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Réintégration à Montaigne, J.-P. Huchon: "un acte grave"
Jerusalem Post, 12/08/04Voir aussi le communiqué de l'UPJF, à ce sujet : "Affaire du Lycée Montaigne".
Le président socialiste de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon s'est déclaré jeudi 12 août "choqué" après la décision de la cour administrative d'appel de Paris annulant le renvoi de deux élèves de 6e du lycée Montaigne de Paris pour avoir maltraité et tenu des propos antisémites à l'égard d'un de leurs camarades de confession juive.
"C'est un acte grave, symboliquement grave", a affirmé Huchon sur France-2. "Ca veut dire (...) qu'un enfant soit molesté parce qu'il est juif, comme demain parce qu'il est musulman, au fond c'est normal et ça ne porte pas à conséquence, et ses agresseurs peuvent repartir comme si de rien n'était à la rentrée suivante".
Pour le président de la région Ile-de-France, cette décision "va peser sur le climat entre les communautés". Il a annoncé que sa région était prête "à financer un grand programme pédagogique sur le racisme, l'antisémitisme et d'une manière générale, sur la vie ensemble".
© Jerusalem Post Edition Française
Mis en ligne le 12 août 2004 sur le site www.upjf.org.
VOS REACTIONS
----- Original Message -----
From: Bernard Culang
To: ldh@ldh-france.org [Ligue des Droits de l'Homme]
Sent: Thursday, August 12, 2004 12:58 PM
Subject: Lycée Montaigne
J'ai été particulièrement choqué et même outré par les propos tenus par votre président concernant la réintégration de 2 élèves du lycée Montaigne, exclus pour propos antisémites. Je lui conseille d'assister à la rentrée des classes de ce lycée pour constater l'attitude de ces élèves.
Au même âge, au lendemain de la guerre, j'ai subi les mêmes insultes et cela m'aurait rassuré si les auteurs avaient subi des sanctions.
Au contraire, pour votre président, la sanction est beaucoup trop forte pour les agresseurs, [quant à] la victime, [elle] ne compte pas. [Pourtant, elle] sera certainement traumatisé[e] pour le reste de ses jours, autant en raison des insultes, que par la position prise de votre ligue ; et c'est [la] victime [qui] doit changer d'établissement, car, grâce à votre appui et [à] celui de juges, il serait victime d'agression physique de la part de ces jeunes que vous soutenez.
Ce n'est malheureusement pas la première fois que vous prenez ce genre de position et il est paradoxal de constater que la Ligue des Droits de l'Homme incite au racisme et à l'antisémitisme.
B. CULANG
14800-TOURGEVILLE
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