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Non-Juif, il dit son attachement à notre peuple et à Israël
25/03/04Sous le titre, "La mort de Ieshoua et ses scandaleuses conséquences" *, un lecteur nous adresse ce témoignage, qui m'a touché personnellement, au point de m'amener à faire un accroc dans mon congé pour le mettre en ligne. Qu'il en soit remercié. Menahem Macina
* Cet internaute fait écho à l’article de Hillel Halkin : "Qui a tué Jésus ? Une question assommante !", récemment mis en ligne sur notre site.
Cher Monsieur,
Goy génétiquement, par l'éducation, le bain culturel et religieux, j'ai épousé, en secondes noces, une Juive brésilienne, fille d'immigrés [originaires de] Bessarabie et [de] Pologne. J’en suis très heureux. J'aime ma belle-famille et sa culture judéo-brésilienne.
L'antisémitisme et l'antisionisme provoquent ma colère, surtout quand ils se dissimulent derrière la "bien-pensance" et la correction politique, depuis l'ultra-gauche petite bourgeoise jusqu'à la non-pensée des cercles nostalgiques d'un ordre nouveau. Comme vous, je redoute que ce lent mouvement d'Eurabia [1] ne soit pas pris au sérieux. [Ancien] élève d'un cours religieux, puis des lycées publics, je fréquente les églises pour leur beauté et la paix intérieure qu'on peut y ressentir. Je ne pratique aucun culte, mais j'apprécie la pensée juive et la façon dont l'esprit de sagesse parfume sa vision métaphysique.
La mort du Rabbi [Jésus] est un micro-événement, douloureux, regrettable, injuste (à nos yeux modernes). Elle a justifié la cristallisation de la Haine, latente en nous tous. Je crois que, tant qu'il y aura des hommes, le peuple juif sera l'agneau facile à égorger. Ce qui est grave, c'est la position historique de Rome, qui aura eu besoin de bien des siècles pour mettre en pratique la pensée du dit Rabbi. On reproche aux Juifs d'avoir contribué à la mise á mort d'un coreligionnaire hétérodoxe qui prétendait être le Messie, fils privilégié du Créateur, mais agitateur politique aux yeux des occupants. Quelle sinistre équivoque et quelle complaisance !
Retraité de l'enseignement, je suis installé au Brésil où tant de "cristaõs novos" [2] ont fui l'Ibérie pendant les siècles sombres. La communauté y vit en paix, dans l'ensemble. Les synagogues sont nombreuses et respectées. Je ne parle pas du petit antisémitisme courant et banal. Les sectes évangéliques en expansion vertigineuse, le monde protestant traditionnel et les religions afro-brésiliennes n'ont rien contre les Juifs, ni contre le judaïsme. Par contre, la "gauche" au pouvoir est antisioniste, dans son ensemble. On ne ressent pas la virulence française dans ce domaine, heureusement.
J'ose vous faire part de ma conviction sur le drame moyen-oriental. Je ne me repens pas de mon incorrection politique, bien au contraire.
Le peuple palestinien n'existe que depuis son invention toute récente. La fraternité arabe n'avait que deux chemins possibles: l'assimilation des populations bédouines, lors de l'installation d'Israël, ou le don de terres qui auraient permis l'émergence d'une nouvelle nation. L'état hébreu devrait inclure Gaza et la Cisjordanie. Le monde arabe ne supporte pas que les Dhimmis aient fait fleurir les déserts et créé une nation moderne, puissante, démocrate et respectueuse. Qu'en sera-t-il des nations arabes dans l'ère post-pétrole, d'ici 30 ou 40 ans ?
J'aime bien lire vos chroniques, ainsi que celles de plusieurs de vos confrères. La Pâque se profile pour mes frères juifs. J'y participerai, à Rio, dans ma famille brésilienne.
Heureux Pessar [Pesah – Pâques] à vous, cher Monsieur Macina, et longue vie sur la terre aux hommes de bonne volonté.
P.S. Si l'on juge un arbre à ses fruits, que penser du Prophète [de l’Islam] ?
G.B.
© upjf.org
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Notes de la Rédaction d’upjf.org
[1] Sur cette théorie de l’extension progressive de l’Islam à toute l’Europe, lire, entre autres, les articles suivants de Bat Ye’or, en ligne sur notre site : “Le dialogue euro-arabe et la naissance d'Eurabia“, et "Comment l’Europe est devenue "Eurabia".
[2] "Cristaõs novos" : littéralement "nouveaux chrétiens". C’est ainsi que l’on nommait, jadis, en Espagne, les Juifs convertis, plus ou moins sincèrement, au christianisme. Soupçonnés de judaïser en secret, ils étaient objet de méfiance et, parfois de mépris et de haine. Et nombre d’entre eux eurent à pâtir de l’Inquisition.
