11 septembre: pourquoi il faut réhabiliter Bush, par Yvan Rioufol
Article mis à jour le 08-09-2011
Dix ans après le 11 septembre 2001, l'histoire est en train de donner raison à George W. Bush, toujours accablé par l'unanimisme médiatique pour avoir choisi de résister par la force à al-Qaida et à l'islamisme totalitaire, en guerre contre les démocraties et les musulmans les plus ouverts aux libertés. Il suffit de relire les titres apocalyptiques des médias antibushistes d'alors (par exemple, ce numéro de Marianne du 7 avril 2003 : "Comment la guerre de Bush est en train de mettre le feu au monde entier ; l'islamisme submerge le monde musulman; la jeunesse guettée par les tentations extrémistes, etc") pour mesurer les erreurs d'appréciation de la pensée moutonnière, qui ira jusqu'à assimiler le président américain à Hitler. Le Printemps arabe, porté par une aspiration démocratique et pro-occidentale de jeunes tunisiens, égyptiens, libyens, est le résultat auquel les néoconservateurs américains aspiraient quand ils disaient vouloir aider à démocratiser le monde musulman en le libérant de ses tyrans. L'opération irakienne de 2003 a été contestable, mal menée, meurtrière. Cependant elle a dévoilé le visage odieux d'un djihad s'en prenant aux musulmans eux-mêmes. N'en déplaise aux perroquets, l'Irak a été le point de départ de cette révolution des mentalités auprès d'une jeunesse arabe parfois plus proche du rock n'roll que du Coran.
Au lendemain de l'effondrement des Tours jumelles de New York, Ben Laden avait été applaudi dans des cités françaises. Dix ans plus tard, le terroriste fondamentaliste a été tué. C'est le nom de Nicolas Sarkozy qui
est salué en Libye. Le changement politique est considérable. La France
n'a pas commis là-bas les erreurs des Etats-Unis en Irak. Mais le
résultat est identique : un despote, Kadhafi, est tombé par la
force brutale d'une coalition militaire occidentale, au nom des Droits
de l'homme portés par l'Europe. La guerre contre le totalitarisme, quand
elle est menée par un idéal démocratique, est autrement plus efficace
que la politique de l'apaisement prônée par le néo-munichois, toujours
prêts à se soumettre et à transiger. Reste que l'idéologie islamiste n'a
pas disparu pour autant, ni en Egypte, ni en Tunisie ou ailleurs.
Aussi, l'erreur serait de se laisser gagner par un excès de naïveté
laissant croire à l'autodissolution de l'islamisme dans la démocratie.
Ceux, nombreux, qui défendent aujourd'hui cette thèse sont les mêmes qui
contestaient la résistance de Bush à "l'islamo-fascisme'. Une
démocratie peut vivre avec Allah, à la condition de se libérer de ses multiples interdits. Rien n'est encore gagné.
NB
: Le Mouvement pour la paix et contre le terrorisme organisera, le
dimanche 11 septembre à Paris, une manifestation en mémoire du dixième
anniversaire : rendez-vous à 10 heures au Jardin du Luxembourg, au pied
de la petite réplique de la Statue de la Liberté. Un concert s'y
déroulera en hommage à toutes les victimes du terrorisme. Ensuite, une
marche symbolique rue Soufflot conduira, avec les portraits des
victimes, devant le Panthéon pour un rassemblement.
Je participerai, jeudi, à un débat sur ITélé (12h15-12h30)
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- FRANCESOIREE AVEC ERIC RAOULT








