La stratégie du Qatar pour déstabiliser Israël par Pinhas Inbari

Les mesures prises par l’Association de Football Palestinienne, visant à faire expulser Israël de la Fédération Internationale de Football (FIFA) ne sont que la partie visible de l’Iceberg, dans une entreprise de déstabilisation bien plus dangereuse, qui prend sa source au Qatar. L’implication du Qatar dans le football aussi bien palestinien qu’Israélien n’est jamais qu’une facette de son implication en profondeur dans la FIFA et donc le football international, de façon plus générale. Le but ultime du Qatar est de déstabiliser la sécurité nationale de l’Etat Juif et sa situation de l’intérieur, afin de faire progresser son agenda, qui n’est autre que celui des Frères Musulmans : un califat islamique à Jérusalem.

Derrière les efforts de subversion en Israël même, on trouve l’arabe israélien, Azmi Bishara, ancien député à la Knesset, qui s’est enfui d’Israël, du fait des soupçons d’espionnage qui pesaient sur lui, au profit de la Syrie et du Hezbollah.

 

Depuis l’accession au pouvoir du nouvel Emir Qatari, le Cheikh Tamim, celui-ci n’a fait que se rapprocher de deux bien sinistres personnages : Bishara et le dirigeant du Hamas à l’étranger, Khaled Mesha’al. Il leur permet d’utiliser toutes les ressources de l’Emirat richissime afin de mener leurs activités anti-israéliennes.

 

Des financements qataris ont été transférés à des institutions sociales et des associations qui opèrent dans le secteur arabe d’Israël Le nom du stade de football de la ville arabe israélienne de Sakhnin est : « Doha », comme la capitale du Qatar. Le transfert d’argent le plus récent est parvenu à l’association de football d’AHI Nazareth.

 

Le Qatar appuie la candidature de Jibril Rajoub, chef de l’Association Palestinienne de Football, au poste de Président de l’Autorité Palestinienne, dès que Mahmoud Abbas démissionnera ou sera « déboulonné ».
 
L’activité de Rajoub révèle un autre aspect particulièrement dangereux de la politique du Qatar : la pénétration du Hamas et des Frères Musulmans en Judée-Samarie/Cisjordanie, dans le secteur arabe d’Israël et dans toute l’Europe, grâce à ses réseaux dans les milieux du football.
 

 

Le fait que le geste palestinien visant à l’exclure de la FIFA ne doit pas illusionner Israël ni le conduire à une satisfaction de complaisance, en pensant un tel risque s’est évanoui ou « endormi ».
 
Le Qatar travaille à saper la stabilité intérieure de nombreux pays arabes1, dont l’Egypte, la Libye et la Syrie. Israël doit examiner minutieusement si le Qatar est parvenu et jusqu’à quel point, à s’immiscer dans les affaires intérieures d’Israël, avec le même objectif.

 

Par exemple, Sakhnin est une ville arabe du nord d’Israël. « Doha » est le nom qu’a choisi le stade de l’équipe de football des Bnei Sahknin, comme la capitale du Qatar, même si c’est bien Israël qui a supporté le coût principal de la construction du stade et que le Qatar n’a apporté qu’une contribution supplémentaire2.
 
 
Selon des sources palestiniennes à Ramallah, le statut de deux personnages palestiniens de haut rang, Bishara, le fuyard et Khaled Mesha’al, patron du Hamas, s’est élevé vers les sommets, depuis l’accession au pouvoir du nouvel Emir, le Cheikh Tamim bin Hamad al Thani. Alors que son père l’Emir Hamad, offrait refuge à ces dangereux personnages palestiniens, mais les maintenait à bonne distance, le nouvel Emir s’est rapproché d’eux en leur permettant d’utiliser toutes les ressources disponibles de l’Emirat richissime afin d’atteindre les objectifs de leurs activités antisionistes [et projets de destruction de l’Etat juif] -3-.

 

Les efforts communs de ces deux sombres personnalités palestiniennes, grâce à l’appui du Qatar, en toile de fond, peuvent parvenir à une unification très dangereuse entre le Panarabisme nationaliste de Bishara, de culture chrétienne et l’extrémisme panislamiste de Masha’al,représentant du bras armé des Frères Musulmans -4-.
 
L’analyse de Bishara, à propos des élections israéliennes, qu’il a posté sur son site internet nous fournit l’occasion d’explorer sa vision du monde et d’Israël en particulier.
 
