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Gaillot fustigé pour sa partialité pro-palestinienne
Malgré sa date relativement ancienne, nous publions cette lettre qu'un de nos internautes avait adressée, en mai 2002, à l'évêque Gaillot, et qu'il vient seulement de nous faire suivre. Inutile de préciser que son contenu reste d'actualité. Nos remerciements à l'auteur. Menahem Macina.]Monseigneur Gaillot,
J'ai lu, avec retard parce qu'on me l'a signalée tardivement, votre déclaration du 1er mai 2002 sur ce que vous appelez "l'humiliation" d'un peuple (le peuple palestinien).
J'entretenais une autre opinion sur vous, celle d'un homme de charité, qu'il m'est arrivé de croiser, à l'occasion, notamment lors de rencontres de bienfaisance, telles que, par exemple, la "Chorba pour tous", pour fêter la fin du Ramadan.
Je dois vous dire que je suis triste, très triste, de vous voir reprendre et répandre, sans scrupules, de vils mensonges, comme lorsque vous osez parler, avec un parfait aplomb, du "massacre de Jénine". Ou lorsque vous accusez, sans vergogne, les Israéliens d'avoir profané la basilique de la Nativité, quand tous les moines de cette basilique eux-mêmes, fatalement témoins parce que victimes, ont attesté, depuis, que c'étaient bien les terroristes palestiniens islamistes armés qui l'avaient forcée, violée, volée, souillée et profanée.
Ce sont là des bassesses calomnieuses indignes d'un chrétien d'aujourd'hui, à propos d'Israël, et de la difficile lutte que mène ce peuple - oh combien "humilié", lui aussi, et depuis des millénaires -, pour défendre ses enfants contre des attaques sauvages et meurtrières, que vous "condamnez", certes, formellement, en façade et du bout des lèvres (le terme lui-même est devenu, comme chacun sait, un mot diplomatiquement codé et de pure convention), mais pour lesquels vous laissez tellement transparaître votre sympathie et votre "compréhension", que j'en ai honte et mal pour vous.
Où, depuis lors, avez-vous, en toute clarté, démenti qu'il y ait jamais eu de "massacre" à Jénine (avez-vous une idée, Monseigneur, de ce qu'est un "massacre"?), et [avoué] que vous vous étiez peut-être trompé ou laissé abuser? Chacun sait maintenant, évidemment, qu'il n'y a, en effet, jamais rien eu de tel à Jénine, et qu'il ne s'agissait, là encore, que d'une venimeuse rumeur propagandiste, relayée avec une complaisance passionnée et une mauvaise joie par tous ceux qui, nul n'ignore pour quel motif, cherchent tous les moyens de transformer le visage d'Israël en celui d'un monstre haïssable. Êtes-vous donc de ceux-là, Monseigneur?
Cette forme insidieuse, parce qu'empruntant le masque de la compassion, de la haine de celui que vos Saintes Écritures désignent comme le peuple de Dieu (non pas le peuple palestinien, faut-il vous le préciser, mais le peuple d'Israël), est quelque chose de beaucoup plus grave qu'un simple mensonge politique tendancieux, c'est, à sa manière, et du propre point de vue chrétien, je le crois, un péché.
Monseigneur, [prenez garde] que le zèle militant avec lequel vous cultivez votre "image" publique ne vous conduise à salir et perdre une autre image, plus intérieure, et qui est en vous, je vous assure, bien plus précieuse : votre âme.
Attristé pour vous,
Raphaël Lellouche











