Monsieur le révolutionnaire Macron, la NEP, c'est pour quand ? - Sidney Touati

Les députés examinent le projet de réforme fiscal, notamment celui afférent à l'impôt sur la fortune. Encore une fois le débat se perd dans les méandres de conceptions idéologiques d'un autre âge. En gros les élus sont toujours enfermés dans la vieille opposition entre les "riches" et les "pauvres". Les réalités ne sont perçues qu'à travers la brume de ces niaiseries. Encore une fois, les députés donnent une parfaite illustration de ce que Lénine appelait le "crétinisme parlementaire".

On passe un temps infini sur des détails insignifiants. On se demande s'il faut inclure les objets luxueux dans la base imposable de cet absurde impôt qui coûte au pays bien plus qu'il ne rapporte. C'est un impôt scélérat, qui loupe sa cible. Les "très riches" ont mille moyens d'y échapper. Ne restent dans ses filets que les classes moyennes déjà massacrées au plan fiscal et social.  Au final, l'essentiel n'est jamais évoqué par les parlementaires à savoir le poids écrasant des prélèvements obligatoires et son corollaire une administration fiscale ivre de sa toute puissance qui fagocite la société civile pour satisfaire les appétits insatiables du Monstre-État, du Léviathan. 

La France souffre d'une crise de "socialite aigue". L'Etat se mêle de tout, Le monstre-État consomme 57% du PIB. Dans le contexte actuel, c'est un handicap mortel. 
Pendant que le pays se desindustrialise à la vitesse grand V, qu'il dégringole, les élus discutent du sexe des anges...
Macron devait faire la Révolution... Mettre la France en marche...aura-t-il le bon sens d'un autre grand révolutionnaire  Lénine qui face au marasme généré par les utopies socialistes, impose un retour aux réalités, au marché? Saura-t-il libérer un peu les Français de la chape de plomb qui les écrase? Saura-t-il imposer une sorte de NEP? 
Ou choisira-t-il la voie que prendra l'autre révolutionnaire Staline, celle empruntée par tous ses prédécesseurs? Celle  de la bureaucratie pléthorique, de la chasse aux "koulaks", de la dette publique, des impôts et autres prélèvements obligatoires? En un mot la voie d'un déclin programmé? 
Au plan de la direction du pays, rien n'a changé depuis 14-18. 
Face à l'horrible tuerie, les Allemands disaient: les soldats français sont des lions gouvernés par des ânes. 
Cette remarque est hélas toujours d'actualité.