Union des Patrons et Professionnels Juifs de France
Vous êtes : Accueil » Israël» Histoire
Histoire
Il y a cinquante ans, création du Kibboutz Ein Geddi, Franck Olivier
Imprimer    Envoyer à un ami 

06/07/06

Sur le site de "Un écho d'Israël" : http://un-echo-israel.net/article.php3?id_article=2767
[Pour une raison que nous ignorons, ce lien n’aboutit plus.]
 
 
Un site chargé d’histoire
 
La source d’Ein Geddi (en hébreu : la source du chevreau) domine de 200 mètres la Mer Morte qu’en Israël, on appelle la « Mer de Sel ». C’est là que David s’est réfugié lorsqu’il fuyait la fureur de Saül. C’est surtout le lieu d’une rencontre mémorable entre les deux hommes :
 
"Lorsque Saül fut revenu de la poursuite des Philistins, on vint lui dire : Voici que David est dans le désert d’Ein Geddi. Saül prit trois mille hommes d’élite de tout Israël, et il alla à la recherche de David et de ses gens jusque sur les rochers des boucs sauvages. Il arriva à des parcs de brebis, qui étaient près du chemin ; et là se trouvait une caverne, où il entra pour se couvrir les pieds [c’est-à-dire satisfaire ses besoins. NDLR d’upjf.org]. David et ses gens étaient au fond de la caverne. Les gens de David lui dirent : Voici le jour où le Seigneur te dit : Je livre ton ennemi entre tes mains ; traite-le comme bon te semblera. David se leva, et coupa subrepticement le pan du manteau de Saül. Après cela le coeur lui battit, parce qu’il avait coupé le pan du manteau de Saül. Et il dit à ses gens : Que le Seigneur me garde de commettre contre mon seigneur, l’oint de l’Éternel, une action telle que de porter la main sur lui, car il est l’oint de l’Éternel. Par ces paroles David arrêta ses gens, et les empêcha de se jeter sur Saül. Puis Saül se leva pour sortir de la caverne, et continua son chemin. Après cela, David se leva et sortit de la caverne.
Il se mit alors à crier après Saül : O roi, mon seigneur ! Saül regarda derrière lui, et David s’inclina le visage contre terre et se prosterna. David dit à Saül : Pourquoi écoutes-tu les propos des gens qui disent : Voici que David cherche ton malheur ? Tu vois maintenant de tes propres yeux que l’Éternel t’avait livré aujourd’hui entre mes mains dans la caverne. On m’excitait à te tuer ; mais je t’ai épargné, et j’ai dit : Je ne porterai pas la main sur mon seigneur, car il est l’oint du Seigneur. Vois, mon père, vois donc le pan de ton manteau dans ma main. Puisque j’ai coupé le pan de ton manteau et que je ne t’ai pas tué, sache et reconnais qu’il n’y a dans ma conduite ni méchanceté ni révolte, et que je n’ai point péché contre toi. Et toi, tu me dresses des embûches, pour m’ôter la vie !..." (1er Livre de Samuel 24, 1-8)
 
Le site de Ein Geddi fut habité, dès le quatrième millénaire avant notre ère. Un temple chalcolithique y a été découvert. Il était entouré d’un mur de clôture en pierres. Le sanctuaire comprenait une pierre dressée polie, un autel en fer à cheval et des niches dans lesquelles ont été retrouvés des ossements d’animaux. Le temple fut sans doute laissé à l’abandon vers 3000 avant JC.
 
Nous savons également qu’au VIIe siècle avant notre ère, au temps du roi Josias, un modeste village juif avait été construit sur le sommet de la colline. Il fut détruit en 582. Il n’y eut plus alors qu’une occupation épisodique.
 
Au 1er siècle de l’ère chrétienne, Ein Geddi fut un lieu de refuge lors de la première révolte juive. Il se trouve également mentionné plusieurs fois dans les lettres envoyées par Bar Kochba à l’un des ses officiers. Le chef de la deuxième révolte (132-135) s’était lui-même réfugié dans une grotte au sud de l’oasis qui domine le Nahal Mishmar, pour échapper aux troupes d’Hadrien.
 
A l’époque byzantine, la présence juive est bien attestée. On y a découvert une très belle synagogue du début du IVe siècle, ornée de mosaïques, qui ressemble beaucoup aux synagogues mises au jour en Galilée, comme à Tibériade, Séforis, ou Beit Alpha. Sur le pavement de la partie occidentale, cinq inscriptions, en hébreu et araméen, mentionnent les noms des bienfaiteurs et un passage du livre des Chroniques.
 
 
Depuis la création de l’Etat d’Israël
 
En 1953, c’est une unité militaire du Nahal qui va établir un camp sur ce lieu chargé d’histoire. Loin de toutes localités habitées, les jeunes militaires vont dormir sous des tentes. Ein Geddi est difficile d’accès et très peu d’Israéliens peuvent s’y rendre à cette époque.
 
