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Le roi "Bibi" et son énigme, par Alain Frachon

Time le sacre cette semaine "roi d'Israël". Depuis la mi-mai, Benyamin Nétanyahou est l'un des premiers ministres les plus puissants de l'histoire du pays. 63 ans, épaules de costaud, éternel sourire de politicien en campagne, "Bibi" est à la tête d'une majorité aussi confortable que sa ceinture abdominale. Il est l'un des responsables les plus expérimentés d'Israël : il dirige le gouvernement depuis 2009 après avoir occupé ce poste une première fois de 1996 à 1999. D'ores et déjà, il est assuré d'être celui qui a exercé cette fonction le plus longtemps derrière David Ben Gourion, le fondateur de l'Etat. Le "roi Bibi" aimerait bien rester dans l'histoire lui aussi. Mais à quel titre ?

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Le roi "Bibi" et son énigme, par Alain Frachon

Au chapitre de l'intelligence tactique, le chef du Likoud, la droite traditionnelle, est un maître. Il vient de rallier la principale formation d'opposition, Kadima (centre-droit), à la coalition d'ultra-droite religieuse et laïque qui appuie son gouvernement. Il commande une majorité de 94 députés sur 120 à la Knesset, le Parlement israélien. Du jamais-vu ou presque.

Dans un pays où la durée de vie d'un premier ministre dépasse rarement deux ans et où le mode de scrutin favorise l'émiettement des forces politiques, la situation de Benyamin Nétanyahou est exceptionnelle. Sa marge de manoeuvre est unique. Il n'a pas, comme la plupart de ses prédécesseurs, à s'épuiser dans d'interminables parties de pilpoul - discussions théologiques - pour garantir son maintien au pouvoir. Il peut aller "à gauche" avec Kadima ; il peut rester à droite avec ses alliés de 2009. Il a l'Histoire à portée de main.

Il n'a pas eu de mal à convaincre Kadima. En cas d'élections anticipées, les sondages promettaient une débâcle au centre-droit. Le patron de Kadima, Shaul Mofaz, ancien chef d'état-major, devient vice-premier ministre. Il ne demande rien ou presque en échange. Benyamin Nétanyahou, dont le mandat court jusqu'à l'automne 2013, a la voie libre. Mais pour faire quoi ?

La plupart des commentateurs ont évoqué l'Iran. S'alliant Kadima, le chef du gouvernement aurait constitué une majorité d'union nationale pour météo de tempête. Il disposerait de l'appui politique nécessaire à une décision aussi grave que celle d'entreprendre des frappes contre les installations nucléaires iraniennes. Peut-être.

On peut soutenir le contraire. Comme la plupart des chefs militaires et du renseignement israéliens, Shaul Mofaz, juif d'origine iranienne, n'est pas du tout enthousiaste à l'idée d'entraîner le pays dans une aventure aux résultats aussi peu garantis. Sous la pression conjuguée des menaces du gouvernement Nétanyahou et des sanctions économiques occidentales, Téhéran a repris le chemin de la négociation. Personne ne veut exclure un compromis intelligent.

Reste la deuxième "grande décision" possible : la paix avec les Palestiniens. Déjà appuyé par Kadima, "Bibi" disposerait aussi de l'appui des travaillistes, donc d'une majorité, s'il voulait aller dans ce sens. Il est sans doute aujourd'hui le seul homme politique israélien à bénéficier d'autant de crédit personnel et de capital politique. Tout ne dépend pas que de lui. Les Palestiniens auraient un bon bout de chemin à faire : ils sont en pleine négociation interne pour présenter un front uni.

Benyamin Nétanyahou a dit une fois - une fois seulement - qu'il était partisan de la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël. Mais il s'est toujours attaché à prouver le contraire. Il a développé les implantations israéliennes en Cisjordanie. Il a agrandi celles qui existaient déjà, il a légalisé les implantations dites "sauvages", celles des colons les plus extrémistes. Il a fait la part belle dans son équipe aux représentants du groupe de pression des implantations. Israël exerce aujourd'hui sa tutelle sur 62 % du territoire de la Cisjordanie, et le premier ministre n'entend pas s'arrêter là.

