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Incitation à la haine
De la nature du Coran, Louis Chagnon
"Alors que médias et politiciens évitent soigneusement de parler dislam, en cette période démeutes, Louis Chagnon évoque, pour Libertyvox, lincompatibilité du Coran avec la démocratie. Ne pas remettre en cause ses préceptes, rendrait-il impossible lintégration dans nos sociétés ?"
14/11/05
Sur le site de LibertyVox
La plupart des Occidentaux assimilent le Coran à une "bible musulmane". Cette méprise détermine une incompréhension de lislam et de ses dangers, et une incapacité à établir des lignes de défense idéologiques.
LAncien Testament est une compilation de mythes, de poèmes et de textes juridiques, réalisée au VIIe siècle avant J.C. Le Nouveau Testament rassemble les textes de quatre apôtres et un ensemble de lettres appelées épîtres. La bible est composée de textes écrits par des individus qui avaient leurs intérêts politiques, ou dautre nature, à défendre. Jamais quelquun na prétendu que la bible était une oeuvre divine. Les Chrétiens et les juifs parlent dun livre "inspiré" par Dieu, mais nullement dune uvre de Dieu (1).
Le Coran est tout le contraire (2). Pour les musulmans, le Coran est un "miracle" qui "éblouit le monde", cest-à-dire une uvre purement divine "Le Coran na pas été inventé par un autre que Dieu" (sourate X, 37) -, incréée et présente depuis léternité sur la "Table gardée" (sourate LXXXV, 22). En aucun cas, Mahomet nen est lauteur, celui-ci nétant quun "haut parleur" par lequel Dieu sadresse aux hommes, lors de ses "révélations", par lintermédiaire de lArchange Gabriel. Ce "miracle, les musulmans peuvent toujours le montrer concrètement à lunivers entier, ce qui est, pour eux, une des preuves de la supériorité de lislam sur le christianisme et le judaïsme, deux religions incapables de montrer aujourdhui les miracles de Moïse ou de Jésus.
Pour démontrer que le Coran est dorigine divine, il faut aux musulmans prouver que Mahomet était incapable de lécrire. Dans le cas contraire, ses "révélations" savéreraient nêtre que des supercheries. Cest pour cela quils le présentent comme un "bédouin illettré" ; en fait, plus on le montre inculte, mieux cest, puisque lobjectif est de démontrer quil était parfaitement incapable davoir écrit ce texte.
En réalité, Mahomet na jamais été un bédouin. Il habitait La Mecque, qui, plus que tout autre endroit en Arabie, méritait bien le titre de ville, au VIIe siècle. Mahomet était un citadin. Sil a conduit des caravanes, dans le cadre de son activité commerciale, sous la direction de sa première femme, Khadïjah - qui, en fait, était sa patronne -, il na jamais été un nomade, cela relève dune falsification de la réalité historique. Lislam est né à La Mecque et est le produit dune civilisation urbaine.
Lillettrisme de Mahomet est volontairement souligné, dans la tradition musulmane, lors du premier dialogue avec lArchange Gabriel : "«Lis», dit larchange à Mahomet - «Je ne sais pas lire», répondit-il. «Lis», reprit larchange, accompagnant cette injonction dune étreinte. «Je ne sais pas lire», répondit Mahomet, une seconde fois. «Lis», intima larchange, une troisième fois, et, pour la troisième fois, Mahomet répondit : «Je ne sais pas lire»". Mais cette tradition vient en contradiction avec la source majeure que nous possédons pour connaître la vie de Mahomet (3), la Sîrah, qui nous apprend quen fait, il savait parfaitement lire et écrire [1].
Le Coran est, pour les musulmans, la parole même de Dieu, stricto sensu. Cest ce que les Occidentaux ignorent, pour la plupart, et même, pour ceux qui en ont connaissance, il est très difficile de mesurer tout ce que cela implique comme conséquences fondamentales.
