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Mesures illégales prises par Israël, débat AG ONU
"Lamma ragshou goyim ?..." "Pourquoi les nations sont-elles en ébullition et des peuples conçoivent-ils de vains projets? Des rois de la terre s'insurgent, des princes conspirent contre l'ETERNEL et contre son Oint [Israël]..." Tehillim (Psaumes) 2, 1-2.
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Assemblée générale
Dixième session extraordinaire d’urgence
20e séance plénière - matin
www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AG1406.doc.doc.htm
MESURES ILLEGALES PRISES PAR ISRAEL A JERUSALEM-EST OCCUPEE ET DANS LE RESTE DU TERRITOIRE PALESTINIEN OCCUPE (DEBAT EN COURS)
Déclarations
M. NASSER AL-KIDWA, Observateur permanent de la Palestine, a déploré le veto des Etats-Unis contre la résolution condamnant la demande d’expulsion de M. Yasser Arafat par Israël, puissance occupante qui poursuit une colonisation ininterrompue de la Palestine depuis 36 ans. Il s’est demandé comment la communauté internationale, face à l’opposition d’une superpuissance, parviendra-t-elle à trouver une solution à ce conflit. Faisant suite à la destruction des conditions économiques et sociales viables pour le peuple palestinien, les menaces d’Israël lancées le 11 septembre contre le Président de l’Autorité palestinienne sont parfaitement illégales. En encourageant la colonisation, M. Sharon pratique une politique de bantoustans qui menace l’intégrité territoriale d’un futur Etat palestinien. C’est d’ailleurs à cet effet que l’édification d’un mur a été décidée, tout comme le transfert illégal de terres palestiniennes. Le Premier Ministre Ariel Sharon continue, d’instrumentaliser la lutte contre le terrorisme international pour justifier ses crimes, alors que nous avons clairement condamné les attentats suicides à la bombe, qui ne servent pas l’intérêt du peuple palestinien. Pourquoi la condamnation des attentats commis contre les populations civiles palestiniennes n’est-elle pas aussi unanime, a-t-il demandé? Tant que cette politique se poursuivra, a ajouté M. Al-Kidwa en conclusion, il ne pourra y avoir de mise en œuvre de la Feuille de route, pour laquelle le Conseil de sécurité doit jouer un rôle crucial.
M. ELFATIH MOHAMED AHMED ERWA (Soudan) s’exprimant au nom du Groupe arabe et présentant le projet de résolution A/ES-10/L.12, a affirmé qu’Israël était une force d’occupation brutale, qui entravait à ce titre toute initiative visant à trouver une solution politique, et notamment la mise en œuvre de la Feuille de route. Il a estimé que, face à la décision brutale d’Israël d’expulser M. Yasser Arafat, la communauté internationale devait adopter une démarche ferme et concrète pour obtenir des résultats. En outre, le représentant a souligné qu’en ayant eu recours au veto au Conseil de sécurité, les Etats-Unis avaient choisi de ralentir le processus de paix, ajoutant que ce veto ne reflétait pas la volonté de la communauté internationale. Enfin, il a déclaré que le projet de résolution qui exige qu’Israël s’abstienne de procéder à toute expulsion du Président de l’Autorité palestinienne était le dernier recours d’un peuple qui croit à la légalité de son leadership.
M. DAN GILLERMAN (Israël) a regretté que l’Assemblée générale, en dépit de l’appel à l’objectivité et à l’impartialité lancé par le Président de sa cinquante-huitième session, se retrouve de nouveau confrontée au dilemme de débats et de projets de résolution traînant en longueur et condamnant Israël. En début de semaine, a-t-il rappelé, le Conseil de sécurité s’est opposé à un projet de résolution qui entendait protéger un homme, Yasser Arafat, qui n’a cessé de saboter tous les efforts de paix de ces dernières années. M. Arafat est un obstacle à la paix et représente le passé sombre des Palestiniens, a-t-il dit: il est la plus grande tragédie qu’il soit pour la région et pour le peuple palestinien. Condamnant la duplicité du Président de l’Autorité palestinienne, M. Gillerman a regretté que, de nouveau, le projet de résolution ne fournisse aucune orientation morale dans la mesure où elle ne condamne pas l’infrastructure terroriste qui tue délibérément et aveuglément des civils israéliens. Est-ce que l’Assemblée continuera de gaspiller ses ressources à examiner des projets de résolution partisans, a demandé le représentant, déplorant que des millions de dollars soient dépensés chaque année pour promouvoir les positions palestiniennes au détriment de la cause de la paix au profit des deux peuples. Ces réunions et ces dépenses n’ont pas permis de faire avancer la cause de la paix, a-t-il dit: tous les documents publiés, toutes ces résolutions n’ont pas encouragé la paix. Devons-nous vraiment examiner un projet de résolution qui entend protéger les intérêts du Président palestinien, dont la corruption et la duplicité ne sont plus à démontrer, au détriment des intérêts des peuples palestinien et israélien dans la perspective de la paix, a demandé M. Gillerman. Le succès de M. Arafat dans cette entreprise signifiera une lourde perte pour le peuple palestinien, a-t-il observé, reconnaissant qu’il n’y a pas de solution militaire à ce conflit mais estimant toutefois qu’il n’est pas possible de négocier ou de trouver un compromis avec des dirigeants palestiniens qui préfèrent détruire l’État juif que d’assurer la coexistence de deux États, conformément à la Feuille de route. Nous sommes prêts à négocier une solution authentique avec certains dirigeants palestiniens qui symbolisent le renouveau mais qui doivent se défaire avant tout de l’étau du Président Arafat, a-t-il dit, avant d’inviter les délégations à se prononcer contre le projet de résolution.
M. BRUNO RODRIGUEZ PARILLA (Cuba), Vice-Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, a déclaré que le Comité était particulièrement alarmé par la décision de principe prise par le Gouvernement israélien d’expulser le Président de l’Autorité palestinienne, M. Yasser Arafat, qui devrait être reconnu comme le dirigeant légitime et authentique du peuple palestinien. Il a qualifié d’injustifiée et de hautement irresponsable la déclaration du Gouvernement israélien selon laquelle l’assassinat de M. Yasser Arafat serait une solution envisageable. Il a rappelé que le comité condamne à la fois la pratique des assassinats extrajudiciaires de militants palestiniens et «toutes les attaques commises contre des civils israéliens, quelles qu’en soient la provenance ou la motivation». Il a appelé Israël à cesser la construction du mur de séparation qui n’a pas lieu sur la Ligne verte, mais en territoire palestinien, ce qui aggrave la situation économique des populations palestiniennes et compromet les négociations futures sur un statut permanent.
M. BRUNO RODRIGUEZ PARRILLA (Cuba) a rappelé les crimes commis par le Gouvernement israélien à l’encontre de populations civiles palestiniennes innocentes depuis septembre 2000. La délégation condamne l’incapacité du Conseil de sécurité à mettre en oeuvre ses propres résolutions, et ce, en raison du veto des Etats-Unis, le 26e à ce jour. En conséquence, la délégation cubaine réitère son soutien au Président Arafat et appelle au respect de son intégrité physique et de sa dignité, en exhortant l’Assemblée générale à exercer à cet effet tous les pouvoirs qui lui sont conférés par la Charte.
/à suivre…
[Texte aimablement signalé par G. Marx.]
Mis en ligne le 20 septembre 2003 sur le site www.upjf.org ]











