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"Je condamne totalement ces propos qui sont inacceptables et j'ai été le premier ministre des Affaires étrangères occidental à condamner les propos (précédents) de M. Ahmadinejad", a dit M. Douste-Blazy à Radio France Internationale (RFI). Le président iranien, dont le pays soutient le Hezbollah chiite libanais, a appelé à plusieurs reprises à l'élimination du régime d'Israël, qu'il a qualifié notamment de "tumeur". M. Douste-Blazy a toutefois réaffirmé la position française favorable à une implication de l'Iran dans un règlement du conflit en cours entre le Hezbollah et Israël. "L'Iran joue un rôle manifestement important dans la région et en particulier dans ce conflit israélo-libanais", a-t-il souligné. "Il est tout à fait important de le lui dire tant qu'il est temps". En visite à Beyrouth, M. Douste-Blazy avait évoqué lundi le rôle de "stabilisation" joué par l'Iran dans la région. Il avait ensuite recadré ses propos en assurant que Téhéran doit jouer "un rôle de stabilisation et non de déstabilisation". En ce qui concerne Damas, "nous ne voudrions pas qu'en discutant avec la Syrie du problème libano-israélien on se retrouve en train de discuter d'autre chose", a redit vendredi M. Douste-Blazy. Il faisait référence à la résolution 1595 du Conseil de sécurité des Nations Unies adoptée en 2005 après l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri et lançant une enquête internationale sur cet attentat. |











