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ETATS-UNIS

La liberté, oui, mais pas celle de Pollard ! Daniel Haik

Au cours d’une soirée de gala à la Maison Blanche, Shimon Pérès a reçu la Médaille de la Liberté des mains du Président Obama qui a cependant refusé de relâcher Jonathan Pollard. Beaucoup de paillettes, mais peu de compassion. Le Président de l’État d’Israël Shimon Pérès a eu droit à tous les honneurs dus à son rang et même plus, mercredi soir dernier à la Maison Blanche, lors de la cérémonie solennelle au cours de laquelle Barack Obama lui a remis la médaille de la Liberté. Le président américain, qui aspire par-dessus tout à bénéficier d’un vote juif maximal en novembre prochain, n’a en effet pas ménagé ses efforts pour donner à cette cérémonie un éclat particulier.

La liberté, oui, mais pas celle de Pollard ! Daniel Haik

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Dans son intervention, le président américain a couvert d’éloges son homologue israélien : « Shimon est un bloc et il est impossible de briser son esprit. Il sait que la sécurité de l’État d’Israël ne dépend pas seulement de la force, mais de la justesse de sa cause » a dit Barack Obama qui s’est félicité de l’amitié existant entre les États-Unis et Israël et qui a souligné que Shimon Pérès en avait été l’un des artisans. Dans cet hommage appuyé, le président Obama a vanté les impressionnantes capacités du président israélien à se « connecter » grâce aux réseaux sociaux comme Facebook à la jeunesse du monde entier. Dans sa réponse Shimon Pérès a dit au président américain qu’il l’avait ému en lui accordant cette médaille : « Je l’accepte au nom de l’ensemble du peuple israélien. Cette médaille est la preuve de la grande amitié existant entre nos deux peuples » a dit Shimon Pérès au cours de cette cérémonie à laquelle participait entre autres l’ex-président Bill Clinton, le prix Nobel de la Paix Élie Wiesel, Dalya Rabin et le Prix Nobel israélien de Chimie Dan Che’htman. Cependant pour beaucoup d’Israéliens cette soirée de prestige a eu un goût amer. 
 En effet, deux heures auparavant lors de leur rencontre dans le bureau ovale, le président américain a repoussé la requête de Shimon Pérès de libérer pour des motifs humanitaires Jonathan Pollard. Le président israélien a d’emblée soulevé ce dossier délicat et il a remis à Obama la pétition renfermant 70 000 noms réclamant la libération de Pollard. Mais il s’est heurté à une fin de non-recevoir de la part de son interlocuteur, bien décidé à ne pas laisser l’espion israélo-américain, qui croupit depuis 27 ans dans un pénitencier, lui gâcher cette soirée de gala sur fond d’offensive de séduction auprès de l’électorat juif. Visiblement pour Obama, les paillettes sont nettement prioritaires sur la compassion, et la fermeté s’exprime bien plus souvent sur les faibles et malades tel que Pollard plutôt que sur ceux qui menacent la paix du monde tels que les Iraniens ou les Syriens… Toutefois, même si dans l’entourage du président Pérès et parmi les proches de Jonathan Pollard on n’a pas caché une certaine déception, on continue à espérer qu’avant le mois de novembre, date des présidentielles, Obama accèdera à la demande de nombreux leaders américains, juifs et non juifs, et qu’il libèrera Pollard. Ce pourrait alors être le joker d’Obama dans la campagne électorale. Et il ne pourrait l’utiliser qu’à la dernière minute si cela devait s’avérer nécessaire. 
http://www.hamodia.fr/article.php?id=3331

Article mis à jour le 22-06-2012

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