Réponse officielle de Tsahal au rapport Glavany par Marc Ginsburg
Article mis à jour le 29-01-2012
Réponse officielle de l’Unité de Coordination des Activités Gouvernementales dans les Territoires (COGAT) au rapport du député français Jean Galvany intitulé « la Géopolitique de l’Eau. » Le rapport est trop biaisé pour être pris au sérieux. En effet, le document suggère que la nature même de l’Etat d’Israël (et donc de la Résolutionn°181 datant de 1947 de l’Assemblée Générale des Nations Unies) serait raciste : « La ségrégation y est raciale mais comme on n’ose pas le dire, on dira pudiquement « religieuse ». «Pourtant, la revendication d’un état « Juif » ne serait-elle que religieuse ? ».
D’ailleurs, deux membres de la Commission, Messieurs Lionel Lucas et
Renaud Muselier se sont dissociés de la section relative à Israël.
Mais déjà, le mal est fait et la désinformation amorcée. Les mots «
Israël » et « apartheid » apparaîtront associés dans les titres des
journaux de par le monde.
Et malheureusement, certains y croiront.
C’est parce que les documents produits par certaines grandes ONG et
différentes commissions onusiennes sur les Droits de l’Homme fondent
leurs arguments sur les rapports mal-informés et mal-recherchés des uns
et des autres, diffusant ainsi une impression de « vérité commune »,
bien que celle ci ne serait que mensonges, omissions et demi-vérités.
Le rapport Glavany au Parlement français en est le parfait exemple. Il
se fonde sur un document de la Banque Mondialesur l’Eau datant de 2009,
celui-ci ayant été officiellement dénoncé par de nombreuses institutions
gouvernementales Israéliennes pour son contenu inexact, trompeur et
incomplet.
Son rapport nous présente une version populaire des conceptions erronées faites sur l’Eau en Judée et Samarie.
« Les 450 000 colons israéliens installés en Cisjordanie utilisent
autant, voire plus, d’eau que les quelque 2,3 millions de Palestiniens.
Ils sont prioritairement desservis en période de sécheresse. Cette
utilisation s’effectue clairement en violation du droit international
[…] » énonce Glavany. En réalité, la consommation en eau des 340 000 «
colons » (et non pas 450 000) tombe sous attribution israélienne en
accord avec les quantités décidées par les deux parties dans les Accords
d’Oslo de 1995. Ainsi, leur consommation d’eau n’affecte d’aucune
manière les ressources Palestiniennes, car elle n’y prend pas source.
Quand la zone C est concernée [par les projets relatifs à l’eau], après
avoir passé les différentes étapes nécessaires à l’approbation de la JWC
(Comité Commun sur l’Eau), le dernier mot revient à l’administration
civile israélienne. […] Il peut arriver qu’un permis soit accordé par la
JWC (Comité Commun sur l’Eau), et soit ensuite refusé totalement ou
partiellement par l’administration civile israélienne. Les difficultés
éprouvées pour obtenir la moindre autorisation ne sont pas sans lien
avec la multiplication de puits sauvages ou de citernes ». En fait, la
plupart des forages et puits sont réalisés en zones A et B (sous
contrôle complet Palestinien), puisque celles-ci concentrent l’écrasante
majorité de la population Palestinienne. Sur le fait que
l’Administration Civile israélienne bloquerait les projets relatifs à
l’Eau, sur les 102 nouveaux puits et forages approuvés parla JWC (Comité
Commun sur l’Eau), seulement deux n’ont pas obtenus de permis de
l’Administration Civile.
Par ailleurs, il y a de nombreux projets qui ont été approuvés parla
JWCet qui ont reçus des permis de l’Administration Civile ou qui n’en
avaient simplement pas besoin, mais qui ne sont pas encore construits à
ce jour. Il s’agit par exemple des stations d’épuration d’Hébron, Salfit
et Betunia, ainsi que 25 autres puits situés sur les nappes phréatiques
de l’Est.
« Les « puits » forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie
sont systématiquement détruits par l’armée israélienne ». Israël
démantèle les puits qui ont été construits sans consultation ou
approbation dela JWC, après avoir demandé pendant 3 ans à l’Autorité
Palestinienne de traiter ce problème. La construction de puits a des
effets considérables sur le sous-sol et les nappes phréatiques, c’est
pourquoi les experts dela JWC contrôlent les projets. Le forage excessif
de puits peut détruire les nappes souterraines des deux côtés, comme
cela s’est produit à Gaza.
Il y a actuellement plus de 300 puits réalisés sans l’approbation de la JWC en Territoires Palestiniens.
Jusqu’à présent, Glavany n’a en rien contribué au débat international,
en ce sens que tous les points qu’il expose sont paresseusement recopiés
depuis des rapports d’autres ONG.
Sa touche personnelle, à la fin du rapport, est particulièrement risible. Il affirme que :
« Le mur construit permet le contrôle de l’accès aux eaux souterraines
et empêche les prélèvements palestiniens dans la « zone tampon » pour
faciliter l’écoulement vers l’ouest ». A part le fait que la plupart des
nappes phréatiques repose en dessous du territoire Israélien de toute
façon (8 900 kilomètres contre 5 600 kilomètres en Cisjordanie), il n’y a
aucun puits Israélien près du mur de sécurité, que ce soit d’un côté ou
de l’autre.
Mais si seulement M. Glavany avait fait un simple tour dans cette
région, il aurait pu l’attester par lui-même. Peut-être que l’honnêteté
intellectuelle n’était pas suffisamment importante à ses yeux pour
réaliser cet effort.
Il est foncièrement épuisant pour les fonctionnaires du gouvernement
Israélien que de répondre à de telles accusations diffamatoires: le fait
qu’elles soient si faciles à réfuter, non-seulement par la rhétorique
mais par des preuves concrètes, montre que la recherche de la vérité n’a
jamais fait partie de la mission de ces rapporteurs, qui préfèrent
adhérer à la narrative populiste Palestinienne plutôt que de vérifier
leurs faits.
Sources :
Blog de Tsahal en français : www.idf.il/fr
Site officiel de l’Unité de Coordination des Activités Gouvernementales dans les Territoires (en anglais) : http://www.cogat.idf.il/901-9598-en/Cogat.aspx
{CommentNb} Commentaires pour "Réponse officielle de Tsahal au rapport Glavany par Marc Ginsburg"
- FRANCESOIREE AVEC ERIC RAOULT