Mis en ligne le 26 mars 2005 sur le site www.upjf.org.
Cher Monsieur,
Goy génétiquement, par l'éducation, le bain culturel et religieux, j'ai épousé, en secondes noces, une Juive brésilienne, fille d'immigrés [originaires de] Bessarabie et [de] Pologne. J’en suis très heureux. J'aime ma belle-famille et sa culture judéo-brésilienne.
L'antisémitisme et l'antisionisme provoquent ma colère, surtout quand ils se dissimulent derrière la "bien-pensance" et la correction politique, depuis l'ultra-gauche petite bourgeoise jusqu'à la non-pensée des cercles nostalgiques d'un ordre nouveau. Comme vous, je redoute que ce lent mouvement d'Eurabia [1] ne soit pas pris au sérieux. [Ancien] élève d'un cours religieux, puis des lycées publics, je fréquente les églises pour leur beauté et la paix intérieure qu'on peut y ressentir. Je ne pratique aucun culte, mais j'apprécie la pensée juive et la façon dont l'esprit de sagesse parfume sa vision métaphysique.
La mort du Rabbi [Jésus] est un micro-événement, douloureux, regrettable, injuste (à nos yeux modernes). Elle a justifié la cristallisation de la Haine, latente en nous tous. Je crois que, tant qu'il y aura des hommes, le peuple juif sera l'agneau facile à égorger. Ce qui est grave, c'est la position historique de Rome, qui aura eu besoin de bien des siècles pour mettre en pratique la pensée du dit Rabbi. On reproche aux Juifs d'avoir contribué à la mise á mort d'un coreligionnaire hétérodoxe qui prétendait être le Messie, fils privilégié du Créateur, mais agitateur politique aux yeux des occupants. Quelle sinistre équivoque et quelle complaisance !
Retraité de l'enseignement, je suis installé au Brésil où tant de "cristaõs novos" [2] ont fui l'Ibérie pendant les siècles sombres. La communauté y vit en paix, dans l'ensemble. Les synagogues sont nombreuses et respectées. Je ne parle pas du petit antisémitisme courant et banal. Les sectes évangéliques en expansion vertigineuse, le monde protestant traditionnel et les religions afro-brésiliennes n'ont rien contre les Juifs, ni contre le judaïsme. Par contre, la "gauche" au pouvoir est antisioniste, dans son ensemble. On ne ressent pas la virulence française dans ce domaine, heureusement.
J'ose vous faire part de ma conviction sur le drame moyen-oriental. Je ne me repens pas de mon incorrection politique, bien au contraire.
Le peuple palestinien n'existe que depuis son invention toute récente. La fraternité arabe n'avait que deux chemins possibles: l'assimilation des populations bédouines, lors de l'installation d'Israël, ou le don de terres qui auraient permis l'émergence d'une nouvelle nation. L'état hébreu devrait inclure Gaza et la Cisjordanie. Le monde arabe ne supporte pas que les Dhimmis aient fait fleurir les déserts et créé une nation moderne, puissante, démocrate et respectueuse. Qu'en sera-t-il des nations arabes dans l'ère post-pétrole, d'ici 30 ou 40 ans ?
J'aime bien lire vos chroniques, ainsi que celles de plusieurs de vos confrères. La Pâque se profile pour mes frères juifs. J'y participerai, à Rio, dans ma famille brésilienne.
Heureux Pessar [Pesah – Pâques] à vous, cher Monsieur Macina, et longue vie sur la terre aux hommes de bonne volonté.
P.S. Si l'on juge un arbre à ses fruits, que penser du Prophète [de l’Islam] ?
G.B.
© upjf.org
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Notes de la Rédaction d’upjf.org
[1] Sur cette théorie de l’extension progressive de l’Islam à toute l’Europe, lire, entre autres, les articles suivants de Bat Ye’or, en ligne sur notre site : “Le dialogue euro-arabe et la naissance d'Eurabia“, et "Comment l’Europe est devenue "Eurabia".
[2] "Cristaõs novos" : littéralement "nouveaux chrétiens". C’est ainsi que l’on nommait, jadis, en Espagne, les Juifs convertis, plus ou moins sincèrement, au christianisme. Soupçonnés de judaïser en secret, ils étaient objet de méfiance et, parfois de mépris et de haine. Et nombre d’entre eux eurent à pâtir de l’Inquisition.
Mis en ligne le 26 mars 2005 sur le site www.upjf.org.











