Sur le site du CRIF.
Selon La Dépêche, « Internet est devenu le terrain privilégié dune nouvelle délinquance » et « le fléau, cest le message : attaques racistes, antisémites ou islamophobes, révisionnistes, ciblages de personnes, appels au meurtre
»
La Dépêche du Midi rappelle que Marc Knobel, chercheur au CRIF, a lancé, pour le compte d'associations, un certain nombre de procédures qui ont permis, par exemple, de faire condamner le portail Yahoo, sur lequel des objets nazis étaient en vente libre.
Mais, selon lui, la surveillance du net est trop souvent laissée aux associations. Et Knobel de regretter :
« L'État se défile trop. Il faut qu'il prenne ses responsabilités, sans cela les lois ne pourront pas être appliquées. C'est aussi à l'État, à la police d'exercer sa vigilance et de faire son travail ».
Mais le problème essentiel est l'absence de règles communes suivant les pays.
«Aux USA, mais aussi en Russie, en Angleterre ou dans les pays scandinaves, les hébergeurs font ce qu'ils veulent. Même en Europe, le droit n'est pas harmonisé »,
se plaint Marc Knobel.
« Rien ne sera possible si les États ne réagissent pas »,
prévient-il, très inquiet du développement de forums de plus en plus violents. Pourtant, en France, l'arsenal législatif et répressif s'est progressivement mis en place, rappelle La Dépêche.
Créé en 2000, l'Office Central de Lutte Contre la Criminalité Liée aux Technologies de l'Information et de la Communication (OCLCTIC) centralise la surveillance du Net. Cette plateforme de signalement fonctionne d'abord grâce au « civisme » des usagers. Qu'il s'agisse d'incitation à la haine raciale, de pédophilie ou de pornographie.
« Nous sommes le plus souvent saisis par des internautes ou des fournisseurs d'accès, d'ailleurs tenus de le faire »,
explique le commissionnaire divisionnaire Christian Aghroum, suivant un principe simple :
« En se protégeant soi-même, on protège les autres ».
Une fois le repérage effectué, il faut agir vite.
« La loi nous permet de saisir le juge des référés pour faire fermer le site (raciste) incriminé »,
indique Marc Knobel, chercheur au Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF).
« À condition d'avoir identifié les auteurs où à défaut de se retourner contre l'hébergeur. Nous avons ainsi fait condamner et interdire le site de la Tribu K ».
© CRIF
Mis en ligne le 27 février 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org