Il y a un paradoxe Nétanyahou. Elevé aux Etats-Unis, brillant diplômé du Massachusetts Institute of Technology, archi libéral en économie, il cultive volontiers un côté "américain", moderne, efficace. Mais sous le costume en alpaga de bonne coupe se cache un homme profondément marqué par son milieu d'origine. Pour comprendre le fils, il faut aller au père ; il faut en revenir à ce personnage adulé et admiré mort ce 30 avril à l'âge de 102 ans.

Historien de l'Espagne de l'Inquisition, Benzion Nétanyahou fut l'un des collaborateurs d'une des personnalités les plus hautes en couleurs de l'épopée sioniste moderne, Vladimir Jabotinsky (1880-1940). Né à Odessa, polyglotte d'immense culture, traducteur de Dante, "Jabo" créa le courant minoritaire - dit "révisionniste" à l'époque - dans le mouvement national juif.

Celui-ci était dominé par son aile socialiste qu'incarnait David Ben Gourion. Le premier chef du gouvernement d'Israël prônait un accommodement territorial avec les Arabes. Les révisionnistes le refusaient. Le Likoud, la formation de Benyamin Nétanyahou, est l'héritier de ce courant.

Il y avait chez Ben Gourion, à la fois visionnaire et réaliste, une manière d'optimisme historique : le sionisme allait tordre le cou à ce noeud de préjugés racistes qu'est l'antisémitisme. Rien de cela chez les "révisionnistes" pour qui l'antisémitisme, comme le disait Jabotinsky, est "une perversion congénitale de la nature humaine".

L'entretien que Benyamin Nétanyahou accorde cette semaine à Time est empreint d'un pessimisme historique typiquement "révisionniste" : scepticisme sur l'évolution du monde arabe, conviction de la permanence de l'antisémitisme et de l'hostilité à Israël. "On a pu penser que l'antisémitisme ne survivrait pas à l'Holocauste, dit-il, mais il est là depuis des millénaires..." Il s'insurge quand on le soupçonne de n'avoir pris aucune initiative pour la paix avec les Palestiniens par désir de ne pas contrer son père du vivant de celui-ci : "psychologie de bazar", lance-t-il. Le voilà libre de le prouver, et, pour un an et demi au moins, libre de toute contrainte politique, libre de manifester qu'il est vraiment partisan de la solution dite des deux Etats.

Que va faire le "roi Bibi" de sa liberté ?

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/24/le-roi-bibi-et-son-enigme_1706855_3232.html

Article mis à jour le 25-05-2012

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9 Commentaires pour "Le roi "Bibi" et son énigme, par Alain Frachon"

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Charles DALGER :

25/05/2012 16:20 #1

Si Benyamine NATANYAHOU veut honorer la mémoire de son père, il n'a pas le choix. Il doit réaliser l'idéal de l'aventure sioniste.

C'est à dire, après avoir démontré aux abrutis du monde entier qui ne connaissent pas l'histoire, aux antijuifs du monde entier qui refusent de le voir et surtout à la lie gauchiste du pays qui refuse l'idée, Benyamine NATANYAHOU doit être le premier ministre d'Israël qui déclarera la souveraineté définitive sur le coeur biblique d'Erets Israël, les provinces de Samarie et de Judée, libérées en 1967.

Tout le reste est strictement sans importance.
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Nussbaum :

26/05/2012 10:47 #2

Bibi n'a désormais plus aucune raison de tergiverser. Il doit choisir entre la poursuite d'une utopie nationaliste et une appréhension réaliste de la situation :
- La première voie, c'est la pérennisation de la guerre, la lourde charge d'administrer et de contrôler une population arabe hostile et le désamour grandissant de l'opinion internationale.
- L'autre voie est celle de la realpolitik. Elle consiste à se débarrasser sur un éventuel état palestinien du poids de la population arabe palestinienne, à se concentrer sur le noyau sain de l'état d'Israël, à rationaliser ses moyens de défense et à regagner l'estime de l'opinion mondiale.
Quelques km² de plus ou de moins sont un enjeu dérisoire. Ce qui est sacré, ce n'est pas la terre, c'est la thora et tout le capital culturel du judaïsme.
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Charles DALGER :

28/05/2012 23:44 #3

Tout à fait d'accord ! Les quelques km2 sont vraiment dérisoires !