Dabord, le Coran étant une uvre divine, il est considéré par les musulmans comme dun style inégalable, puisquun homme ne peut pas écrire dans un style supérieur à celui de Dieu et tous ceux qui ont prétendu avoir écrit un texte littérairement supérieur à ce texte, ont été persécutés: "Dis: «Si tous les hommes et les Djinns sunissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne produiraient rien qui lui ressemble, même sils saidaient mutuellement.»" (XVII, 88). Si une oeuvre humaine est, par définition, imparfaite, le Coran ne peut pas lêtre puisque Dieu ignore lerreur, il est, par définition, infaillible. Il na pas à être interprété ou analysé : la Parole de Dieu ne peut lêtre, elle ne peut quêtre suivie. Coran veut dire dailleurs "récitation", ce qui est parfaitement logique avec la perception musulmane de ce texte, la parole de Dieu ne peut quêtre apprise par cur afin dêtre suivie à la lettre, puisquil ne peut pas être de la compétence des croyants de remettre en cause Dieu lui-même. Apprendre par cur le Coran est donc un devoir pour tout musulman, afin que sa vie ne soit pas en contradiction avec les règles édictées par Dieu lui-même.
Pour démontrer que le Coran est dorigine divine, les musulmans font appel à des scientifiques convertis. Cette problématique est parfaitement illustrée dans le livre: Ceci est la vérité, les hommes de science face au Coran. Ainsi sefforcent-ils de coller certains versets à des connaissances scientifiques contemporaines, afin de démontrer que le Coran contient des connaissances scientifiques inconnues à la date de sa transmission aux hommes, et quil na donc pas pu être conçu par des êtres humains (4).
Ainsi les versets suivants: "De quoi la-t-il [lhomme] créé? Dune goutte de sperme", sourate XXXII, 8 (voir les autres versets sur le même thème: XXXV, 11; XL, 67; LXXV, 37-38; LXXVI, 2; LXXX, 18-19) ; "Quavez-vous à ne pas vénérer Dieu comme il se doit, alors quil vous a créés par phases successives" LXXI, 13 ; " Dans le ventre de vos mères il vous façonne, phase après phase, au fond de trois ténèbres", sourate XXXIX, 6 ; démontreraient la présence, dans le Coran, dun savoir en embryologie, inconnu au VIIe siècle et, par conséquent, ces informations ne pouvaient pas provenir dune source humaine. Malheureusement, Dieu a oublié de mentionner lovule - qui nexiste pas dans le Coran -, reléguant la femme à un rôle de réceptacle dans la procréation, un réceptacle
Il a oublié aussi de mentionner les chromosomes, mais je ne désespère pas quun musulman les trouve, un jour, au détour dun verset. Le professeur Van Bersoud (5), cité dans le livre ci-dessus, trouve bien le Sida dans un hadith de Mahomet: "La turpitude napparaîtra pas dans une communauté qui la proclamée jusquà devenir publique, sans que la peste, et des maux que leurs prédécesseurs nont pas connus, se répandent au sein de cette communauté". Pour ce «scientifique», les maux nouveaux désigneraient évidemment le Sida ! (6)
Autre exemple de ce florilège 'scientifique', le verset 56 de la sourate IV : «Nous supplicierons bientôt par le feu ceux qui ont rejeté Nos signes; lorsque leur peau consumée se détachera en lambeaux, une autre (peau) intacte viendra prendre sa place pour quils subissent enfin leurs tourments. Certes, Dieu exerce la toute-puissance, il est la sagesse même." Ce verset démontrerait lexistence dune notion qui évoque limportance des terminaisons nerveuses de la peau en matière de sensibilité. Cela signifierait que la connaissance du fait que la sensation de la douleur réside dans la peau, qui était ignorée au VIIe siècle, est présente dans le Coran, cest pourquoi il est nécessaire à Dieu de la créer une nouvelle fois pour continuer à faire souffrir les mécréants. Le problème est quil sagit de morts et on ne voit pas pourquoi Dieu devrait leur faire pousser une nouvelle peau pour punir des «âmes» immatérielles.
