Union des Patrons et Professionnels Juifs de France
Vous êtes : Accueil » Israël» Histoire
Histoire
Protestation des "Amis d'Israël" auprès du Conseiller fédéral suisse aux AE
Imprimer    Envoyer à un ami 
avril 2002

GROUPEMENT DES AMIS D’ISRAEL
Suisse Romande



A

Monsieur le Conseiller fédéral Joseph DEISS
Département fédéral des Affaires Etrangères
Palais fédéral
3003 BERNE



Concerne : prises de position officielles de la Suisse sur le conflit au Proche-Orient


Monsieur le conseiller fédéral,


Par la présente, nous tenons à vous faire part de notre plus vive inquiétude à la suite de la prise de position officielle de la Suisse sur le conflit au Proche-Orient, que votre Département a publiée le 2 avril dernier.

Cette prise de position, apparemment équilibrée, est en réalité de facto une condamnation unilatérale de la politique de l’actuel gouvernement israélien. Dans tous les cas, c’est ainsi que l’ont compris tous les media, qui ont largement répercuté votre condamnation d’Israël, mais n’ont pas soufflé mot de votre condamnation « symétrique » des agissements terroristes palestiniens. D’ailleurs, tout le monde a pu constater, ces derniers mois, où allait votre sympathie profonde dans ce conflit.

Nous sommes tout aussi inquiets par vos propos annonçant un « réexamen » de la coopération militaire et commerciale de notre pays avec l’Etat d’Israël. Ces propos rappellent de façon nauséeuse le sinistre « Kauft nicht bei Juden ! » [N’achetez pas chez les Juifs] d’il y a 65 ans, que vous le vouliez ou non.

Monsieur le conseiller fédéral, le 3 mars dernier, le peuple suisse décidait – à une très courte majorité - d’accepter l’entrée de la Suisse dans l’O.N.U.. Au cours de la campagne acharnée que vous avez menée sur ce sujet, vous aviez alors garanti que cette adhésion ne remettrait aucunement en question la neutralité helvétique. Aussi sommes-nous pour le moins indignés de constater que, moins d’un mois après, vous jetez aux orties ces belles promesses. Nous y voyons un dérapage inquiétant, certains parleront même d’une trahison.

Suite à la lettre que nous vous avions fait parvenir en mai dernier, nous avons bien reçu la réponse, en septembre, de votre chef de la Direction politique, M. Blaise Godet, lequel n’a pas répondu aux questions précises que nous posions, mais s’est contenté de nous rappeler ce que nous savions déjà, à savoir l’alignement de la Suisse sur la position européenne, elle-même fondée sur les résolutions des Nations Unies.

Nous voudrions tout comme vous pouvoir croire à une solution passant par le dialogue et par le droit. Les Israéliens aussi ont voulu y croire, au point de faire à Camp David, au cours de l’été 2000, des concessions inimaginables encore quelques années auparavant. Nous pouvons en voir aujourd’hui le résultat.

Nous compatissons nous aussi à la souffrance du peuple palestinien. Cependant, nous attendons toujours de voir quelque initiative de paix vraiment sincère émanant de la partie palestinienne / musulmane. Jusqu’ici, en effet, toutes les initiatives de paix sont venues de la partie israélienne. Quant au « plan Abdallah », vous nous permettrez de douter de sa sincérité : connaissant les convictions profondes du prince Abdallah, nous n’y voyons qu’une tentative de plus de recours à la « tactique du salami », l’objectif final restant l’anéantissement d’Israël.
La compassion n’est pas incompatible avec la lucidité.

En mai dernier, nous avions joint à notre lettre quelques documents accablants pour l’Autorité palestinienne. Le 31 octobre 2001, au château d’Oron, il vous a été remis en mains propres un autre ensemble de documents irréfutables prouvant la mauvaise foi de l’A.P. tout au long de ce conflit. Nous espérons que vous avez au moins pris la peine de lire ces documents. Par ailleurs, nous savons que d’autres personnes et groupes vous ont également fait parvenir de la documentation allant dans le même sens.

Pour qui se donne la peine d’étudier vraiment la question, sans préjugé, en se référant aussi bien à l’histoire qu’aux faits actuels, il est impossible, sous peine de malhonnêteté intellectuelle, de ne pas constater où se trouve malheureusement la mauvaise foi dans ce conflit : à savoir chez les responsables palestiniens actuels, à commencer par le terroriste Yasser Arafat, qui n’a jamais véritablement abandonné son idée de « rejeter les Israéliens à la mer », quoi qu’il en dise.

De deux choses l’une : ou bien Yasser Arafat a été jusqu’ici le maître de ses troupes (ce que de nombreux documents prouvent) et alors c’est un criminel pour avoir encouragé, planifié et financé des actions terroristes, y compris des attentats-suicide contre la population civile israélienne ; ou bien il ne contrôlait plus ses troupes, et alors il ne mérite pas d’être le représentant suprême des Palestiniens. Dans les deux cas, ce n’est plus un interlocuteur valable, et continuer à entretenir des relations avec lui équivaut à se rendre complice du terrorisme et de l’injustice.


