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Pour le Goush-Katif, J. Kupfer, Pdt du Likoud de France
Libre Opinion Le texte qui suit nous est adressé par un internaute, avec ces quelques mots d’introduction : «Cet article, diffusé de manière restreinte, reflète l’opinion d’une grande figure du sionisme mondial. Aussi, pour ne pas le trahir, il est soumis à votre réflexion, pour information et partage, sans annotation de ma part, venant le confirmer ou le contredire. En clair, il n’engage que son illustre auteur. A vous, et à vous seul, de vous faire une opinion, à sa lecture.» J.J.C. KNAFO.
J'ai le culte de la fidélité. Fidélité à ma foi, fidélité à ma terre, à mon Peuple. Fidélité à ce qui englobe tous ces aspects et qui est le sionisme national jabotinskyen. Je voue également fidélité à mes amitiés et je suis parfois trop long à me rendre compte que cette dernière n'est, pour certains, qu'une façade à exploiter. Toutefois, entre la fidélité envers mon idéal et la fidélité envers un homme, le choix est évident. D'ailleurs, d'autant plus évident que l'idéal reste immuable dans ses principes et ses valeurs, et que l'opposition entre ces deux fidélités ne peut donc provenir que d'un changement majeur de l'homme.
Je connais depuis des décennies Ariel Sharon. J'ai connu sa famille et j'estimais avoir l'honneur d'être parmi ses amis et ses admirateurs. J'appréciais et j'admirais le commando intrépide, le général victorieux, le stratège génial qui a sauvé le pays durant la guerre de Kippour. Je soutenais le dirigeant politique charismatique, le représentant du gouvernement israélien que j'avais eu l'occasion, à de nombreuses reprises, de traduire devant les gouvernants français lorsqu'il affirmait; "avant tout, je suis Juif!". Je soutenais celui qui poussait à la création continuelle de nouveaux points de repeuplement sur la Terre d'Israël et qui apparaissait comme le Chef naturel des pionniers de Judée Samarie et Gaza.
Le Likoud de France l'avait rencontré également, en de multiples circonstances, à Hébron, sur le Golan et dans le Gouch Katif et lors de ses mémorables séjours en France. C'est dire combien la joie de le voir élu à la tête du Pays m'avait assuré de la continuation d'une politique sioniste déterminée. C'est dire également combien, comme de nombreux fidèles de notre mouvement, j'ai tenté de ne pas voir les discordances, les cacophonies, les affirmations, que j'essayais de traduire positivement. En fait, nous, les fidèles d'Eretz Israel et du mouvement jabotinskyen, nous aurions dû réagir dès la première phrase concernant l'Etat Palestinien (au lieu de penser qu'il s'agirait d'un Bantoustan autonome), dès la première affirmation de la nécessité de concessions douloureuses (au lieu de rêver qu'elles le soient pour nos ennemis).
J'ignore ce que cet Ariel Sharon, que j'affectionnais, pense du premier ministre actuel d'Israël. Ce que je sais c'est que les actes du gouvernement israélien ne correspondent ni à mon idéologie, ni à la réalité sioniste du terrain. Ce que je sais c'est qu'ils n'apporteront ni l'unité indispensable du Peuple, ni la sécurité, ni la paix, ni un renforcement des valeurs démocratiques, et même pas un soutien international durable, si tant est qu'il soit indispensable.
Le résultat du référendum au sein des membres inscrits du Likoud israélien et la politique clairement énoncée par le Comité Central du Likoud ont été bafoués par le Premier Ministre, qui agit comme s'il n'était pas également le Président du Likoud israélien. Le mépris de sa propre base électorale, le mépris de l'idéologie clairement affirmée au cours de la campagne électorale ne peuvent que nuire au sens civique de la nation. Si, désormais, il devient légitime de négliger ses engagements au point de faire exactement le contraire de ce qui fut promis, s'il devient normal de changer de coalition gouvernementale pour éliminer ceux qui restent fidèles à leurs engagements, s'il devient concevable de courtiser les voix des "députés" arabes, ennemis déclarés de l'Etat juif et sioniste, pourquoi le peuple continuerait-il à respecter les fondements même de la politique dans le sens noble du terme ? Dans mes cauchemars les plus noirs, je n'imaginais pas que le chef du Likoud puisse en venir à soudoyer des voix et à racoler celles des ennemis déclarés de notre existence nationale. Les poignées de mains et les dollars généreusement distribués aux Arabes de la Knesset pour faire voter le budget ne sauraient en aucun cas engager un sioniste convaincu. Quelle conviction et quel engagement exiger d'un citoyen israélien qui vote massivement à droite et se retrouve avec un gouvernement massivement dominé par les idées gauchistes?