- Dérisoires pour les Juifs, dont ils ne constituent au fond, que le coeur biblique de la terre d'Israël, mais bon, la Torah, c'est vieux, les plus de 300 serments de l'auteur de la Torah qui attribue cette terre aux Juifs, c'est un mythe.

- Dérisoires aussi pour les nazislamistes, par rapport aux vingt trois millions de km2 qu'ils occupent de force, autour d'Israël.

Mais Monsieur NUSSBAUM, avant de rêver tout éveillé à l'état dépotoir où seraient parqués les occupants arabes, pouvez vous me convaincre, et accessoirement convaincre d'autres personnes saines d'esprit , en répondant à la question suivante :

- ils voulaient quoi au juste les nazislamistes en 1967 ?
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Nussbaum :

29/05/2012 12:14 #4

Monsieur Charles Dalger, avant de monter sur vos grands chevaux, commencez donc par répondre aux questions qu'on vous pose : Que comptez-vous faire des millions de palestiniens hostiles à qui vous refusez de vivre dans un pays à eux ? Voulez-vous leur refuser les droits civiques et les traiter en dhimmis ? ou comptez-vous leur accorder la citoyenneté israélienne et attendre sagement qu'ils deviennent majoritaires ? ou croyez-vous pouvoir les chasser purement et simplement ?

Pendant 2000 ans le peuple juif a été privé de la Judée et de la Samarie. A-t-il pour autant perdu sa judéité ? Avons-nous cessé d'être juifs ? N'est-ce pas le plus grand des miracles que d'avoir à nouveau notre pays ànous, même tronqué, grâce à un visionnaire comme Herzl et grâce à quelques dizaines de milliers de pionniers qui fondèrent le yishouv ?

La paix et la sécurité ne valent-elles pas quelques arpents de terre ? La thora est-elle un acte notarié opposable aux autres peuples ? Ces arabes qui vivent là depuis des siècles n'ont-ils pas, eux aussi, quelques droits à faire valoir ? Votre fanatisme vous a-t-il fait oublier les traditions d'humanisme qui font la fierté de notre peuple ?

Vous avez le droit d'avoir vos idées et moi d'avoir les miennes. Mais votre agressivité à mon égard ne cache que votre gène à aborder les questions qui fâchent.
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Charles DALGER :

02/06/2012 23:35 #5

Monsieur NUSSBAUM, avant de me traiter de "fanatique", commencez vous aussi à répondre aux questions élémentaires :

- Que voulaient les arabes en mai 1967 ?

- La présence d'une petite population arabe attirée sur la terre d'Israël par l'activité des Juifs qui y revenaient, fait elle pour autant un peuple doté de droits territoriaux, de cette population, qui a énormément proliféré ?

- Pourquoi vous obstinez vous à croire que les arabes cesseraient leurs agressions contre Israël, si les Juifs avaient la faiblesse de leur donner la Samarie et la Judée.

Donc monsieur NUSSBAUM, merci de répondre à ces trois questions.
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Nussbaum :

03/06/2012 08:50 #6

Monsieur Dalger, pendant que vous invoquez des justifications (plus ou moins spécieuses d'ailleurs) à une situation devenue intenable et indéfendable, je pose, moi, des questions sur l'avenir.

Où voulez-vous en venir ? Comment voyez-vous la sortie de ce nid de guèpes ?

Vous me faites penser à ce piéton qui s'engage sur un passage piétons alors qu'un camion arrive à toute vitesse en grillant le feu rouge. Il va se faire écraser tout en proclamant : "le feu est rouge, il est dans son tort !".
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Charles DALGER :

03/06/2012 14:10 #7

Votre image du piéton et du camion grillant le feu rouge, est excellente.

