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Histoire
"Hatikva", hymne national dIsraël, Cécile Pilverdier
03/05/06
Sur le site "Un écho d'Israël".
Le mouvement sioniste a connu un certain nombre dhymnes dont Hatikva (lespoir), dont voici une brève histoire :
En 1824, naît à Prague un Juif nommé Bedrich Smetana, admirable compositeur. Il sinspire dune ritournelle populaire pour composer une pièce de musique, intitulée la Moldau, nom du fleuve qui traverse sa ville. En 1878, Nephtali Herz Imber, de Galicie, écrit les paroles de « Hatikva ». En 1882, il sinstalle en Palestine. La même année, Samuel Cohen, immigrant juif de Moldavie, qui sinstalle aussi en Palestine, mettra les paroles de Herz Imber sur la musique de Smetana, ce qui donnera lhymne que nous connaissons.
Au XIXe siècle, dans des villes comme Rishon-le-Tsion, Rehovot et dautres, il devient populaire. En 1903, il est chanté à la fin du 6ème congrès sioniste de Bâle. Pendant le Mandat britannique, la Tikva sera le chant des populations juives. Au 18ème congrès sioniste, à Prague, en 1933, il est reconnu comme hymne du mouvement sioniste. Lors de la proclamation de lEtat dIsraël par David Ben Gourion, on chante la Tikva.
Seuls deux couplets du chant de Imber sont conservés, et il sera officiellement retenu comme hymne national, en 2004, avec les autres symboles de la nation. Au cours de la courte histoire de lEtat dIsraël, on a voulu en changer les paroles, et, en 1967, un journaliste et militant de la gauche israélienne, Uri Avnéri, proposa que lon adopte le chant de Noémi Shémer, « Jérusalem dor », pour quil devienne lhymne national, mais cela a été refusé.
Hatikva exprime lespoir du peuple juif, qui voulait revenir sur la terre de ses ancêtres après un long exil, comme le prophétisait la bible hébraïque. Pendant 2000 ans, le peuple juif priera chaque jour pour son retour sur la terre dIsraël, le visage tourné vers lorient, en direction de Jérusalem. Dans la diaspora, les Juifs célébraient les fêtes selon les saisons et le calendrier hébraïques.
Le mot « Sion » est synonyme dIsraël et de Jérusalem.
Les mots « Notre espérance nest pas morte » évoquent [et exorcisent] un passage du prophète Ézéchiel : « Nos ossements sont desséchés, notre espérance est morte » (Ez 37,11).
Pour entendre l'hymne, cliquer.
© Un écho dIsraël
[Voir aussi quelques photos d'époque].
Mis en ligne le 05 mai 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











