christoph Harnisch, a affirmé que dimportants progrès ont été effectués dans les discussions à ce sujet.
Un boycott justifié par des obstacles sur le passage des ambulances est donc dépourvu de toute justification factuelle et légale a argué M. Gordon.
En plus dune mauvaise présentation des faits, lappel au boycott ne mentionne pas les raisons pour lesquelles les ambulances palestiniennes sont soumises à des inspections israéliennes de sécurité : lutilisation détournée des ambulances et des autres infrastructures médicales par les Palestiniens, y compris, dans certains cas, des terroristes.
Christoph Harnisch, du Comité international de la Croix Rouge a confirmé que dans certains cas, les Palestiniens utilisent les ambulances pour contourner les mesures de sécurité israéliennes. Le Comité international de la Croix Rouge et les responsables du Croissant Rouge palestinien ont insisté sur le fait que ces abus doivent cesser. (Selon le protocole I additionnel aux Conventions de Genève paragraphe 8, les unités médicales utilisées à dautres fins perdent leur statut de protection du fait de ces violations).
Selon M. Gordon,
« Israël na aucune obligation légale ou morale de tolérer cet abus du droit humanitaire, surtout quand ces violations augmentent les risques pour la sécurité de ses citoyens », écrit M. Gordon.
Enfin, les partisans du boycott, affirment que la Convention de Genève garantit un « accès illimité » aux services médicaux. Une telle disposition irait à lencontre du « droit », reconnu à la puissance occupante, de protéger sa propre sécurité mais aucune disposition allant dans ce sens nexiste.
Les critiques dIsraël ne mentionnent également pas le droit international en matière de responsabilité pour assurer les services médicaux. En fait, la puissance occupante (Israël) nest pas la seule, ni même la première garantie de la santé des citoyens des territoires occupés. M. Gordon cite la Quatrième Convention de Genève :
« Elle [lobligation] est par-dessus tout un des services relevant du pays occupé lui-même » - dans ce cas, lAutorité Palestinienne qui a la responsabilité sur cette région.
M. Gordon a mis laccent sur des rapports émanant des autorités israéliennes, selon lesquels les efforts de renforcement de la coopération entre le Magen David Adom et le Croissant Rouge palestinien, en matière de banques de sang, ou dautres thèmes de santé publique,
« sont pris en otage par la partie palestinienne en vue de progresser sur des sujets politiques contestés ».
M. Gordon conclut :
« Nous ne nions pas que les mesures de sécurité imposées en Cisjordanie entraînent des privations pour les Palestiniens. Ces mesures ne seraient, toutefois, pas nécessaires si les Palestiniens (encouragés par le parti au pouvoir, le Hamas) ne se livraient pas à des attaques terroristes contre des civils israéliens, et nutilisaient pas des infrastructures médicales à cet effet. En isolant grossièrement ces mesures de leur contexte, les partisans d'un boycott montrent leur véritable couleur et sexposent à léchec de leurs revendications. »
© American Jewish Congress
Mis en ligne le 25 mai 2007, par M.