La politique suivie par l'actuel gouvernement divise dangereusement la nation juive. Nous assistons à un déferlement de haine contre les meilleurs des fils d'Israël, contre les pionniers juifs de Judée-Samarie et du Gouch Katif. Un déferlement de haine qui consiste en une politique délibérée des médias israéliens qui délégitiment les actes sionistes de nos frères et qui tentent de les représenter comme de dangereux extrémistes. La couverture accordée par les médias audiovisuels aux habitants juifs des terres libérées en 1967 rappelle les plus sombres heures des reportages antisémites de l'Europe d'avant-guerre. Le pionnier est devenu le Juif des israéliens et il est l'objet d'une incitation hostile sans précédent. Et lorsque cette campagne aura porté ses fruits, on pourra enfin se débarrasser d'eux. En commençant par le Gouch Katif et le Nord de la Samarie. Et, bien entendu, les photos et les commentaires sont soigneusement sélectionnés pour montrer l'exception extrémiste comme une réalité collective. Et, bien entendu, ce sont les victimes qui sont accusées d'incitation à la haine et à la violence qu'ils doivent subir dans leurs foyers sans pouvoir protester. Leurs manifestations sont gênées, ou interdites, ou décriées. Que des étudiants bloquent les universités, manifestent violemment (pour 20% de budget malheureusement en moins, mais ne sortent pas du campus pour notre terre abandonnée aux mains des ennemis) est totalement légitime! Que des ouvriers malheureusement licenciés brûlent des pneus sur les axes routiers du pays et bloquent la circulation est hautement approuvé par les médias israéliens. Mais que des patriotes juifs installés dans le Gouch Katif, ayant fertilisé une terre désertifiée par les Arabes sous le feu assassin des milliers de roquettes Kassam, malgré les attentats, malgré une route pavée de tombes juives, se permettent de manifester leur désaccord et les voilà voués aux gémonies. Triste société que celle qui ne sait pas reconnaître les mérites et l'exemple des meilleurs de ses enfants et qui les sacrifie sur l'autel illusoire de sa commodité immédiate. Cette brisure dans le peuple, provoquée par la politique actuelle, nous affaiblit et fait le jeu de nos ennemis, qui ne tarderont pas à tirer avantage du manque de cohésion et d'unité nationale en Israël.
Cette politique n'apportera pas la Sécurité tant convoitée. Elle n'apportera bien entendu pas la paix. Elle porte les germes de la prochaine guerre que les Arabes lanceront, désormais, à partir des villes qu'ils auront récupérées pour [en faire des] bases terroristes. Si la fuite [hors] du Liban nous a amené l'Intifada, l'abandon du Gouch Katif est perçu par les Arabes comme une victoire éclatante du terrorisme et des méthodes du Hamas, et déclenchera une guerre qui risque de se propager dans toute la région. La seule différence notable entre Arafat et Mahmoud Abbas est que ce dernier se rase et revêt un complet-cravate.
Le transfert de population est désormais chose admise par tous les secteurs de la société israélienne et salué par le monde tout entier, mais qu'en serait-il si des villages arabes devaient être évacués, pour des raisons de sécurité juive ou d'impératif national ?
C'est, en fait, d'ores et déjà la bataille de Jérusalem qui a commencé, car une concession en entraîne toujours une autre. Elle devient non pas un prix, mais un dû, et les terroristes réclameront toujours davantage. Il nous faut immédiatement renforcer la présence juive dans notre capitale éternelle, aider à la récupération de biens juifs spoliés par les Arabes, construire la ceinture hermétique autour de la ville, avec le prolongement de Maale Adoumim. Il nous faut mettre un terme à la légende de Jérusalem sainte pour l'Islam, de la fallacieuse distinction entre Jérusalem-Est et Ouest (prolongement dramatique de la catastrophique distinction entre Israël et les territoires), de l'interdiction de la prière juive au Mont du Temple.
Le peuple juif tout entier doit se mobiliser afin que ne se répète plus jamais un scénario Gouch Katif et Nord de la Samarie, dans aucune autre parcelle d'Eretz Israel.
