La CGT radicalisée, danger pour la démocratie Par Ivan Rioufol

La France est menacée par le terrorisme islamiste, mais aussi désormais par le terrorisme syndical. L’un et l’autre partagent un même but : la contestation par la violence du modèle de société en place. Il ne serait d’ailleurs pas surprenant de voir apparaître prochainement la figure de l’islamo-gauchisme dans cette même stratégie de rupture. Dans l’immédiat, se donne à voir une CGT radicalisée dans un retour aux sources de l’idéologie communiste. Sous l’impulsion de son secrétaire confédéral, Philippe Martinez, lui-même issu d’une famille communiste, la centrale désigne les policiers comme cibles, appelle à bloquer les raffineries de pétrole et les centrales nucléaires, rêve d’une grève générale. Parce qu’elle est minoritaire et en perte d’audience, elle affiche un comportement qui se joue des règles démocratiques et du droit. Sa culture retrouvée du noyautage, du sabotage, du coup de force et de la prise d’otages la met dans l’illégalité. La CGT de Martinez veut visiblement en découdre avec le pouvoir, afin de susciter en retour la violence d’Etat qui lui permettrait de se victimiser aux yeux de l’opinion. Le problème est que l’Etat lui-même est dans un état de faiblesse telle qu’il est à la merci de cette extrême gauche factieuse et totalitaire. Le pouvoir a beau faire savoir ce mercredi qu’il est "serein", il est loisible de douter de sa détermination. Il suffit de constater le peu d’effets de l’"état d’urgence", renouvelé pour la troisième fois, pour se convaincre de sa vulnérabilité. A deux semaines de l’ouverture de l’Euro de football, à Paris, le gouvernement ne peut espérer que sur l’essoufflement de l’offensive gauchiste. Si François Hollande arrive à s’extirper de ce piège tout en maintenant ce qui reste de la loi El Khomeri, il en sortira renforcé. S’il échoue, sa démission serait la plus honorable des sorties.


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