La démolition définitive du terrorisme passe avant le jeu de construction de la paix, par Freddy Eytan

[N.d.R. Freddy Eytan met le doigt sur le seul et véritable obstacle à la paix entre Israël et ses voisins: le fossé culturel entre une société qui sanctifie la vie et ceux qui glorifient les assassins.] Le processus de paix avec les Palestiniens est relancé dans la complexité des dossiers, dans un climat de tension et de méfiance mutuelle, et avec le droit de regard des Américains. L’essentiel est de pouvoir se parler et de dialoguer pour aboutir enfin à un accord pragmatique. La tâche n’est sans doute pas une partie de plaisir et elle serait une mission impossible selon de nombreux observateurs. Toutefois, notre devoir est d’employer tous les efforts pour dire au monde entier que nous sommes des hommes de bonne volonté et qu’en dépit des profondes déceptions et des menaces existentielles, nous sommes toujours prêts et confiants pour bâtir l’édifice de la paix, main dans la main avec nos voisins palestiniens.

Pour prouver nos bonnes intentions des dizaines de milliers de familles palestiniennes de Cisjordanie ont pu visiter durant le mois du Ramadan les villes de Tel-Aviv, Herzliya et Netanya. Elles se sont baignées tranquillement dans les eaux de la Méditerranée et ont construit avec leurs enfants de magnifiques châteaux de sable… Soulignons que chaque Israélien est persona non grata dans les villes et villages de Cisjordanie et risque le lynchage… Rappelons aussi que Mahmoud Abbas déclarait récemment qu’il ne permettrait pas aux Israéliens de s’installer un jour dans le futur Etat de Palestine…! Enfin et surtout pour faciliter la reprise des négociations, nous avons aussi osé relâcher une première tranche de terroristes sanguinaires…

Cependant, dans le théâtre de l’absurde, le fossé entre les sociétés et les mœurs demeure immense. Tandis que des familles israéliennes pleurent leurs victimes dans la douleur et manifestent dans la colère noire, les Palestiniens, eux, refusent de parler de paix ou de prononcer des remords, pas un seul regret du bout des lèvres, rien ! Les assassins sont accueillis tels des « héros de guerre », dans l’allégresse et l’euphorie de la « victoire ». Désormais, chez eux, le Mal est le Bien, et l’assassinat d’un enfant Juif est un devoir sacré, divin ! Incroyable mais vrai ! Dans ce monde où nous vivons nous constatons qu’une poignée de terroristes est capable d’influer sur des décisions graves prises à Jérusalem et de dicter l’ordre du jour de la planète. Nous observons aussi avec consternation que depuis les années 1970 tous les gouvernements israéliens ont cédé au « principe sacro-saint » de ne jamais négocier avec des terroristes. Ne devraient-ils pas purger toute leur peine derrière les barreaux ?! Tel que l’antisémitisme, le terrorisme ne devrait-il pas être combattu avec force et sans pitié ?!

Face à un ennemi impitoyable, tous les hommes d’Etat ne doivent pas décider ou agir par faiblesse. Nous supposons qu’avant de relâcher des bêtes humaines dans la nature, Netanyahou, ayant lui-même perdu un frère lors d’une opération contre le terrorisme, a jugé avec sagesse et la tête froide l’ensemble des intérêts stratégiques et diplomatiques.

Dans ce contexte, nous ne pouvons plus accepter un diktat de la part des Palestiniens ni non plus subir des pressions de la part des Occidentaux. Quand le gouvernement décide de construire des logements à Jérusalem, dans sa propre capitale, en banlieue, ou même dans le bloc des implantations, c’est son droit absolu dans le temps et dans l’espace. L’hypocrisie est bien flagrante car les Palestiniens, les Européens et les Américains savent parfaitement que dans ce pays minuscule et surpeuplé toutes ces constructions sont nécessaires et légales. La raison est encore plus simple : ces logements sont situés dans un territoire qui dans tout accord de paix demeurera sous souveraineté israélienne.

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