Editorial du 7 juillet 2014 : Israël sous le feu croisé du Hamas et des médias français

Alors que la situation en Israël connaît un soudain réchauffement, après l’horrible assassinat des trois jeunes adolescents israéliens commis par le Hamas et le tout aussi horrible meurtre d’un jeune Arabe, apparemment commis en représailles par des extrémistes juifs, les médias français semblent à nouveau tout faire pour ajouter de l’huile sur le feu, au risque d’attiser les haines et la violence sur le territoire national.

Une fois de plus, on ne peut que s’étonner de la disproportion flagrante entre la couverture médiatique du triple assassinat de trois adolescents, coupables du seul « crime » d’être juifs, et celle de l’assassinat d’un adolescent arabe intervenu quinze jours plus tard.

Dans le premier cas, les médias français, nourris par les dépêches de l’AFP, ont tout fait pour minimiser ce crime atroce, qui a choqué la société israélienne tout entière, en tentant d’excuser ses coupables par l’usage répété du terme de « colons », alors même que les trois adolescents vivaient tous dans des zones reconnues comme faisant partie du territoire israélien.

Dans le second cas, les médias ont déclenché, dès la découverte du cadavre de la victime – et alors même que l’identité des assassins n’était pas encore connue – un feu nourri contre Israël en accordant à cet acte de vengeance, évidemment totalement injustifiable et condamné par l’ensemble de la classe politique et de la société civile israélienne, une couverture médiatique démesurée.

Dans le même temps, ces médias passaient presqu’entièrement sous silence un autre assassinat, celui de la jeune Chelly Dadon, âgée de 20 ans, dont l’assassin est un chauffeur de taxi arabe. Quant aux attaques de missiles incessantes du Hamas sur les localités juives du sud d’Israël (plus de 150 roquettes tirées en un mois), elles bénéficient de la même couverture médiatique aujourd’hui qu’hier : silence radio total !

Cette différence de traitement est d’autant plus scandaleuse que la société israélienne condamne unanimement les meurtriers sortis de son sein, alors que la société arabe palestinienne, de son côté, traite ses propres assassins avec une étonnante mansuétude, quand elle n’en fait pas des héros et des « martyrs » de la « résistance à l’occupation »… La mère d’un des ravisseurs du Hamas s’est ainsi félicitée de « l’acte religieux » commis par son fils : le rapt et l’assassinat de trois adolescents, dans la plus pure tradition du Djihad et de son interprétation par les mouvements islamistes radicaux !

Le monde arabo musulman dans son immense majorité instrumentalise et diffuse une haine antijuive qui ne peut que rendre très difficile la recherche d'une paix entre Palestiniens et Israéliens, comme l’illustrent les récents propos de l’ambassadeur de l'Autorité palestinienne au Portugal, justifiant le terrorisme du Hamas et appelant à commettre de nouveaux actes de terrorisme contre Israël.

Dans ce contexte, l’attitude de l’AFP, dont on connaît depuis longtemps le parti-pris anti-israélien, et des médias français en général, relève de la plus totale irresponsabilité. Les leçons de l’attentat contre l’école juive de Toulouse (dont l’auteur avait prétendu « venger les enfants de Palestine ») et de la vague récente d’actes antijuifs en France n’ont pas encore été tirées.

Le Bureau de l’UPJF