Bloc-notes : pourquoi l’actuelle Europe ne peut durer Par Ivan Rioufol

L’Union européenne entendrait-elle enfin les gueux qui protestent sous ses fenêtres ? L’ombre d’un doute semble s’installer chez ses plus hauts dirigeants, arrimés à leurs certitudes. "L’Europe est une promesse, mais une promesse qui n’a pas été tenue", a reconnu Martin Schulz, président du Parlement européen, jeudi dernier à Rome, au cours d’un débat sur l’avenir de l’Europe. "Nous ne parlons pas de l’Europe de la bonne façon", a admis Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.

Donald Tusk, président du Conseil, a ébauché un mea-culpa : "Le rêve d’un seul État européen, d’une seule nation européenne est une illusion. Nous devons accepter de vivre dans une Europe avec différentes monnaies, avec différentes forces politiques." Ces contritions, à confirmer, reviennent à admettre du bout des lèvres une justesse dans les critiques des " populistes", ces êtres méprisables.

 

Les manants d’aujourd’hui sont les peuples maltraités. Si certains se découragent d’être éconduits par leurs maîtres et seigneurs, ils doivent néanmoins redoubler leurs attaques contre cette oligarchie : leurs coups commencent, en effet, à ébranler les mandarins de Bruxelles et leurs obligés. L’invasion migratoire et la montée en puissance de l’islam conquérant ont mis au jour les failles de l’UE multiculturelle et pacifiste. Pour avoir voulu se persuader que les peuples étaient interchangeables selon les lois du libre commerce, les idéologues de la " diversité" ont allumé des incendies qui se propagent dans les nations rebelles. Les feux ne s’éteindront qu’avec la chute des illuminés. Les voir se faire dicter leur politique par le sultan Erdogan aggrave leur sort. La morgue du commissaire Pierre Moscovici n’en est que plus insupportable, quand il assène : "L’Europe n’est pas chrétienne. Je ne crois pas aux racines chrétiennes de l’Europe. L’Europe est diverse."

 

Cet acharnement à effacer l’histoire, comme les talibans le firent en faisant sauter les bouddhas de Bâmiyân ou l’État islamique en s’acharnant sur Palmyre, dit tout de la haine de soi qui habite nombre d’Européens "éclairés", prêts à faire table rase pour se rendre agréables aux minorités sacralisées.(La suite ici)

 

Je participerai, ce vendredi, à On refait le monde, sur RTL (19h15-20h)


http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2016/05/pourquoi-lactuelle-europe-ne-p.html