Enquête sur la mort de Yasser Arafat : le non-lieu confirmé en appeli24news

Yasser Arafat est décédé le 11 novembre 2004 près de Paris, après une détérioration de son état de santé. La justice a confirmé vendredi le non-lieu prononcé par les magistrats français chargés de l’enquête pour « assassinat » ouverte après la mort en 2004 de Yasser Arafat, non-lieu contesté par sa veuve, a-t-on appris de source judiciaire. « Le non-lieu est confirmé du fait du rejet des demandes de supplément d’information », a précisé cette source.

 

Convaincus que la justice a refermé trop vite le dossier alors que "personne n'est aujourd'hui capable d'expliquer la mort de Yasser Arafat", Francis Szpiner et Renaud Semerdjian, avocats de Souha Arafat, avaient fait appel du non-lieu en septembre 2015 et demandé l'annulation d'une expertise-clé pour l'enquête.

 

La cour d'appel de Versailles a également refusé d'annuler cette expertise. Sa décision, conforme aux réquisitions du parquet général, peut encore faire l'objet de recours.

 

Dans leur ordonnance de non-lieu, les trois juges avaient estimé "qu'à l'issue des investigations (...), il n'est pas démontré que M. Yasser Arafat ait été assassiné par empoisonnement au polonium 210, et il n'existe pas de preuve suffisante de l'intervention d'un tiers qui aurait pu attenter à (sa) vie", avait dit en septembre le procureur de Nanterre. Aucune mise en examen n'a été prononcée dans cette affaire.

 

Yasser Arafat est décédé le 11 novembre 2004 à l'hôpital militaire Percy de Clamart, près de Paris, après une brusque détérioration de son état de santé, et les causes de sa mort n'ont jamais été élucidées.

 

Les magistrats étaient saisis de cette enquête depuis août 2012, après une plainte contre X déposée par Souha Arafat à la suite de la découverte de polonium 210, substance radioactive hautement toxique, sur des effets personnels de son mari.

 

Les experts mandatés par les juges français ont à deux reprises écarté la thèse de l'empoisonnement, estimant que la présence dans l'environnement extérieur d'un gaz radioactif naturel, le radon, expliquerait les fortes quantités de polonium enregistrées dans sa sépulture et sur sa dépouille.

 

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