Par Alexandra Olson, Associated Press (AP)
Texte repris, avec quelques légères modifications, du site Canoe.com.
À la veille de la Journée internationale consacrée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté, vendredi, une résolution condamnant la négation de la Shoah. Seul l'Iran s'y est opposé, estimant qu'il s'agit d'une tentative des États-Unis et dIsraël pour instrumentaliser l'atrocité de ces crimes, en les mettant au service de leurs intérêts politiques.
La résolution, proposée par Washington et approuvée par consensus, «condamne sans réserve toute négation de l'Holocauste».
La résolution ne vise aucun pays en particulier, mais les États-Unis et Israël ont estimé que l'Iran devrait en prendre note, surtout après la conférence sur la Shoah, à caractère négationniste, qu'il avait organisée le mois dernier.
Mais le représentant iranien a maintenu vendredi la position de son pays, selon laquelle l'étendue de la Shoah devrait être examinée de plus près.
«Seule une étude objective de ce qui est arrivé dans le passé peut garantir que de tels crimes ne se reproduiront jamais», s'est justifié Hossein Gharibi, accusant Israël de «tenter d'exploiter les souffrances du peuple juif dans le passé pour couvrir les crimes qu'il a perpétrés, ces six dernières décennies, contre les Palestiniens».
Une position qui, selon les États-Unis et Israël, ne fait quaggraver l'isolement de l'Iran, frappé de sanctions par le Conseil de sécurité de l'ONU pour son refus de suspendre son programme nucléaire.
«Alors que les nations du monde se réunissent ici pour affirmer l'historicité de l'Holocauste avec l'intention de ne plus jamais permettre un génocide, un membre de cette assemblée est en train de se doter des capacités lui permettant d'en réaliser un lui-même», a déclaré l'ambassadeur israélien auprès de l'ONU, Dan Gillerman, rappelant que le président iranien a déclaré, dans le passé, qu'Israël devait être «rayé de la carte».
De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a appelé au devoir de mémoire face à cette «tragédie unique indéniable», afin que «les nouvelles générations aient connaissance de cet événement historique».
«Le travail de mémoire rend hommage à ceux qui ont péri, mais il joue aussi un rôle vital pour nos efforts visant à barrer la route à la cruauté humaine», a-t-il déclaré, dans un communiqué, à l'occasion de la deuxième cérémonie commémorative de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, samedi.
«De plus, cela constitue une réponse essentielle à ces individus malavisés qui prétendent que l'Holocauste n'a jamais eu lieu, ou a été exagéré», a-t-il ajouté, sans citer le régime iranien.
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Mis en ligne le 27 janvier 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org