Zalman Shazar à Ein Geddi, en 1956
 
En janvier 1956, il y a tout juste 50 ans, le président de l’Etat, Zalman Shazar, se rend à Ein Geddi et, dans un discours enflammé, annonce la création d’un Kibboutz. Il faut faire refleurir le désert, déclare le chef de l’Etat. Un groupe de jeunes, certains ne sont que des adolescents, remplis de zèle, vient s’y installer. Au départ, il n’y a que de modestes baraques et des installations mais le rêve est clairement défini : il s’agit de construire un kibboutz moderne avec de vraies maisons et des installations adéquates. Les débuts ont été particulièrement difficiles. Il fallait ôter de nombreuses pierres, faire venir les matériaux de loin et surtout s’affronter à une terre particulièrement peu fertile. L’été la chaleur était tout simplement insupportable et l’hiver, les rares pluies qui tombaient dans les wadis inondaient tout et les coupaient du monde extérieur.

Les pionniers ont très vite « maîtrisé ces inondations » et construit un conduit pour récupérer l’eau au-dessus du Nahal Arougot. En 1959, les membres du Kibboutz s’installent dans leurs nouveaux bâtiments en contre-haut de Ein Geddi, près du Nahal Arougot. La naissance des premiers enfants du kibboutz conduira à l’ouverture d’une crèche, en 1963 et, un an plus tard, à l’inauguration d’une école maternelle.
 
La grosse chaleur qui sévit à Ein Gedi allait s’avérer un avantage. Les pionniers développèrent une technique appropriée pour la culture des tomates, qui permit de les vendre sur le marché avant la saison habituelle.
 
Tous sur un tracteur, en route pour un mariage
 
Dans les années 60, les membres du kibboutz ouvrirent une maison d’hôtes pour les touristes et, au fil du temps, cette activité se développa. Le paysage désertique, conjugué avec celui de la Mer Morte, enchanta les Israéliens, qui se rendirent de plus en plus nombreux sur les lieux. Alliant le sionisme au romantisme, des jeunes couples décidèrent de venir se marier à Nahal David, qui inspira à Salomon le Cantique des Cantiques, selon une tradition juive.
 
Chaque kibboutz a ses traditions. En 1973, pour le premier jour de la fête de Hanouka, est organisée une course aux flambeaux, qui deviendra traditionnelle. Les enfants qui y participent doivent courir de Massada à Ein Geddi, en se transmettant une torche.
 
Traditionnelle course de Hanouka (1973)
 
Enfin, le Kibboutz s’est également spécialisé dans le sauvetage dans le désert et les soins d’urgence pour les nombreux touristes et marcheurs qui visitent la région. Ils ont créé une unité spéciale de sauveteurs bénévoles qui peut intervenir de jour comme de nuit.
 
 
Franck Olivier
 
© Un écho d’Israël
 
Mis en ligne le 07 juillet 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org
World wild web consortium
Moteur de recherche google
Search Engine google
Search Engine Yahoo
Moteur de recherche Yahoo
Moteur de recherche voila
GUYSEN ISRAEL News
AC-Medias.org
Agence Juive pour Israël
Alexandre Del Valle (site)
Aliya (Fondation Leavi)
Ambassade d'Israël en France
Ambassade d'Israël en Belgique
Amitiés Québec-Israël
Antisémitisme.info
Aroutz7
Belsef
Calendrier juif
Chrétiens et juifs
CID-Info
Communauté online
Connec'Sion.com
Conscience Politique
Consistoire de Paris
Coordination Lutte antisémitisme
CRIF
Desinfos.com
Die Jüdische (en allemand)
Europolitica
Facts of Israel (bilingue)
Famous Jews
France-Israël
Franceisrael.info
Guysen
Hébreu (Morim)
Hebreunet.org
Histoire juive
Infoweb-J
Honestreporting
Israel Hasbarah Committee
Israël Magazine (fr)
Isranews.com
IsraTV
Jerusalem Post (français)
JTA
Judeoscope (Québec)
KKL
Laïc-info
Lutte contre le négationnisme
MediaLine
MEMRI (presse arabe traduite)
Middle East sites
Ministère israélien de l'Aliyah
Myths and facts
Négation de la Shoah
Objectif Information
Observatoire Médias Palestiniens
Palestine Facts
Palestinian Medias Watch (PMW)
Presse mondiale sur le Web
Primo-Europe
Proche-orient.info
Révisionisme démasqué
Shalom Israël
Sionisme (un siècle de)
Tsahal en anglais
UEJF
Un écho d'Israël
UNIFAN, portail de l'alyah francophone
Valeurs actuelles