Car, quelle que soit l'issue de notre présente bataille, le drapeau juif continuera à flotter sur le Gouch Katif juif, ou y reviendra.
© Jacques Kupfer,
Président du Likoud de France.
Mis en ligne le 19 mai 2005, par M. Macina, sur le site www.upjf.org.
J'ai le culte de la fidélité. Fidélité à ma foi, fidélité à ma terre, à mon Peuple. Fidélité à ce qui englobe tous ces aspects et qui est le sionisme national jabotinskyen. Je voue également fidélité à mes amitiés et je suis parfois trop long à me rendre compte que cette dernière n'est, pour certains, qu'une façade à exploiter. Toutefois, entre la fidélité envers mon idéal et la fidélité envers un homme, le choix est évident. D'ailleurs, d'autant plus évident que l'idéal reste immuable dans ses principes et ses valeurs, et que l'opposition entre ces deux fidélités ne peut donc provenir que d'un changement majeur de l'homme.
Je connais depuis des décennies Ariel Sharon. J'ai connu sa famille et j'estimais avoir l'honneur d'être parmi ses amis et ses admirateurs. J'appréciais et j'admirais le commando intrépide, le général victorieux, le stratège génial qui a sauvé le pays durant la guerre de Kippour. Je soutenais le dirigeant politique charismatique, le représentant du gouvernement israélien que j'avais eu l'occasion, à de nombreuses reprises, de traduire devant les gouvernants français lorsqu'il affirmait; "avant tout, je suis Juif!". Je soutenais celui qui poussait à la création continuelle de nouveaux points de repeuplement sur la Terre d'Israël et qui apparaissait comme le Chef naturel des pionniers de Judée Samarie et Gaza.
Le Likoud de France l'avait rencontré également, en de multiples circonstances, à Hébron, sur le Golan et dans le Gouch Katif et lors de ses mémorables séjours en France. C'est dire combien la joie de le voir élu à la tête du Pays m'avait assuré de la continuation d'une politique sioniste déterminée. C'est dire également combien, comme de nombreux fidèles de notre mouvement, j'ai tenté de ne pas voir les discordances, les cacophonies, les affirmations, que j'essayais de traduire positivement. En fait, nous, les fidèles d'Eretz Israel et du mouvement jabotinskyen, nous aurions dû réagir dès la première phrase concernant l'Etat Palestinien (au lieu de penser qu'il s'agirait d'un Bantoustan autonome), dès la première affirmation de la nécessité de concessions douloureuses (au lieu de rêver qu'elles le soient pour nos ennemis).
J'ignore ce que cet Ariel Sharon, que j'affectionnais, pense du premier ministre actuel d'Israël. Ce que je sais c'est que les actes du gouvernement israélien ne correspondent ni à mon idéologie, ni à la réalité sioniste du terrain. Ce que je sais c'est qu'ils n'apporteront ni l'unité indispensable du Peuple, ni la sécurité, ni la paix, ni un renforcement des valeurs démocratiques, et même pas un soutien international durable, si tant est qu'il soit indispensable.
Le résultat du référendum au sein des membres inscrits du Likoud israélien et la politique clairement énoncée par le Comité Central du Likoud ont été bafoués par le Premier Ministre, qui agit comme s'il n'était pas également le Président du Likoud israélien. Le mépris de sa propre base électorale, le mépris de l'idéologie clairement affirmée au cours de la campagne électorale ne peuvent que nuire au sens civique de la nation. Si, désormais, il devient légitime de négliger ses engagements au point de faire exactement le contraire de ce qui fut promis, s'il devient normal de changer de coalition gouvernementale pour éliminer ceux qui restent fidèles à leurs engagements, s'il devient concevable de courtiser les voix des "députés" arabes, ennemis déclarés de l'Etat juif et sioniste, pourquoi le peuple continuerait-il à respecter les fondements même de la politique dans le sens noble du terme ? Dans mes cauchemars les plus noirs, je n'imaginais pas que le chef du Likoud puisse en venir à soudoyer des voix et à racoler celles des ennemis déclarés de notre existence nationale. Les poignées de mains et les dollars généreusement distribués aux Arabes de la Knesset pour faire voter le budget ne sauraient en aucun cas engager un sioniste convaincu. Quelle conviction et quel engagement exiger d'un citoyen israélien qui vote massivement à droite et se retrouve avec un gouvernement massivement dominé par les idées gauchistes?