Dès lors, nous trouvons de fort mauvais goût que vous vous acharniez, avec une obstination confondante, sur le gouvernement israélien de M. Sharon (qui est en fait un gouvernement de coalition nationale). Est-il besoin de vous rappeler que M.Sharon a été élu en février 2001 par les trois-quarts de la population israélienne, y compris par de nombreux ex-gauchistes et ex-pacifistes tellement désillusionnés et déçus par l’actuelle équipe dirigeante palestinienne qu’ils ne voyaient plus d’autre solution que celle qui prévaut hélas aujourd’hui, à savoir une solution militaire, l’armée israélienne se voyant contrainte d’effectuer le travail que la « police » palestinienne n’a pas fait ?


Nous nous permettons de revenir à la charge aujourd’hui, car, hormis la question de la neutralité suisse bafouée par les récentes prises de position officielle du DFAE, nous sommes réellement inquiets de constater une sourde montée de l’antijudaïsme dans notre pays, antijudaïsme dont vous et les media êtes directement responsables.

En vous écoutant, nous avons le sentiment profond que quelques trous d’obus sur un centre de statistiques financé par la Suisse constituent un acte infiniment plus grave que la mort de centaines d’innocents israéliens dans de lâches attentats-suicide. Dans tous les cas, nous ne vous avons pas entendu donner de la voix contre l’Autorité palestinienne lors de ces attentats. Comment comprendre une telle inégalité de traitement ?

Réalisez-vous à quel point vos prises de position peuvent influencer des esprits faibles ? Êtes-vous descendus au café du coin, ou êtes-vous allés surfer sur Internet pour mesurer le degré de haine qui anime bon nombre de nos concitoyens ? Voulez-vous vraiment que nous en arrivions à une situation « à la française », avec agressions contre la population juive, profanations de cimetières juifs et incendies de synagogues ?

C’est pourquoi nous soussignés vous prions instamment de réviser votre politique, en respectant vraiment la neutralité de notre pays, et de faire simultanément preuve de la plus grande prudence dans les propos que vous tiendrez à l’avenir sur ce conflit, en particulier sur la question des responsabilités. Ne l’oubliez pas, M. Deiss, l’Histoire vous jugera.

Veuillez agréer, Monsieur le conseiller fédéral, l’assurance de notre considération distinguée.

Groupement des Amis d’Israël



Copies :
- Ambassade d’Israël en Suisse
- Divers media


Co-signataires de la lettre du Groupement des Amis d’Israël de début avril 2002 au conseiller fédéral Joseph Deiss (prise de position du DFAE sur le conflit israélo-palestinien):.........................

[Suivent les signatures de 420 personnes de toute la Suisse romande, en majorité des chrétiens évangéliques, mais aussi par une quinzaine de membres de la communauté israélite.]

Commentaire du responsable du Groupement des Amis d’Israël :

"Joseph Deiss a répondu par une lettre où il s'est contenté de rappeler que la position de la Suisse s'appuyait sur le droit international et les résolutions de l'ONU... Nous avons cependant constaté qu'il n'était pas revenu publiquement sur le sujet depuis avril dernier... De même, certains médias commencent à avoir des doutes sur certaines affirmations tonitruantes de la propagande palestinienne ("Jeningrad", etc...), qui se sont dégonflées comme de vieilles baudruches... Par contre, la question de sanctions économiques contre Israël reste - hélas! - d'actualité, et requiert toute notre vigilance."
World wild web consortium
Moteur de recherche google
Search Engine google
Search Engine Yahoo
Moteur de recherche Yahoo
Moteur de recherche voila
GUYSEN ISRAEL News
AC-Medias.org
Agence Juive pour Israël
Alexandre Del Valle (site)
Aliya (Fondation Leavi)
Ambassade d'Israël en France
Ambassade d'Israël en Belgique
Amitiés Québec-Israël
Antisémitisme.info
Aroutz7
Belsef
Calendrier juif
Chrétiens et juifs
CID-Info
Communauté online
Connec'Sion.com
Conscience Politique
Consistoire de Paris
Coordination Lutte antisémitisme
CRIF
Desinfos.com
Die Jüdische (en allemand)
Europolitica
Facts of Israel (bilingue)
Famous Jews
France-Israël
Franceisrael.info
Guysen
Hébreu (Morim)
Hebreunet.org
Histoire juive
Infoweb-J
Honestreporting
Israel Hasbarah Committee
Israël Magazine (fr)
Isranews.com
IsraTV
Jerusalem Post (français)
JTA
Judeoscope (Québec)
KKL
Laïc-info
Lutte contre le négationnisme
MediaLine
MEMRI (presse arabe traduite)
Middle East sites
Ministère israélien de l'Aliyah
Myths and facts
Négation de la Shoah
Objectif Information
Observatoire Médias Palestiniens
Palestine Facts
Palestinian Medias Watch (PMW)
Presse mondiale sur le Web
Primo-Europe
Proche-orient.info
Révisionisme démasqué
Shalom Israël
Sionisme (un siècle de)
Tsahal en anglais
UEJF
Un écho d'Israël
UNIFAN, portail de l'alyah francophone
Valeurs actuelles