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Culture
30 artistes d'Ackermann à Yankel. Peinture, sculpture, dessin, gravure, Véronique Chemla
Article mis à jour le 10-01-2012
La Capitale Galerie présente cette exposition collective éponyme. Parmi les œuvres montrées, deux tableaux du peintre et sculpteur Yankel. Des œuvres qui font éclater la distinction entre figuratif et abstraction. Né en 1920 à Paris, Yankel (Jacques) Kikoïne est le fils de Michel Kikoïne (1892-1968), peintre de la Ruche où il grandit. Après avoir passé quelques années en Afrique comme géologue, il se consacre dès 1950 à la peinture et à la sculpture. Et commence sa collection d’art brut ou primitif offerte au musée de Noyers-sur-Serein. C’est ce côté naïf ou enfantin qu’il apprécie chez Philibert-Charrin.
Yankel évolue vite du figuratif vers l’abstraction, même si des œuvres échappent à cette classification : certaines formes peuvent être interprétées comme des fleurs ou des silhouettes.
En 1955, le prix Neumann lui est décerné, avec Réginald Pollack.
Lorsqu’éclate la guerre des Six jours (juin 1967), ce « Juif à mille pour cent » va en Israël. Arrivé le dernier jour du conflit, il reste dans un kibboutz.
En 1968, il est « nommé par les étudiants, et non l’administration » des Beaux-arts, me confiait-il avec fierté en 2003. Ce conteur enseigne aux Beaux-arts jusqu’en 1985. L’un de ses collègues est alors Olivier Debré, dont l’un des tableaux exposés en 2003, à la Capitale Galerie, est celui acquis par Yankel.
En 1978, il contribue à la création des décors de la pièce de théâtre Othello de Shakespeare dans la mise en scène de Georges Wilson.
Depuis la charnière des XXe et XXIe siècles, cet artiste mêle peintures (zébrures, tâches vermillon ou azur) et collages de ses écrits ou d’objets divers récupérés.
En 2002, le musée municipal de Noyers-sur-Serein a présenté « Yankel Kikoïne, 52 ans de peinture ». Géologue, peintre et sculpteur, Yankel a présenté 105 œuvres « d’art marginal - de l’art nègre au style Dubuffet via le XVIIIe siècle français » - qu’il a données au musée de Noyers et 20 de ses huiles (1970-1980), mêlant collages et zébrures. La peinture de cet engagé dans « l’Armée des travailleurs étrangers » est « pleine de joie, de sensualité, de sensibilité exquise ».
En 2003, à la Capitale Galerie rend hommage à quatre peintres nés le même jour, le 14 avril 1920, et aux itinéraires divers : Debré, Philibert-Charrin, Quilici et Yankel. Cet alerte octogénaire récupèrait tout et bientôt les puces des ordinateurs...
En 2004, à la galerie Yoshii, Yankel (Jacques) Kikoïne a construit son exposition « D’images et d’écrits » autour d’une grande œuvre « Le Golem ». Il y a présenté une installation, 23 techniques mixtes, une sculpture et des objets sous verre ou plastique. Ce fils de Michel Kikoïne s’est souvenu de son enfance (« Autour de la Ruche »). Il a aussi zébré, peint des formes rouges ou bleues et collé ses écrits ou des choses récupérées.
« Pis que peindre », par Yankel. Ed. Le Musée Egoïste-Chimères
Jusqu’au 28 janvier 2012
18, rue du Roule. 75001 PARISTél. : 01 42 21 19 31
Du lundi au samedi de 11 h à 13h et de 14 h à 19 h 30
http://www.veroniquechemla.info/2012/01/30-artistes-dackermann-yankel-peinture.html
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