Economie

Inégalité des revenus : l’OCDE donne une mauvaise note à Israël

Article mis à jour le 07-12-2011
Inégalité des revenus : l’OCDE donne une mauvaise note à Israël

Selon un nouveau rapport que publie ce matin l’OCDE à Paris, Israël se trouve toujours en bas du classement international pour ses inégalités de revenus. Le rapport intitulé “Toujours plus d’inégalité: pourquoi les écarts de revenus se creusent” constate que dans la zone OCDE, le revenu moyen des 10 % les plus riches représente aujourd’hui environ neuf fois celui des 10% les plus pauvres. En Israël, l’écart de revenus entre les plus pauvres et les plus riches est de 1 à 14. 

Pas de croissance solidaire

Le rapport constate que l’écart de revenus s’est creusé aussi dans des pays de tradition égalitaire comme l’Allemagne, le Danemark et la Suède, passant de 5 à 1 dans les années 80 à 6 à 1 aujourd’hui. Il est de 10 à 1 en Corée, en Italie, au Japon et au Royaume-Uni, et toujours élevé de 14 à 1 aux États-Unis, en Israël et en Turquie. Au Chili et au Mexique, les revenus des plus riches restent 25 fois supérieurs à ceux des plus pauvres – record de la zone OCDE –, mais ils ont fini par entamer un recul.



« Le fossé qui sépare les riches des pauvres dans les pays de l’OCDE est au plus haut depuis plus de 30 ans, et les gouvernements doivent agir sans délai pour combattre les inégalités » conclut ce nouveau rapport de l’OCDE. Lors du lancement du rapport à Paris, Angel Gurría, Secrétaire général de l’OCDE, a déclaré : « Le contrat social commence à se lézarder dans de nombreux pays. Cette étude balaie l’hypothèse qui voudrait que les bienfaits de la croissance économique se répercutent automatiquement sur les catégories défavorisées et qu’un surcroît d’inégalité stimule la mobilité sociale. Sans stratégie exhaustive de croissance solidaire, le creusement des inégalités se poursuivra ».

Fiscalité et protection sociale en baisse

Les dispositifs fiscaux et de protection sociale jouent un rôle majeur d’atténuation face aux inégalités nées du marché, mais, dans maints pays, ils ont perdu de leur pouvoir redistributif depuis le milieu des années 90. En Israël, c’est principalement du côté des prestations sociales qu’il faut en chercher la raison: leur baisse, le resserrement des critères d’octroi afin de contenir les dépenses de protection sociale, l’incapacité à aligner la croissance des revenus les plus faibles sur la tendance générale grâce aux transferts ont été autant de facteurs de dégradation des résultats obtenus.

L’OCDE souligne un autre facteur d’inégalités qui a joué un grand rôle en Israël: la baisse des taux d’imposition maximal pour les personnes à revenu élevé. Selon M. Gurría, « Le niveau élevé et la progression des inégalités n’ont rien d’inéluctable », et d’ajouter « notre rapport montre clairement que l’amélioration de la qualification de la main-d’œuvre est de loin l’instrument le plus puissant pour contrer cette progression. Les investissements dans les individus doivent débuter dès la prime enfance et se poursuivre tout au long de la scolarité et de la vie active ».

Jacques Bendelac (Jérusalem)

http://www.israelvalley.com/

{CommentNb} Commentaires pour "Inégalité des revenus : l’OCDE donne une mauvaise note à Israël"

Ajouter un nouveau message pour cet article

Security code

Balises XHTML autorisées : -

toutes les chroniques de l'UPJF
Découvrez notre dossier immobilier en Israel
Découvrez notre dossier les juifs de Diaspora et Israel
Découvrez notre dossier nos galeries photos
L'histoire d'Israel depuis 1948 à nos jours
Programmes immobiliers neufs pour investissement locatif