Sauf qu'elle est inadéquate par rapport à la situation.

En effet, selon ce raisonnement, les Juifs n'auraient pas fait renaître Israël. Il était impensable et suicidaire, que le yishouv de 1948 envisageât de résister à la coalition de tous les pays arabes alentour. La logique aurait dû conduire les responsables de l'Agence Juive à capituler devant la coalition arabe, pour éviter l'extermination de la population juive. Vous connaissez l'histoire de cette renaissance, nous ne reviendrons donc pas dessus.

D'une manière plus générale, cette discussion révèle une différence fondamentale irréductible, entre :

- d'une part ceux qui croient que la renaissance d'Israël n'est que le fait des Juifs, accessoirement aidés par la chance que leur a accordée la Providence,

- et d'autre part, ceux qui sont convaincus qu'Israël n'a de raison d'exister, que parce que c'est la Volonté Divine, à laquelle se plient les fidèles de notre peuple. Pour ceux là, Israël n'est pas le refuge des Juifs. C'est encore moins, une conséquence, ou une revanche, sur la Shoah. Israël n'est pas la seule démocratie du Proche-Orient, dont nous devons être fiers. Ce n'est pas un pays dynamique, prospère, créatif, généreux, moral et fort. Bien sûr, tout cela compte, tout cela est important. Mais ce n'est pas l'essentiel. L'essentiel, c'est que nous assistons de notre vivant, au miracle du "kibbouts galouyote", le rassemblement des exilés.

Si la différence est irréductible, il est toujours possible de revenir à l'essentiel.

A moins d'être aveugle et de mauvaise foi, il est impossible de ne pas percevoir l'intervention de la Providence, depuis le retour des Juifs sur leur terre, pour redevenir des Hébreux. Quelque ait été la vaillance des habitants et des combattants, quelque ait été le génie des stratèges de l'armée de défense d'Israël, leurs victoires dépassent toutes les probabilités vraisemblables de succès. En 1967, je venais d'avoir vingt ans. Mais depuis mon enfance, il était évident pour moi que le Jourdain devait être la frontière d'Israël. Je n'ai pas eu le temps de participer à la concrétisation de ce miracle. Est-ce une raison pour le refuser ? Le Ciel a mis dans les mains de notre peuple, le cœur de sa terre. Et nous, nous ferions l'affront au Ciel de refuser ce don merveilleux ? Nous conduirions nous d'une manière beaucoup plus abjecte que la génération des "explorateurs" ? Elle erra quarante ans dans le désert, pour avoir seulement douter de sa capacité à vaincre les occupants, avec l'aide du Ciel.

Monsieur NUSSBAUM, selon la pensée "politiquement correcte" qui ravage le monde occidentale depuis mai 1968, depuis que tous les dégénérés de la terre se morfondent et exigent de tous les occidentaux qu'ils ne cessent d'expier le "crime de la colonisation", il n'existe pas de réponse "politiquement correcte", à votre question : - "que devons nous faire des occupants arabes polluant Israël". Pourtant, Notre Loi nous donne la réponse en quelques mots. Mais tout le Séfer Débarim traite de cela. C'est étrange que beaucoup de "harédim" ignorent cette solution, pourtant claire et concrète, eux qui ont des explications tirées par les cheveux, sur quantité de choses simples.

