Le vrai visage de Mahmoud Abbas Par Freddy Eytan

Le dernier discours de Mahmoud Abbas au Parlement européen et son refus de rencontrer à Bruxelles le président israélien Reuven Rivlin dévoilent le vrai visage de Mahmoud Abbas. Nous le disons souvent, les fondateurs de l’OLP, et surtout Arafat et Abbas, n’ont jamais eu une intention sincère de signer un accord de paix viable avec Israël.

 

Ils ont raté volontairement les rendez-vous de l’Histoire.

 

Yasser Arafat, décédé le 11 novembre 2004 dans un hôpital français, a vécu confortablement, et plus de 60 ans, bien loin de son peuple. Il rêvait d’une victoire triomphante sur toute la Palestine, pleurnichait devant les riches cheiks des pays arabes, trompait son propre peuple et le plongeait dans la misère et l’illusion. Il agissait avec manipulation, chantage, tricherie, et terreur. Il incarnait la comédie cynique, adorait les embrassades et les coups de théâtre.

 

Mahmoud Abbas, 80 ans, suit le même chemin qu’Arafat et son parcours est identique bien qu’il le fasse d’une manière sournoise et moins spectaculaire.

 

Il est aujourd’hui impopulaire en Cisjordanie et à Gaza, et cherche soi-disant un compromis avec Israël. En réalité, il n’est pas capable de prendre une seule décision, son seul souci est de survivre. Il est en fait une sorte de marionnette manipulée par le noyau dur du Fatah, mais aussi par la communauté internationale.

 

abbas EU

 

Mahmoud Abbas devant le Parlement européen le 23 juin

 

Contrairement aux illusions dont une certaine presse se berce, et des hommes politiques et intellectuels de gauche, nous avons parfaitement compris le manège et la supercherie depuis fort longtemps. Concernant l’avenir d’Israël, Mahmoud Abbas, tel Yasser Arafat, est un maître-chanteur qui joue un double jeu dangereux.

 

Pour ce faire, il sympathise avec la gauche israélienne, avec la Fédération mondiale des Juifs du Maroc, et avec certains journalistes de la presse israélienne. Il sème la zizanie au sein de l’opinion en citant des propos de Barak et Yaalon contre la conduite du gouvernement Nétanyahou, promet au chef de l’opposition travailliste Herzog de faire des concessions douloureuses, comme il l’avait promis à Ehoud Olmert, et comme Arafat l’avait promit à Ehoud Barak. Pour diviser les Israéliens, il accuse le gouvernement Netanyahou d’intransigeance, de fascisme, et essaye de prouver à l’opinion internationale qu’il met tout en œuvre pour « aboutir à la paix ».

 

Ses dernières déclarations au sein de la Ligue arabe et devant le Parlement européen prouvent qu’il n’a aucune confiance en Nétanyahou, et qu’il n’acceptera jamais la reconnaissance évidente de notre existence comme Etat juif et démocratique. Les campagnes orchestrées sur la délégitimation d’Israël, les menaces d’une nouvelle Intifada, le recours à l’initiative française et au Conseil de sécurité de l’ONU, incitent les Palestiniens à rejeter automatiquement toute bonne intention israélienne. Elles encouragent également le Hamas et le Djihad islamique à poursuivre sans relâche la « lutte armée ».

 

Après avoir compris que la dernière vague terroriste était en déclin, et qu’une troisième Intifada serait inutile et n’aboutirait à rien, Abbas tente de mettre, par tous les moyens, le gouvernement israélien au pilori.

 

Si Abbas souhaitait vraiment relancer sérieusement le processus de paix et faire des gestes audacieux pourquoi refuse-t-il de rencontrer à Bruxelles le Président israélien Rivlin, celui qui est devenu le point de mire des journalistes, et considéré comme un pragmatique ? Pourtant Nétanyahou était très favorable à cette rencontre, et l’invitation a été adressée par le président du Parlement européen Martin Schulz, qui a offert ses bons offices et la tribune du Parlement.

 

abbasArafat2

 

Arafat et Abbas, même combat antisioniste

 

En réalité, Abbas comme Arafat ont peur d’une véritable paix avec Israël. Elle est contraire à leur idéologie et à leur charte. Orfèvres dans la terreur, la désinformation, et la réécriture de l’Histoire, comment pourraient-ils signer un accord de paix avec « l’occupant de toute la Palestine » ?

 

Soulignons que la formule rabâchée « deux Etats pour deux peuples » n’est sans doute pas la seule pour régler le conflit, et d’ailleurs elle n’est plus une solution réalisable. Elle a été acceptée par Nétanyahou sous certaines conditions. D’autres formules sont envisageables et pourront être appliquées, telle une Confédération avec la Jordanie ou des échanges de territoires.

 

Dès à présent, pensons aux alternatives après l’ère Abbas et changeons de tactique et de stratégie à la fois. Passons à l’action avec fermeté et sagesse, en appliquant toujours les lois internationales, et en proposant des alternatives pragmatiques et des plans audacieux et opérationnels.

 

Face à la nouvelle donne géopolitique, le moment est plus que jamais propice.

 

Freddy Eytan

 

Pour citer cet article :

 

Freddy Eytan, « Le vrai visage de Mahmoud Abbas », Le CAPE de Jérusalem : http://jcpa-lecape.org/vrai-visage-de-mahmoud-abbas/