En tout premier lieu, il s’oppose férocement à « l’Israélisation » des Arabes Israéliens – 5- et exige qu’ils soient organisés de façon totalement séparée à l’égard des institutions israéliennes. Dans une interview livrée à Arab 48, il a déclaré -6- :
 
La Knesset n’est pas l’endroit naturel pour organiser les Arabes en tant que peuple… Le plafond de la Knesset est un plafond Sioniste et les Arabes qui se trouvent à l’intérieur y sont exposés aux tentations… de la culture colonialiste… et quiconque parvient à y maintenir son équilibre mental et moral – arrive à un accomplissement… La Knesset n’est pas un lieu où réaliser l’unité interne des Arabes [soit des Arabes israéliens]. L’endroit où régler les problèmes arabes internes, bien avant l’administration occupante… ce sont les institutions nationales et les structures administratives qui préserveront la société arabe et l’organiseront hors de la Knesset.

 

Il explique plus loin qu’il rejette la comparaison entre la lutte des Ethiopiens pour l’intégration en Israël et le combat des Arabes -7- :
 
Les Ethiopiens réclament leurs droits parce qu’ils sont Juifs, et non parce qu’ils sont citoyens de l’Etat, et si vous vous identifiez à eux au nom des mêmes droits, vous niez l’importance de vos propres droits. Je ne suis pas un nouvel immigrant d’Afrique et je ne suis pas un Juif, aussi je peux obtenir mes propres droits, plutôt que je ne veuille réclamer mes droits parce que je suis un citoyen.
 
Il ne perçoit pas l’intégration des Palestiniens d’Israël à la Knesset comme une insertion dans la fabrique politique israélienne, mais plutôt les conçoit en tant que lobby. Selon le point de vue Bishara, l’activité politique palestinienne à l’intérieur d’Israël devrait s’organiser au sein d’institutions séparées qui consolideraient les Palestiniens d’Israël en tant que groupe homogène totalement détaché de cet Etat. D’où, même leur participation à la Knesset n’est que temporaire ; leurs institutions séparées, une fois établies, seront leurs véritables institutions représentatives.

 

Si tel est le cas, concernant la Knesset, alors il l’est d’autant plus, à propos du football arabe. Selon sa logique, une ligue commune n’existera que jusqu’à ce que les « Arabes de 48″ puissent former leur propre ligue séparée. .
 
Ainsi, la situation actuelle dans le football israélien, où les Arabes jouent pour des équipes israéliennes et des Juifs jouent dnas des équipes à majorité arabe, est exactement le contraire du modèle que Bishara envisage pour les Palestiniens d’Israël. En effet, le football, en tant qu’entreprise commune/collective est le moteur-même du processus « d’Israélisation » des Arabes et l’inversede la vision de Bishara.

 

Bishara aimerait, en fait, mettre des bâtons dans les roues d’un tel processus. La volatilité des passions des fans de football pourrait, en effet, provoquer une détérioration des relations judéo-arabes et faire des équipes de football sous le patronage du Qatar le foyer de frictions, tensions et provocations répétées.
 
De telles provocations n’ont pas été longues à survenir. sous l’égide du nouvel Emir, Tamim, les équipes qui ont reçu l’aide du Qatar suivent ses requêtes pour mettre en scène des cérémonies provocantes, exprimant toute leur gratitude à Bishara, exilé pour haute trahison envers l’Etat-8-.
Le dernier exemple en date impliquait une cérémonie de ce genre qu’a marquée l’équipe du AHI Nazareth -9-.
 
La proximité de Bishara envers l’Emir du Qatar a permis le transfert de financements aux institutions sociales et associations qui opèrent dans le secteur arabe, comme dans le cas de l’Ahi Nazareth. Le spectacle de profonds remerciements à Azmi Bishara et au gouvernement du Qatar a déclenché un grand tumulte dans les médias israéliens. Bishara a fièrement déclaré : « Mon assistance aux équipes de football, aux associations culturelles, aux initiatives sociales est une chose très importante ».
 
Bishara a confirmé que sa relation avec l’Emir a conduit à des versements de salaires aux Arabes israéliens, et qu’il est directement impliqué dans ce financement des équipes de football et dans la mise en scène de cérémonies provocantes de gratitude envers sa personne.

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