QuAdam soit né sans père ni mère et que Jésus soit né sans père, ne serait pas une impossibilité scientifique, puisque la science a découvert cette possibilité chez les animaux: "Mais voilà que la science découvre que nombreux sont les animaux inférieurs, et beaucoup dautres créatures, qui se reproduisent aujourdhui sans fécondation par élément mâle : les abeilles par exemple, toutes les abeilles femelles font des ufs non fécondés par le liquide mâle et les ufs qui le sont donnent des femelles. Quant aux mâles, ils sont créés à partir des ufs de la reine, sans liquide mâle et les exemples sont nombreux sur ce point. Bien plus! Les progrès scientifiques ont prouvé quen manipulant les ufs de certaines créatures, on peut les faire évoluer sans besoin de fécondation par le mâle. Dailleurs le professeur Goironger en parle ici : 'De toute façon, pour traiter ce sujet il faudrait se rappeler que les ufs non fécondés de beaucoup danimaux non vertébrés, amphibiens et mammifères inférieurs, pourraient, par des méthodes mécaniques ou des méthodes nouvelles, telles [sic] que le choc thermique, ou par des moyens chimiques, tel lusage de produits chimiques différents, continuer dévoluer jusquà un stade très avancé. Chez certaines espèces, ce genre dévolution génétique est considéré comme étant naturelle'" (7). Et lauteur de conclure: "Où est donc le problème évoqué par certains chrétiens qui disent quil ne peut y avoir de créature à partir de la mère, en labsence du père ?". Il me semble pourtant quil existe un dogme chrétien de "lImmaculée conception". Pauvre Sainte Vierge, placée au même niveau que les abeilles ou les batraciens et qui a dû subir un sacré choc thermique !
Ainsi, le Coran recèlerait, daprès les musulmans, des connaissances scientifiques extrêmement récentes relevant de lembryologie, de la médecine, de la géomorphologie, de locéanographie, ou de lastronomie, connaissances parfaitement inexistantes à lépoque de Mahomet, qui prouveraient, par cela, lorigine divine de la rédaction du Coran, puisque aucun homme du VIIe siècle navait les moyens de les appréhender. Malheureusement, la science na pas établi lexistence des djinns présentés dans le Coran à plusieurs reprises et encore moins celle de Dieu !
Inutile de dire que tout ce fatras relève de la plus pure escroquerie intellectuelle, si ce nest carrément du lavage de cerveau. Le plus scandaleux est que certains scientifiques lui donnent leur caution.
Mais la conséquence la plus grave, cest quen considérant le Saint Coran comme un «miracle», les musulmans justifient et légalisent les pires atteintes aux droits de la personne humaine :
- Le meurtre des non-musulmans par les musulmans: sourate II verset 190-191: "Dieu naime pas les transgresseurs Tuez-les partout où vous les rencontrerez " - les transgresseurs étant les juifs et les chrétiens qui ont reçu le message divin mais lont transgressé. "Après que les mois sacrés se seront écoulés, tuez les polythéistes, partout où vous les trouverez ; capturez-les, assiégez-les, dressez-leur des embuscades." IX, 5. "O vous qui croyez ! Combattez ceux des incrédules qui sont près de vous. Quils vous trouvent durs. Sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent." IX, 123 - les incrédules étant tous ceux qui ne reconnaissent par Mahomet comme prophète (les polythéistes, les juifs et les chrétiens).
- Le vol des biens des non-musulmans par les musulmans: sourate VIII, «Le butin», v. 41: "Sachez que quel que soit le butin que vous preniez, le cinquième appartient à Dieu, au Prophète et à ses proches, aux orphelins, aux pauvres et au voyageur " ; XLVIII «La victoire», v. 20 : "Dieu vous promet un butin abondant dont vous vous emparerez".
- Linégalité entre les hommes, les musulmans étant supérieurs aux autres hommes: sourate III, 139: "Ne perdez pas courage; ne vous affligez pas, alors que vous êtes des hommes supérieurs, si vous êtes croyants.".
