« Deux États (nations) pour deux peuples ? »
Article mis à jour le 21-02-2012
Le slogan « Deux États pour deux peuples » s’est imposé ces dernières années, au point de devenir une sorte de mantra que l’on répète inlassablement, comme s’il s’agissait d’une formule magique pour amener la paix au Moyen-Orient… Les événements récents – du « Printemps arabe » à l’hiver islamiste en Egypte, en Tunisie ou en Syrie – montrent pourtant que la réalité de cette région du monde est très fluctuante, et beaucoup plus complexe que les slogans simplistes. Non seulement les concessions unilatérales israéliennes, depuis les accords d’Oslo signés il y a bientôt 20 ans, n’ont pas amené la paix dans la région, mais elles ont renforcé le camp le plus extrémiste au sein de la société arabe palestinienne ; celui du Hamas et du Djihad islamique. Le récent accord entre le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas montre que ces deux organisations partagent aujourd’hui les mêmes objectifs, et que seule leur stratégie pour y parvenir diffère.
Il est en effet de plus en plus clair que les Palestiniens ne sont nullement intéressés à la création d’un État démocratique vivant en paix aux côtés d’Israël, et qu’ils font tout leur possible pour parvenir à l’éradication de l’État juif, tantôt par la guerre et le terrorisme, tantôt par la délégitimation d’Israël et du sionisme sur la scène internationale.
Dans ces circonstances, parler de « deux États-nations », comme l’a fait récemment le Président de la République, relève plus de l’incantation que de l’analyse objective de la situation. On ne peut à la fois proclamer son amitié pour Israël et son attachement à sa sécurité, et se dire favorable à la création d’un nouvel État arabe palestinien à l’Ouest du Jourdain, qui se transformera inévitablement en nouvelle base de terrorisme contre Israël, comme l’est devenue la bande de Gaza depuis le retrait israélien en 2006.
La mise en parallèle de l’État juif, foyer national d’un des peuples les plus anciens au monde, qui a offert à l’humanité un apport inestimable sur le plan culturel, spirituel et intellectuel, et de l’État palestinien, revendiqué par une nation tout récemment apparue (certains diront « inventée »), dont la seule « contribution » majeure à l’humanité est, à ce jour, l’invention du terrorisme international, est insultante pour le peuple Juif. Il est surprenant qu’un ami sincère comme Nicolas Sarkozy ne comprenne pas cela…
L’insistance de la diplomatie française à vouloir à tout prix créer un État palestinien est d’autant plus suspecte qu’elle est totalement muette sur le refus palestinien de négocier directement avec Israël, sur les violations palestiniennes répétées des accords conclus, et sur l’incitation constante à la haine dans les médias officiels de l’Autorité palestinienne, qui qualifient de « martyrs » et glorifient les auteurs de l’odieux attentat d’Itamar. Ce mutisme est d’autant plus inacceptable que l’Autorité palestinienne ne fonctionne que grâce au financement généreux de l’Union européenne.
Le Bureau
- FRANCESOIREE AVEC ERIC RAOULT