La politique suivie par l'actuel gouvernement divise dangereusement la nation juive. Nous assistons à un déferlement de haine contre les meilleurs des fils d'Israël, contre les pionniers juifs de Judée-Samarie et du Gouch Katif. Un déferlement de haine qui consiste en une politique délibérée des médias israéliens qui délégitiment les actes sionistes de nos frères et qui tentent de les représenter comme de dangereux extrémistes. La couverture accordée par les médias audiovisuels aux habitants juifs des terres libérées en 1967 rappelle les plus sombres heures des reportages antisémites de l'Europe d'avant-guerre. Le pionnier est devenu le Juif des israéliens et il est l'objet d'une incitation hostile sans précédent. Et lorsque cette campagne aura porté ses fruits, on pourra enfin se débarrasser d'eux. En commençant par le Gouch Katif et le Nord de la Samarie. Et, bien entendu, les photos et les commentaires sont soigneusement sélectionnés pour montrer l'exception extrémiste comme une réalité collective. Et, bien entendu, ce sont les victimes qui sont accusées d'incitation à la haine et à la violence qu'ils doivent subir dans leurs foyers sans pouvoir protester. Leurs manifestations sont gênées, ou interdites, ou décriées. Que des étudiants bloquent les universités, manifestent violemment (pour 20% de budget malheureusement en moins, mais ne sortent pas du campus pour notre terre abandonnée aux mains des ennemis) est totalement légitime! Que des ouvriers malheureusement licenciés brûlent des pneus sur les axes routiers du pays et bloquent la circulation est hautement approuvé par les médias israéliens. Mais que des patriotes juifs installés dans le Gouch Katif, ayant fertilisé une terre désertifiée par les Arabes sous le feu assassin des milliers de roquettes Kassam, malgré les attentats, malgré une route pavée de tombes juives, se permettent de manifester leur désaccord et les voilà voués aux gémonies. Triste société que celle qui ne sait pas reconnaître les mérites et l'exemple des meilleurs de ses enfants et qui les sacrifie sur l'autel illusoire de sa commodité immédiate. Cette brisure dans le peuple, provoquée par la politique actuelle, nous affaiblit et fait le jeu de nos ennemis, qui ne tarderont pas à tirer avantage du manque de cohésion et d'unité nationale en Israël.
Cette politique n'apportera pas la Sécurité tant convoitée. Elle n'apportera bien entendu pas la paix. Elle porte les germes de la prochaine guerre que les Arabes lanceront, désormais, à partir des villes qu'ils auront récupérées pour [en faire des] bases terroristes. Si la fuite [hors] du Liban nous a amené l'Intifada, l'abandon du Gouch Katif est perçu par les Arabes comme une victoire éclatante du terrorisme et des méthodes du Hamas, et déclenchera une guerre qui risque de se propager dans toute la région. La seule différence notable entre Arafat et Mahmoud Abbas est que ce dernier se rase et revêt un complet-cravate.
Le transfert de population est désormais chose admise par tous les secteurs de la société israélienne et salué par le monde tout entier, mais qu'en serait-il si des villages arabes devaient être évacués, pour des raisons de sécurité juive ou d'impératif national ?
C'est, en fait, d'ores et déjà la bataille de Jérusalem qui a commencé, car une concession en entraîne toujours une autre. Elle devient non pas un prix, mais un dû, et les terroristes réclameront toujours davantage. Il nous faut immédiatement renforcer la présence juive dans notre capitale éternelle, aider à la récupération de biens juifs spoliés par les Arabes, construire la ceinture hermétique autour de la ville, avec le prolongement de Maale Adoumim. Il nous faut mettre un terme à la légende de Jérusalem sainte pour l'Islam, de la fallacieuse distinction entre Jérusalem-Est et Ouest (prolongement dramatique de la catastrophique distinction entre Israël et les territoires), de l'interdiction de la prière juive au Mont du Temple.
Le peuple juif tout entier doit se mobiliser afin que ne se répète plus jamais un scénario Gouch Katif et Nord de la Samarie, dans aucune autre parcelle d'Eretz Israel.
Car, quelle que soit l'issue de notre présente bataille, le drapeau juif continuera à flotter sur le Gouch Katif juif, ou y reviendra.
© Jacques Kupfer,
Président du Likoud de France.
Mis en ligne le 19 mai 2005, par M. Macina, sur le site www.upjf.org.











