La France tout au bord de l’effondrement, par Guy Millière

Au moment où cet article paraîtra, tout sera peut-être rentré dans l’ordre en France, mais je n’en suis pas du tout certain. Je serai reparti loin du pays. J’étais rentré pour me rendre à Béziers et pour faire quelques conférences. Je suis tombé malade physiquement, en raison des intempéries et de la chasse aux automobilistes devenue l’obsession de la gauche il y a une vingtaine d’années. Je n’ai pu faire quelques déplacements qui me tenaient à coeur. J’ai quitté la France à nouveau en doutant très fortement qu’un redressement soit possible.

 

Depuis des semaines maintenant, manifestations et émeutes se succèdent qui bloquent le pays, des syndicalistes se conduisent comme des criminels, et des sondages semblent montrer qu’une majorité de la population approuve ce qui lui pourrit la vie !

 

Une loi aussi vide qu’une pochette surprise usagée et qui ne contient désormais pas même un milligramme de libéralisme se trouve présentée comme un symbole d’un « social libéralisme » qui n’existe pas, sinon dans la tête dérangée de ceux qui en parlent. L’occupant de l’Elysée, récemment confronté à des inondations qui ne lui permettront pas de dire qu’après lui viendra le déluge, puisque le déluge est d’ores et déjà arrivé avant qu’il soit parti, a osé dire sans avoir peur du ridicule que le déluge et le froid qui l’a accompagné étaient dus au réchauffement global. La débile religion du football est censée tout effacer, je sais.

 

Je m’attendais à ce que la présidence Hollande soit effroyable et nulle : elle est pire encore que ce que j’aurais pu imaginer dans mes cauchemars. Je m’attendais à ce qu’elle s’achève en débâcle : la débâcle est là un an avant l’échéance. J’avais noté que nombre de Français, sans repères, pouvaient se placer du côté de la destruction : si ce n’était pas le cas, ils n’auraient pas choisi Hollande en 2012. Je ne pouvais me résoudre à considérer qu’ils se placeraient du côté de la destruction à ce degré.

 

Je vois là plus que jamais l’effet de l’hégémonie des idées de gauche.

 

J’aimerais ne pas avoir à le répéter, mais je le dois. Il est désormais très difficile de proposer de remédier à l’état de sinistre qui est celui de l’économie et de la société française sans risquer de se trouver aussitôt marginalisé et insulté, et si un Président de droite était élu en 2017, il ne pourrait prendre la moindre mesure courageuse et nécessaire sans déclencher des rudiments de guerre civile. Si un homme de centre gauche, tel Alain Juppé, parvient à ses fins, il ne fera vraisemblablement rien, par peur, précisément de ce qui pourrait survenir s’il faisait quelque chose.

 

Les grands médias sont complices et sont des organes d’abrutissement : au moment même où je rentrais en France, après avoir attendu deux heures pour acheter quelques litres de carburant, j’ai allumé un téléviseur et je suis tombé sur un débat « contradictoire » qui était censé opposer un membre de la CGT et un dignitaire du Front de gauche : c’est apparemment ce qu’on appelle en France un débat « contradictoire » aujourd’hui. Des journalistes écoutent des gens tels que le dénommé Martinez et les laissent débiter des inepties sans éprouver l’envie de leur rire au nez. Des commentateurs parlent de Robert Ménard comme s’il était un raciste et un antisémite, alors qu’il n’est ni l’un ni l’autre, et, quand ils évoquent le « grand remplacement » dont traite Renaud Camus, c’est pour accuser ce dernier d’être un adepte des théories du complot, alors que Renaud Camus n’a jamais parlé de complot où que ce soit et s’est contenté de noter que le nombre de Musulmans s’accroissait en France, et que l’accroissement du nombre de Musulmans allait de pair avec une pénétration de l’islam dans la culture, les mœurs et les comportements.

 

Ces commentateurs n’ont sans doute pas remarqué que, depuis quelques jours, une part très large de la population du pays fait ramadan. Ils n’ont pas remarqué non plus qu’au moment où un livre portant ce nom était paru, il existait des « territoires perdus de la république* », et que deux décennies plus tard, les territoires perdus en question se sont considérablement étendus pour devenir zones de non droit.

 

Je ne renonce à rien. Je suis néanmoins très pessimiste en songeant au futur proche.

 

La France est tout au bord de l’effondrement. Peut-être même est-elle déjà dans l’effondrement. J’apprends en achevant cet article le meurtre, au couteau, de deux membres des services de police par un individu très islamisé. Les Français vont-ils comprendre qu’ils sont désormais confrontés au même danger que les Juifs israéliens ? J’en doute. J’en doute très fortement.

 

© Guy Milliere

 

Adapté d’un article publié par les4verites.com

http://www.dreuz.info/2016/06/16/la-france-tout-au-bord-de-leffondrement/