- Linégalité entre les hommes et les femmes: sourate IV, 34: "Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence que Dieu leur a accordée sur elles, et à cause des dépenses quils font pour assurer leur entretien."
On pourrait en citer bien dautres, contre les juifs et les chrétiens.
Le Coran et ses préceptes sont totalement incompatibles avec la démocratie mais, comme ce sont des consignes divines, elles sont obligatoires, et les musulmans doivent les suivre. Elles sont même supérieures à toutes les lois humaines puisque, étant dorigine divine, elles sont, par conséquent, intouchables et incontournables. Du point de vue coranique, un terroriste musulman nest pas en contradiction avec les préceptes du Coran et reste donc un bon musulman. Dailleurs, les fatwas touchent des démocrates et, tout à fait exceptionnellement, des terroristes musulmans, il a fallu attendre jusquà mars 2005 pour quune fatwa émanant de la commission islamique dEspagne soit lancée contre Oussama Ben Laden.
Comme laffirme Anne-Marie Delcambre, ce ne sont pas les islamistes qui constituent le problème essentiel, mais bel et bien les textes.
Cest aux musulmans de reconnaître que le Coran, tel quil nous est parvenu, est luvre dêtres humains qui lont écrit et organisé, après la mort de Mahomet et à laune de leurs intérêts, quétant uvre humaine, ses versets peuvent être critiqués, rejetés, le cas échéant, et que certains de ses préceptes, sinscrivant dans le monde du VIIe siècle, sont, à notre époque, complètement incompatibles avec les droits de lhomme. Le problème est que les Musulmans installés en Occident doivent se plier aux lois occidentales. Sils narrivent pas à cette remise en cause, ils démontrent quils sont incapables de sintégrer dans un système démocratique.
"Je nai créé les Djinns et les hommes que pour quils madorent." LI, 56.
Louis Chagnon
© Libertyvox.
Notes
1. Pour lAncien Testament, je renvoie au livre dIsraël Finkelstein et Neil Asher Silberman, La bible dévoilée, Bayard, 2002.
2. Toutes les références au Coran sont tirées de la traduction de Denise Masson, dans la collection de la Pléiade.
3. Ibn Ishâq, Muhammad, traduction, introduction et notes par Abdurrahmâm Badawî, Beyrouth, Albouraq, 2001, t. II, p. 525.
4. Pour toute cette problématique, je me base sur le livre, Ceci est la vérité, les hommes de sciences face au Coran, du cheik Abdel-Majid Zendani, adaptation de Omar Laazouzi, IQRA, Paris, 2002.
5. Ce livre le présente comme Chef du service de chirurgie à la faculté de Melhouton, Canada.
6. Op. cit., p. 97.
7. Op. cit., p. 47.
1. Pour lAncien Testament, je renvoie au livre dIsraël Finkelstein et Neil Asher Silberman, La bible dévoilée, Bayard, 2002.
2. Toutes les références au Coran sont tirées de la traduction de Denise Masson, dans la collection de la Pléiade.
3. Ibn Ishâq, Muhammad, traduction, introduction et notes par Abdurrahmâm Badawî, Beyrouth, Albouraq, 2001, t. II, p. 525.
4. Pour toute cette problématique, je me base sur le livre, Ceci est la vérité, les hommes de sciences face au Coran, du cheik Abdel-Majid Zendani, adaptation de Omar Laazouzi, IQRA, Paris, 2002.
5. Ce livre le présente comme Chef du service de chirurgie à la faculté de Melhouton, Canada.
6. Op. cit., p. 97.
7. Op. cit., p. 47.
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Note de la Rédaction dupjf.org
[1] Il est regrettable que M. Chagnon ne donne pas la référence au passage de la Sîra, auquel il fait allusion. A ma connaissance, la Sîra affirme, au contraire, que Mohammed était illettré. (Menahem Macina).
Mis en ligne le 14 novembre 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org











