Mardi 3 octobre 2006, l'AFP, Paris, annonce la condamnation à 3 mois de prison avec sursis et une amende de 7.500 euros, de l'ancien prof de littérature Robert Faurisson, pour ses propos niant la réalité de la Shoah, diffusés sur une chaîne satellite iranienne, en février 2005. Le procureur avait estimé qu'il était "temps aujourd'hui de passer à un cran supérieur" pour M. Faurisson, jamais condamné à de la prison ferme en France (contrairement à la Justice suisse qui l'avait condamné en 2001 à un mois ferme pour discrimination raciale).
Me Eric Delcroix, avocat du négationniste récidiviste a "regretté cette condamnation". "Nous sommes malheureusement dans un pays où le délit d'opinion existe", a-t-il déclaré, se réservant la décision de faire appel.
Cyberpresse, le journal électronique canadien rappelle qu'à 77 ans, Faurisson a déjà été condamné 5 fois pour ses propos négationnistes, dont un an de prison et 45.000 euros d'amende.
«Le retraité, absent à la lecture du jugement, a été reconnu coupable de "complicité de contestation de l'existence de crime contre l'humanité" pour avoir nié la réalité du génocide juif et l'existence des chambres à gaz, sur la chaîne satellitaire gouvernementale, Sahar 1, le 3 février 2005.»
La Licra, le Mrap et la Ligue des droits de l'homme (LDH) étaient parties civiles, Faurisson devra leur verser à chacun un euro de dommages et intérêts et 1.500 euros pour les frais de justice. «Ce n'est pas cher payé pour un homme qui récidive depuis des années. Qu'attend la justice pour lui donner une peine ferme ?", s'est exclamé Patrick Gaubert, président de la Licra. «Ce serait en faire "un martyr",» a dit Jean-Pierre Dubois, de la LDH.
[Texte aimablement communiqué par Roseline.]
Mis en ligne le 04 octobre 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











