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Un miqweh ancien découvert à 'Ein Kerem (Haaretz)
Haaretz, 26/07/2004![]() | www.haaretz.com/hasen/spages/456215.html |
Traduction française de la Rédaction d'upjf.org
Un miqweh témoigne d'une présence juive ancienne à ‘Ein Kerem
Des chercheurs locaux affirment avoir découvert la première preuve d’une présence juive dans le village de ‘Ein Kerem, à l’ouest de Jérusalem, à l’époque du Second Temple (le village a été englobé par la cité il y a quelques années).
Ces chercheurs affirment qu’une citerne, découverte il y a quelques années dans la cave de l’église Saint Jean Baptiste du village, est en réalité un miqweh, bain rituel juif, de l’époque du Second Temple (de 536 avant J.-C. à 70 après). Cette découverte pourrait aussi être importante pour les chrétiens, car cette citerne apporterait pour la première fois un élément matériel à l’appui du point de vue traditionnel selon lequel Zacharie, père de Jean le Baptiste, vivait à ‘Ein Kerem.
Des sépultures, des pressoirs et d’autres preuves d’occupation du site à l’époque canaanéenne (3000-1200 avant J.-C.) avaient été mises au jour, mais jamais encore un lien n’avait pu être établi avec l’époque du Nouveau Testament.
Le Père Sahler, moine franciscain et archéologue qui y mena des fouilles dans les années 1840, découvrit un orifice mystérieux dans l’une des caves du monastère du village. Ce trou n’était guère éloigné du lieu de naissance, selon la tradition chrétienne, de Jean le Baptiste.
Le Père Sahler n’attacha aucune importance à cette découverte, estimant que ce n’était qu’un point d’eau.
Ces chercheurs affirment qu’une citerne, découverte il y a quelques années dans la cave de l’église Saint Jean Baptiste du village, est en réalité un miqweh, bain rituel juif, de l’époque du Second Temple (de 536 avant J.-C. à 70 après). Cette découverte pourrait aussi être importante pour les chrétiens, car cette citerne apporterait pour la première fois un élément matériel à l’appui du point de vue traditionnel selon lequel Zacharie, père de Jean le Baptiste, vivait à ‘Ein Kerem.
Des sépultures, des pressoirs et d’autres preuves d’occupation du site à l’époque canaanéenne (3000-1200 avant J.-C.) avaient été mises au jour, mais jamais encore un lien n’avait pu être établi avec l’époque du Nouveau Testament.
Le Père Sahler, moine franciscain et archéologue qui y mena des fouilles dans les années 1840, découvrit un orifice mystérieux dans l’une des caves du monastère du village. Ce trou n’était guère éloigné du lieu de naissance, selon la tradition chrétienne, de Jean le Baptiste.
Le Père Sahler n’attacha aucune importance à cette découverte, estimant que ce n’était qu’un point d’eau.
Il y a quelques mois, les moines ont autorisé des chercheurs israéliens, Moshe Amirav et Tamar Hirdani, à examiner la cavité. « Dès l’instant où nous l’avons vue » raconte Moshe Amirav, résidant à ‘Ein Kerem et assistant de géographie politique de l’université de Haïfa, « nous avons pensé qu’elle ressemblait à un bain rituel ».
Le professeur Ronny Reich, spécialiste des bains rituels de la période du Second Temple et président du département d’archéologie de l’université de Haïfa, a vérifié l’hypothèse des deux chercheurs. Ronny Reich a identifié sur place un certain nombre d’éléments spécifiques des bains rituels de cette époque.
D’après Moshe Amirav, la découverte de ce miqweh prouve qu’un prêtre vivait là, car les prêtres devaient s’immerger dans ce bain trois fois par jour. Cependant, l’abbé du monastère et son adjoint récusent cette analyse et maintiennent qu’il s’agit d’une simple citerne. Il est possible que Moshe Amirav ait contribué à ces dénégations en suggérant l’ouverture du monastère aux visiteurs pour accéder au site.
Le professeur Ronny Reich, spécialiste des bains rituels de la période du Second Temple et président du département d’archéologie de l’université de Haïfa, a vérifié l’hypothèse des deux chercheurs. Ronny Reich a identifié sur place un certain nombre d’éléments spécifiques des bains rituels de cette époque.
D’après Moshe Amirav, la découverte de ce miqweh prouve qu’un prêtre vivait là, car les prêtres devaient s’immerger dans ce bain trois fois par jour. Cependant, l’abbé du monastère et son adjoint récusent cette analyse et maintiennent qu’il s’agit d’une simple citerne. Il est possible que Moshe Amirav ait contribué à ces dénégations en suggérant l’ouverture du monastère aux visiteurs pour accéder au site.
Amiram Barkat
© Haaretz pour l’original et www.upjf.org, pour la version française.
Mis en ligne le 27 juillet 2004 sur le site www.upjf.org.













