Vous êtes :
Accueil » Israël» Histoire
Histoire
Histoire d'Israël : le shabbat noir, Cecile Pilverdier
24/11/06
Sur le site "Un écho dIsraël".
Le "shabbat noir" est le surnom donné à lopération quont effectuée les forces de larmée anglaise, au temps du mandat britanique en Israël. Lopération a commencé le shabbat, 29 juin 1946, en partie comme représailles à la "nuit des ponts" (destruction des ponts à lexplosif, effectuée par le Palmah). Cette opération de commando avait pour but daffaiblir le leadership juif, darrêter les chefs de la Haganah et du Palmah et de stopper les actions militaires contre le mandat britannique.
Le "Shi" (service de renseignement de la Hagana) avait eu vent des préparatifs de cette opération par les Britanniques, quelques semaines auparavant, sans toutefois en connaître la date. Grâce aux fuites, quelques caches darmes ont été déplacées et la plupart des chefs du Palmah et de la Hagana sont entrés dans la clandestinité. Pendant lopération, un couvre-feu a été décrété à Jérusalem, Tel-Aviv, Ramat Gan, Haïfa et Netania.

Les Anglais au kibboutz Sedot Yam
17 000 soldats anglais envahissent les villes et les bâtiments publics (dont lAgence juive). Ils encerclent 30 villages (des kibboutzim, pour la plupart) et entreprennent des fouilles pour découvrir des armes et des documents de nature à accuser les responsables de la communauté juive. Dans chaque kibboutz où entrent les britanniques, ils rassemblent les hommes dans un enclos entouré de barbelés et somment de sidentifier pour trouver parmi eux les gens du Palmah.
Au cours de lopération, 2 700 hommes sont arrêtés, parmi lesquels certains membres de la direction de lAgence juive et du comité national, dont Moshé Sharet, David Rémez et Dov Yossef. De nombreuses armes sont confisquées. Dans le kibboutz Yagur, les Anglais trouvent plus de 300 fusils, 100 mortiers, 78 révolvers et une grande quantité de munitions. Dans la plupart des localités, les Anglais se heurtent à une résistance uniquement passive, mais au kibboutz Tel Yossef, lors dune confrontation violente, un membre du kibboutz est tué par le tir dun Anglais.
Grâce aux documents saisis, les Anglais ont pu prouver le lien direct quil y avait entre le leadership sioniste et les actions menées contre les "autorités mandataires". Parmi les documents, ils ont aussi trouvé le contenu des accords conclus entre la Hagana et les organisations du Lehi et du Etzel.
Deux jours plus tard, les chefs de la Hagana se retrouvent pour une réunion, au cours de laquelle ils décident de trois actions avec les mouvements Etzel et Lehi, dont lexplosion de lhôtel King David à Jérusalem.
Dès lors, le bras de fer entre les organisations de défense juive et les autorités mandataires nallait cesser de se durcir.
Cecile Pilverdier
Mis en ligne le 24 novembre 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