Donc monsieur NUSSBAUM, j'ai l'honnêteté de vous répondre que je n'ai pas de réponse "politiquement correcte", à votre question "que faire des arabes". Cependant, ayant dû fuir l'Algérie, plus par crainte du fanatisme musulman, que de l'indépendance politique, j'ai quelques idées sur la question. Par exemple, l'autonomie administrative des arabes est envisageable, pour tout ce qui concerne le droit civil. Par contre, il ne faut pas parler d'indépendance politique. La bonne solution consiste à inciter les arabes à quitter Israël, par tous les moyens. C'est-à-dire, des incitations financières, jusqu'aux pressions, comme eux en font, contre les populations non musulmanes, là où ils sont majoritaires. Accessoirement, la fuite de plus d'un million de Juifs des pays arabes, n'a dérangé personne. De nos jours, nous assistons au départ massif des chrétiens de ces mêmes pays, dans l'indifférence générale. Alors, ce que penseraient les restes du monde, du départ des arabes d'Israël, pour rester poli, nous n'en n'avons que faire. C'est bien pour nous, c'est conforme à Notre Loi, donc ne vous en déplaise, c'est bien.

Si vous trouvez ma réponse fascisante, j'ai donc l'honneur et la fierté d'être un "fasciste d'aujourd'hui". Toutefois, inutile de vous préciser tout le mépris et tout le profond dégoût que j'ai, contre tous ceux qui me qualifieraient ainsi. Baroukh Hachem, nous sommes très nombreux à penser comme moi.
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Nussbaum :

03/06/2012 17:13 #8

A vous lire, Monsieur Dalger, Herzl doit se retourner dans sa tombe, de même que tous ceux grâce à qui son rêve est devenu réalité.

Ceux qui ont fait Israël l'ont fait avec leur idéalisme, leur sueur et leurs larmes. Ils n'ont pas attendu une intervention divine pour celà. Ils ont rendu à notre peuple sa fierté et sa terre et ils ont construit un pays démocratique auquel ils ont insufflé l'humanisme qui caractérise la culture juive.

Je n'aime pas que ceux qui sont venus plus tard cueillir les fruits des efforts et des réalisations de ces pionniers viennent ensuite se pavaner avec arrogance et sombrer dans l'impérialisme le plus rétrograde.

Les "solutions" que vous esquissez dans votre conclusion sont d'une outrecuidante naïveté. Cette naïveté dont vous faites preuve excuse en partie l'outrecuidance de vos propos, mais elle me convainc qu'il est inutile de vouloir poursuivre avec vous un dialogue rationnel.

Sachez donc que quoi que vous fassiez ou disiez, j'arrête ici ce dialogue de sourds et n'interviendrai plus dans ce débat dénué de sens.

Shalom et portez-vous bien.
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Charles DALGER :

04/06/2012 13:34 #9

A vous lire monsieur NUSSBAUM, c'est non seulement HERZL, mais aussi JABOTINSKY, Yéhoshouâ Bin Noun, et surtout Moché Rabénou, et nos patriarches Abraham, Yitshak et Yaâkob, qui doivent pleurer là où ils sont !

Les solutions que j'esquisse, ne sont ni outrecuidantes, ni naïves. Elles finiront par s'imposer naturellement parce qu'il n'y en n'a pas d'autres, tant que les musulmans revendiqueront la moindre parcelle d'Erets Israël.

Dans cette discussion, vous n'avez pas répondu à mes questions. Mieux, vous tombez le masque et vous avouez que vous n'aimez pas les Juifs restés planqués en exil. Bien sûr vos sentiments vous appartiennent. Ce faisant, vous donnez raison à la boutade de mon ami Manu, qui a servi dans Tsahal : - Israël d'aujourd'hui, c'est un bon pays pour les Israéliens, pas pour les Juifs.

La Torah est formelle sur ce point. Si Israël n'est pas le pays juif pour tous les Juifs, Israël cesse d'exister. Aujourd'hui, le seul courant politique qui veut faire d'Israël un pays juif, c'est le courant Manhigout Yéhoudit (Leadership Juif) de Moché FEIGLIN, au sein du Likoud. De ce fait, il est devenu la bête noire justement de Bibi NATANYAHOU qui préfère des tordus, j'ose l'écrire, comme Ehoud BARAK.

Cela dit monsieur NUSSBAUM, je conclue comme vous. La véhémence de mes propos n'est pas, hass vé shalom, contre votre personne, mais contre le courant d'idées que vous soutenez. Donc, cordial kol touv.
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