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La "chancelière de fer" face au "président des bisous" Par Ivan Rioufol

Se dirige-t-on vers une capitulation devant l’Allemagne ? Les rodomontades de François Hollande face à Angela Merkel risquent de se terminer par d’humiliants reculs pour la France. Ce mercredi soir, c’est une "chancelière de fer" qui sera reçue à l’Elysée par le "président des bisous" (il s’est ainsi nommé lors d’une visite de maternelle), à la veille d’un Conseil européen crucial pour l’avenir de la zone euro. Celle que l'on disait prudente et indécise lorsqu’elle faisait tandem avec Nicolas Sarkozy s’est transformée en virago au contact de son successeur, qui a eu le tort de vouloir poursuivre son anti-sarkozysme jusqu’à provoquer sa meilleure alliée d’outre-Rhin. Résultat : c’est une volée de bois verts qu’encaisse Hollande ces derniers temps de la part d’une Merkel devenue thatchérienne. Elle a d’abord considéré que les recettes françaises face à la crise économique relevaient de "la médiocrité", avant de fustiger les "solutions de facilité" du gouvernement, pour enfin déclarer, hier : "Aussi longtemps que je vivrai", jamais les euro-obligations réclamées par la France ne verraient le jour.

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La "chancelière de fer" face au "président des bisous" Par Ivan Rioufol

Les aptitudes de Hollande pour les synthèses aux allures de concessions ne seront pas de trop ces prochains jours pour éviter le clash qui signerait la fin de la zone euro. En dépit de ses promesses de campagne, le président n’a guère d’autres choix que de ratifier le pacte budgétaire européen aux conditions posées par l’Allemagne d’une plus grande discipline budgétaire, c’est–à-dire d’une plus grande rigueur, ce mot que s’interdit la France. La croissance à crédit, solution de facilité défendue par Paris malgré la crise de l’endettement, n’a aucune chance d’être retenue par un partenaire qui, s’il prône aussi la croissance (mais qui peut être contre ?), met derrière ce mot l’amélioration de la compétitivité des entreprises, le désengagement de l’Etat, le libéralisme, voire l’harmonisation des politiques économiques et fiscales européennes, préalables à une éventuelle mutualisation ultérieure des dettes réclamées par la France. A en croire ses choix intimes, Hollande semble aimer les femmes de caractère, qui lui tiennent tête et le contredisent publiquement. Avec Merkel, il va être servi.

Je participerai, jeudi, au Match des éditorialistes, sur ITélé (12-15-12h30)

Article mis à jour le 27-06-2012

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1 Commentaires pour "La "chancelière de fer" face au "président des bisous" Par Ivan Rioufol"

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David :

28/06/2012 12:53 #1

C'est l'illustration du coq français qui chante les pieds dans la merde.

Hollande, le coq président d'un pays en déroute.
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